VIOLENCE – Apprendre à s’en protéger dans le cadre professionnel
26,00 €
Auteur : Ken OESTERREICH
Année : 2022
Collection : PratiqueDescription :
Les comportements agressifs et violents envers les secouristes ne sont pas un phénomène médiatique, mais une triste réalité. L’auteur illustre ici ce qui provoque ces attitudes perturbatrices et propose des conseils concrets pour la prévention et la gestion des situations de menace concrètes. L’objectif est d’élargir sa propre capacité d’action pour gérer une situation de stress et de conflit potentiellement violent. Des exemples pratiques sont présentés pour amener le lecteur à reconnaître à temps les situations critiques et ainsi éviter les comportements contre-productifs.
Le Dr Ken Oesterreich est formateur indépendant et coach pour la gestion de situations critiques dans des cadres urbains, sociaux et préhospitaliers. Il est également l’auteur de chapitres de manuels et d’articles spécialisés dans des ouvrages de référence de médecine d’urgence sur le thème de la violence envers les secouristes.
ISBN : 978-2-491494-80-3
Louis Ferdinand Céline, Samuel Beckett. Un abécédaire d’agonie.
19,80 €
Auteur : Yoan LOISEL
Année : 2022
Collection : LittératureDescription :
Pour dire vite : l’un en rajoute où l’autre efface.— Je ne vois toujours pas le rapport.
— Le rapport ? C’est la littérature.
« Cet abécédaire les rassemble autant qu’il établit leur distance symétrique. Il emprunte ainsi certaines circonvolutions qui, au-delà du portrait l’un dans l’autre, révèlent une substance rémanente. Celle de notre littérature en ses ambitions et ses limites, poussées des tumultes d’un xxe siècle n’en finissant pas de finir. »ISBN : 978-2-491494-79-7
NÉ JUIF : LE PRIX DE LA COUPURE – Lecture freudienne de l’indicible
29,90 €
Auteur : Robert Samacher
Année : 2023
Collection : École freudienneDescription :
À quoi s’expose un sujet lorsqu’il est né juif ? De quelle faute, de quel crime son peuple honni et persécuté à travers les siècles s’est-il rendu coupable pour provoquer une telle haine, une telle vindicte qui menèrent à la Shoah ? Quelle responsabilité incombe au sujet, héritier de cette histoire et de cette mémoire ? Fort de son expérience personnelle, Robert Samacher s’engage dans une enquête pluridisciplinaire sur les fondements de l’identité juive, afin de cerner cet insaisissable, cet indicible qui la constitue. Il approfondit l’enquête menée par Freud dans Totem et Tabou puis dans L’Homme Moïse et la religion monothéiste, montrant l’importance de la Loi pour les Juifs et valorisant la figure du Père.
L’auteur examine les ingrédients qui composent l’antijudaïsme puis l’antisémitisme, en scandant les moments de rupture, tant historique qu’épistémologique, que constituent l’appel de saint Paul, les harangues de Luther, les théories raciales, l’arrivée au pouvoir de Hitler. À travers les discriminations, les persécutions et le génocide, il s’agit toujours d’éliminer ce reste inassimilable qui confronte l’homme à l’altérité et à l’insupportable de sa propre castration.
De nos jours, par le biais des réseaux sociaux, rumeurs et fake news connaissent des diffusions incontrôlables. Antisionisme musulman et négationnisme se combinent aux délires complotistes pour mettre à mal tout rapport à la vérité ; de nouveaux dictateurs poursuivent leurs guerres, s’appuyant sur la peur des populations et les méfaits de la propagande. Quand le Père symbolique n’est pas reconnu ni accepté, le Père de la « horde primitive », sans foi ni loi, fait son grand retour. L’appel à la responsabilité du sujet, troquant ses préjugés et ses certitudes morales pour le champ de l’éthique délestée des impératifs du Surmoi, n’en devient que plus indispensable.
Robert Samacher a exercé comme psychologue de secteur psychiatrique (Maison-Blanche) et a enseigné comme Maître de conférences à l’Université de Paris 7 (Denis-Diderot). Psychanalyste, élève de Solange Faladé, il est actuellement le Directeur de l’École Freudienne qu’elle a fondée en 1983 suite à la dissolution de l’École freudienne de Paris.
ISBN : 978-2491494-96-4
FIGURES DE L’EXCLUSION
22,00 €
Auteur : Sous la direction de Houria ABDELOUAHED
Année : 2019
Collection : PsychologieDescription :
Le psychologue clinicien rencontre un réel défi face aux patients touchés par l’exclusion et la précarité. Celles-ci touchent à plusieurs sphères : économique, politique, sociale, juridique et psychopathologique. Le travail dit »de terrain » montre que les exclus ne constituent pas une catégorie homogène. Si l’homogénéité est une fiction ou une généralisation réductrice des singularités, il n’en demeure pas moins que le discours normatif les inclut dans le fait même de les exclure.
La fracture du lien social rappelle douloureusement la définition même de l’exclusion : « Interdire l’accès en fermant pour ainsi dire; retrancher, renvoyer quelqu’un d’un corps, d’une assemblée, mettre hors, ôter l’accès, le droit de, empêcher» (Le Littré). Justement M. Foucault a parlé de cette volonté d’empêcher l’accès à …, de mettre hors de …- va de pair avec « les dispositifs de normalisation ». Ceux-ci ont pour effet de marginaliser des parties de la société et de les précariser. À tel point que ces trois notions (exclusion, précarité, marginalisation) restent intimement liées.
On parle de plus en plus de la fracture du lien, de la béance des dissociations et des fragmentations de la dynamique sociale, de l’adversité socio-économique qui accroit le malaise non seulement de l’individu mais des secteurs sociaux et sanitaires qui se trouvent menacés dans l’exercice de leurs missions de soins et la nécessité pour le système social de donner les moyens aux sujets afin que la rupture ne soit pas irréversible. Dans le champ de la clinique, on réfléchit sur le préjudice, le trauma et l’effet de l’exclusion sur la subjectivité du sujet, son narcissisme et son économie libidinale (sentiment de honte, solitude, perte de repères…). Toutes ces préoccupations deviennent l’inassimilable, le « hors-lieu » dans une société (ou des sociétés) régie par un discours politiquement normatif de plus en plus dominant à l’ère de la mondialisation.
Ainsi, le clinicien exerce sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonistiques, dépression, etc. On peut se demander comment le clinicien peut-il travailler correctement lorsque le manque à avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le réel confronte à la blessure narcissique, lorsque le sujet arrive en consultation ou à sa séance avec la béance d’une demande ?
Houria ABDELOUAHED est psychanalyste, Maître de Conférences et Directeur de Recherche à l’Université Paris Diderot – Paris 7, membre du CRPMS (Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société) et auteure de nombreuses publications au sujet de la place de la femme dans la société traditionnelle et contemporaine.
ISBN : 979-10-90590-73-1
BILINGUISME ET INTELLIGENCE – don de soi – perte de soi
20,00 €
Auteur : Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA
Avec la participation de : M. WOLF-FÉDIDA, H. FU, N. PLET, C. DE LUCA BERNIER, W. NASSOUR, M. TALBI, P. McCARTHY, J. VU TONG, P. FÉDIDA, G. CHARBONNEAU, V. LINA
Année : 2017
Collection : LangageDescription :
L’intelligence suscite diversement la curiosité, l’admiration ou l’envie. La pratique de plusieurs langues connaît un peu la même appréciation variant entre l’engouement et le rejet. En parlant de l’intelligence et du bilinguisme, ou du plurilinguisme, tous croient savoir de quoi il s’agit. Mais à y réfléchir d’un peu plus près, cela devient moins clair.
Chacun a une certaine idée sur la chose mais l’objet se dérobe facilement quand il faut le définir. On risque ainsi de faire appel à l’ évaluation: « Il n’y a qu’à passer un test ! » Pourtant que connaît-on de plus à l’intelligence et à la cohabitation de langues, une fois un résultat chiffré obtenu ?
L’effet du renseignement chiffré risque de produire une impression d’information tautologique voire paradoxale. Si l’on ressent le besoin d’évaluer l’intelligence ou la capacité à pratiquer des langues, c’est que l’on a déjà une idée sur le rôle que cela pourrait jouer pour une personne et expliquer sa réussite ou le contraire.
L’équipe de chercheurs composée de psychologues cliniciens, psychothérapeutes / psychanalystes et psychiatres plurilingues fait ici part de son expérience sur le terrain clinique avec les patients ou les élèves pour expliquer comment ils vivent leur intelligence ou leur bilinguisme/plurilinguisme. Le cadre d’observation se situe donc dans le soin. Cela ne voudra pas dire que ces phénomènes sont à soigner de manière générale, mais qu’ils peuvent donner des renseignements précieux sur les caractéristiques de la souffrance psychique chez une personne. Ces champs d’investigations volontairement inattendus rendent compte d’une autre manière comment l’intelligence ou la capacité pour les langues est vécue par une personne et éclairent ceux qui en sont directement concernés. Cette équipe a investi la recherche sur le bilinguisme depuis plusieurs années. Suite à la demande récurrente « quel est le rapport entre le bilinguisme et l’intelligence ? », cet ouvrage propose de répondre à cette question et d’ouvrir à une réactualisation de la conception de l’intelligence.
Mareike WOLF-FEDIDA, professeur des universités, Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société (CRPMS, E.A 3522), Université Paris Diderot – Paris 7, Sorbonne Paris Cité, a créé l’équipe de recherche sur la phénoménologie du langage et le bilinguisme vécu comme une application de la psychopathologie fondamentale, réunissant la phénoménologie et la psychanalyse, et ouvrant à d’autres disciplines.
ISBN : 979-10-90590-61-8
P. FÉDIDA : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 6 – 1986-1990
29,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2021
Collection : PsychanalyseDescription :
La période entre 1986 et 1990 est particulièrement féconde car elle définit les bases permettant aux psychanalystes d’envisager une collaboration avec d’autres disciplines ainsi que d’autres orientations méthodologiques. Les textes ici regroupés sont le résultat de nombreux colloques et collaborations sur les plans national et international, d’où la reproduction d’articles de presse en portugais, justifiée par les nombreux séjours de Pierre Fédida au Brésil et en particulier à Sao Paulo. En effet, préparant la création du laboratoire de psychopathologie fondamentale au sein de l’Université Paris 7, inauguré en 1989, P. Fédida a développé une sorte de « filiale » de ce laboratoire à l’université de Campinas. Les textes de présentation, de la postface et de l’éditorial témoignent de l’inauguration d’une fédération de l’activité éditoriale des travaux scientifiques dont l’apothéose a été la création de la Revue Internationale de Psychopathologie, co-dirigée par lui et Daniel Widlöcher. Cette revue a modernisé la psychopathologie de l’époque et est devenue l’organe de publication fruit d’une collaboration intense entre les nombreux membres prestigieux du comité scientifique et du comité éditorial international. Par cette revue passait les travaux de recherche dans le domaine de la psychopathologie et chacun d’eux était discuté et examiné par un comité qui se réunissait avant chaque publication. Cette exigence dans la dynamique entre recherche scientifique et collaboration éditoriale est devenue exemplaire à partir des années 1990 et a été prise comme modèle de norme dans les évaluations du CNU, dont les membres du comité faisaient en général partie. Loin de la dérive bibliométrique que l’on observe aujourd’hui, le but était de fixer des conditions précises pour une activité vivante d’un travail scientifique publié dans une revue de recherche. Les travaux devaient donc être discutés et de préférence par un collègue d’une autre orientation, donc non acquis à ces recherches.
Ainsi, dans ses publications, P. Fédida insiste sur les bases métapsychologiques de l’activité de recherche du psychanalyste, laquelle passe d’abord par une réflexion sur le cadre et les conditions de la parole recueillie, traitée dans une psychanalyse. Le point nodal par lequel se passe une telle observation est le transfert et le contre-transfert. Cette observation dans le contre-transfert n’est pas indemne de l’affect comme le souligne le texte de P. Fédida traitant de l’angoisse dans le contre-transfert. De plus, cette observation dans la langue, dont la poésie est l’équivalent littéraire, est ce que dont tout psychanalyste doit prendre conscience s’il veut étendre son champ de collaboration scientifique, notamment comme ici, à la chirurgie esthétique naissante ou encore aux techniques dites « du corps ». Loin d’être un pêle-mêle de textes, chacun d’eux contribue à paramétrer une recherche psychopathologique effectuée à partir du référentiel psychanalytique.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978-2-491494-62-9
EAN :9782491494629
ÉTUDES KLEINIENNES 2 – L’éducation sentimentale
23,00 €
Auteur : Francis DROSSART, Préface de Pr. Bernard GOLSE
Année : 2020
Collection : PsychanalyseDescription :
Tout en restant en continuité avec la pensée freudienne, Melanie Klein, par l’utilisation du jeu en tant que voie d’accès à l’inconscient de l’enfant, (comme le rêve pour celui de l’adulte), a ouvert un champ d’études psychanalytiques qui est loin d’être clos aujourd’hui. Souvent décriée dans les milieux psychanalytiques francophones, sa pensée souffre encore aujourd’hui d’être insuffisamment traduite car souvent caricaturée, et réduite à quelques concepts détachés de leur contexte.
Cet ouvrage vise à remédier à un tel état de fait. Sans négliger la clinique, il s’appuie sur la littérature, les arts plastiques et le cinéma, en essayant d’y saisir, au moyen d’une lecture kleinienne, la complexité fantasmatique qui s’y déploie de façon visible ou inattendue. C’est ainsi que l’Éducation Sentimentale de Flaubert, loin d’une vision solipsiste et étriquée, nous apparaît comme l’un des chefs d’œuvre de la mise en scène, dans toute sa crudité et sa diversité, de la position dépressive kleinienne.
Francis Drossart est psychiatre et psychothérapeute d’exercice libéral, psychanalyste membre et ancien président du IVe Groupe OPLF. Ancien Chef de Clinique des Universités et ancien praticien hospitalier, il a exercé successivement comme pédiatre puis pédopsychiatre. Il est actuellement Directeur de Recherches en psychopathologie et psychanalyse, rattaché au CRPMS, UFR-IHSS, Université de Paris, et responsable pédagogique du DU Clinique Psychanalytique Kleinienne. Membre du French Team of the Melanie Klein Trust’s Website.
Derniers ouvrages psychanalytiques publiés : Hiatus Adolescent (2018, éd. MJW Fédition, co-auteur P. Ayoun), et Une théorie kleinienne de la destructivité et de la créativité (2016, éd. Du Hublot).
ISBN : 979-10-90590-77-9
A. TATOSSIAN : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 4 – 1980-1983
28,00 €
Auteur : Arthur TATOSSIAN
Année : 2020
Collection : PhénoménologieDescription :
Le lecteur découvrira les thèmes aussi variés que la finesse diagnostique (par exemple sur le délire et la paranoïa ou sur la maladie fonctionnelle ou encore sur la méthodologie des essais cliniques), les travaux de fond (par exemple sur l’Endon chez Tellenbach au sujet de l’origine dite endogène ou du pouvoir d’un médicament psychotrope) et les aspects cliniques de la psychopathologie entrant dans l’exercice du psychiatre (par exemple l’annonce du cancer, le médecin malade, la fonction du lit en milieu hospitalier chez le malade psychique, etc.), tous chers à Arthur Tatossian, car ceux-ci permettent d’aborder le vécu de l’être humain, les notions de phénomène, de vulnérabilité, d’intersubjectivité, d’autonomie et de liberté et aussi les difficultés de communication dans de nombreuses circonstances.
Après un rappel de l’incidence des évènements vitaux sur le déclenchement des troubles psychiques, en relation avec le vécu du sujet, ce vécu est étudié dans des situations diverses. Le cas du sujet atteint de cancer en phase pré-terminale, face à la souffrance et à la mort permettent de comprendre les difficultés de communication entre le sujet et autrui – entourage, famille, soignants, médecins compris -, le stress du patient dont le corps n’est plus que corps-objet mais aussi celui de ceux qui l’entourent souffrant de leur difficulté à exprimer leur empathie et, pour les soignants, de leur impuissance face à la maladie qu’ils vivent comme un échec. Ceci se retrouve, à des nuances près, chez les malades mentaux, psychotiques en particulier, les membres de leur famille et le psychiatre, lequel par l’approche phénoménologique pourra accéder au vécu de son patient et ainsi choisir la thérapeutique lui assurant une autonomie aussi importante que possible en tenant compte de ses possibilités restantes même si elles sont minimes, le but étant de lui assurer une vie la plus proche de la vie normale hors de l’hôpital.
La phénoménologie de la dépression et celle du corps sont abordées à la fois sur les plans historique, théorique et pratique et il en est de même pour la physiopathologie de la paranoïa et la personnalité paranoïde ainsi que pour les délires, lesquels sont rarement chroniques actuellement grâce aux psychotropes permettant un recours limité aux hospitalisations, toujours les pus courtes possibles, même si elles doivent être répétées, le but étant de ne pas infantiliser le malade en le privant de toute autonomie et de lui permettre de retrouver une place effective dans sa famille.
Arthur TATOSSIAN (1929-1995), neuropsychiatre, médecin des Hôpitaux de Marseille et professeur de psychiatrie et de psychologie a travaillé et enseigné d’abord à l’Hôpital Sainte-Marguerite de Marseille puis au CHU La Timone à Marseille. Il a également enseigné la psychopathologie à la Faculté des Lettres à Aix-en-Provence et a consacré une partie de son temps aux associations caritatives. Son œuvre couvre des domaines variés : neurologie, psychiatrie, psychologie, psychopharmacologie, phénoménologie mais elle est surtout connue pour la contribution de l’auteur au développement de la psychiatrie phénoménologique. Arthur Tatossian a été aussi président du Syndicat des psychiatres français (1984-1990), auteur d’environ 300 publications dont beaucoup d’entre elles sont traduites dans plusieurs langues: japonais, italien, portugais, espagnol et a reçu un Prix décerné par l’Académie Nationale de Médecine.
ISBN : 978-2-491494-14-8
P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 10 – 1995-1996
28,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2024
Collection : PsychanalyseDescription :
L’année universitaire 1995/1996 est une année charnière qui marque un passage sur le plan sociétal et universitaire. L’esprit du temps a changé avec l’avancée technologique en médecine nécessitant de faire appel à la bioéthique. Pierre Fédida, cofondateur du Centre de l’Étude du Vivant, fait débat avec les sujets d’actualité traités dans les forums organisés au sein de l’Université. Non seulement les scientifiques de différentes disciplines y collaborent mais cela devient un événement, un sujet de société, dont le journal de l’Université rend compte à travers un interview avec P. Fédida. Alors que la demande des patients pour la prescription des médicaments psychopharmacologiques devient la règle dans la société, cela bouscule d’un coup le débat sur la psychanalyse – à savoir si cela signifie sa disparition ou non -, et sur la psychiatrie, puisque la psychopathologie risquerait de disparaître si le symptôme pouvait être éradiqué immédiatement de façon biochimique. Mais est-il possible de supprimer un symptôme psychique ? Le débat dans la psychanalyse se resserre alors sur les fondamentaux à interroger : l’interlocuteur, la règle fondamentale, le cadre, la formation, la visée psychothérapique ou non, l’intersubjectivité, le traitement de l’angoisse jusqu’au site même de la scène d’une cure.
Parallèlement à ces bouleversements dans les débats, l’histoire de la formation s’écrit à travers la disparition de Juliette Favez-Boutonnier, laquelle donne l’occasion de rappeler l’importance de l’action pour la formation clinique en psychologie de J. Favez-Boutonnier et ce que fût l’Université Paris 7 et la haute lutte pour la formation adaptée à la clinique au sein de l’université. Ainsi les étudiants, après leurs études, se retrouvaient sur le terrain clinique – terrain en pleine mutation – et non complètement perdus. L’hommage de P. Fédida à J. Favez-Boutonnier et le rappel historique de Jacques Gagey, reproduit ici en annexe, donne une idée assez fidèle de ce que pouvait être la situation à la sortie de mai 1968 lors de la création de cette U.E.R. de « Sciences Humaines Cliniques ». Il faut souligner aussi la bonne volonté des étudiants en psychologie clinique a contribué à la solidité de leur formation laquelle commence à être un peu le fil conducteur de l’histoire de ce qui était devenu une U.F.R. entretemps car cette histoire était aussi un peu la leur tout comme celle des enseignants-chercheurs.
Pendant que l’histoire universitaire se raconte, une autre histoire toute nouvelle se développe sous nos yeux par les écrits concernant la formation des psychanalystes et des étudiants ; la responsabilité de tous est, en quelque sorte, engagée pour veiller aux contenus de la formation en anticipant les besoins de prise en charge psychologique dans la société dans laquelle nous vivons. Désormais, une certaine vigilance commence à s’imposer vis-à-vis des phénomènes de société qui ne manqueront pas à se multiplier dans les années à venir.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978-2-491494-98-8
Naître dans du coton
23,00 €
Auteur : Anne BLANCHARD-PELFRESNE
Année : 2014
Collection : LittératureDescription :
Anne – qui raconte son histoire et celle des siens – fille de cotonnier et franco-américaine, a dû faire sa place parmi deux mondes. Élevée dans du coton au propre comme au figuré, et même dans de la soie, reconnaissant avoir été gâtée, elle témoigne à quel point elle s’est trouvée partagée entre le Texas lumineux et ensoleillé de son enfance et Le Havre gris et pluvieux, éprouvé par la guerre. C’est pourtant là où ses parents ont fini par s’installer et où elle-même a fondé sa propre famille, loin des vastes plaines et des ranchs du Texas.
Son arrière-arrière-grand-mère, Sophie Blanchard, a été la première femme aéronaute professionnelle, et son père, Georges Blanchard, une personnalité marquante dans l’univers du coton. Parti faire fortune dans l’Amérique des champs de coton, il y a rencontré sa future femme, fille de cotonnier et professeur de français à l’université. Quittant Temple au Texas, ils sont revenus en France pour bâtir un empire cotonnier. Son père bien-aimé est resté, comme elle, coupé en deux par les paysages des deux continents, oscillant entre le désir de rester et celui de repartir. En fait, il ne choisira pas, son entreprise lui permettant de garder le contact avec l’Amérique.
Les souvenirs s’égrennent d’une façon simple et directe, comme ils se sont gravés dans sa mémoire, stimulés parfois par des photos que l’auteure avait prises et qui ponctuent le récit en forme de roman autobiographique.
EAN : 9791090590229
ISSN : 21016-3340Le Souffrir – « Le droit d’être un homme »
24,00 €
Auteur : Érick Jean-Daniel SINGAÏNY
Année : 2021
Collection : PhénoménologieDescription :
L’auteur invite le lecteur à participer aux questionnements qui ne sont nullement théoriques : n’a-t-il jamais ressenti une émotion religieuse profonde ou de l’effroi ? N’a-t-il jamais pris le chemin du doute et du désespoir ou éprouvé de l’angoisse face à l’étrangeté de l’étranger ou de son propre monde ? N’a-t-il jamais été confronté à la violence humaine ou même à ce sentiment de malaise d’être exilé en soi-même? Choc, insolite, étonnement, autant d’épreuves qui nous invitent à déchiffrer le sens de la vie humaine et donc de la souffrance.
Ce petit ouvrage, qui s’appuie sur quelques-uns des visages disparates déployés sous les yeux de l’auteur aujourd’hui, cherche à mettre en lumière ce que la souffrance dévoile ou fait éclore. De sa place de clinicien, il montre que ce qui est révélé, c’est-à-dire le Souffrir pris dans son sens henryen du terme (pure épreuve de soi), est porteur d’universalité puisqu’il définit notre humanité. Le point de départ comme le point d’arrivée est ici l’homme. En définitive, l’auteur tente de répondre à cette question qui traverse l’ouvrage : que faut-il avoir souffert de l’autre pour reconnaître cette exigence éthique ? Car selon lui, cette question n’a de sens, en vérité, que si nous allons au plus profond de la quête de soi pour y trouver ce qui, en chaque homme fait tout homme : le « droit d’être un homme », de se sentir un de Nous. Il confirme aussi l’apport essentiel de la phénoménologie, de la littérature, de la psychopathologie ou encore de l’anthropologie philosophique à la compréhension de l’expérience humaine.
Cet ouvrage ne s’adresse pas qu’aux initiés. Il échappe aux frontières murées.
Singaïny Erick Jean-Daniel est psychologue clinicien, Docteur en psychologie clinique et pathologique et qualifié aux fonctions de maître de conférences en psychologie. Il est l’auteur d’un triptyque sur l’alcoolisme qui est disponible dans des lieux de référence pour la médecine et la santé (Bibliothèque de l’Aca- démie nationale de médecine, National Library of Medicine des États-Unis). Il est membre du Cercle et de Recherche d’Edition Henri Ey (CREHEY), de l’École de Daseinsanalyse de Paris, de l’INPP (International Network of Philosophy and Psychiatry) et du Réseau Mondial de Pratique Clinique (Global Clinical Practice Network – GCPN). Il dirige également la collection « Clinique et Existence » qu’il a créée aux Éditions Connaissances et Savoirs.
ISBN : 978-2-491494-59-9
LE TEMPS DES VIEUX ET L’ESPACE DU GRAND ÂGE – Psychologie du vieillissement
27,50 €
Auteur : Mareike WOLF-FÉDIDA
Année : 2020
Collection : PsychologieDescription :
Alors que nous tous, nous prenons de l’âge naturellement, parler du vieillissement semble relever quasiment du tabou. Si d’aventure, on en parle, c’est pour proposer des remèdes suggérant qu’il ne peut y avoir qu’un ensemble d’inconvénients nous attendant. Rien d’étonnant alors que beaucoup de préjugés véhiculent à ce sujet auxquels ce livre propose de répondre d’un point de vue psychologique.
Effectivement, la psychologie du vieillissement, vu du côté de la santé – car une psychothérapie vise la santé psychique – est plutôt rare. L’auteur, fait part aussi bien de ses propres exemples émanent de son expérience clinique avec des patients âgés que de la formation des jeunes psychologues à l’université. Ainsi, nombreux sont les sujets abordés se plaçant tantôt du côté de la personne concernée tantôt du côté du clinicien. L’aspect sociétal dans notre rapport au vieillissement et à la mort est également évoqué et il est fait appel à une comparaison avec d’autres cultures.
Le lecteur verra qu’on peut tout à fait parler de l’âge avec humour, car avant tout, la façon dont nous vieillissons nous parle de nous-mêmes. Nous écouter demande de pratiquer une certaine distance par rapport à nous-mêmes et surtout la bonne humeur.
Ce livre se lit à tout âge, car il n’y a pas d’âge pour vieillir.
Mareike WOLF-FÉDIDA est professeur des universités en psychologie à l’Université de Paris (Paris Diderot), chargée de diriger des recherches, d’enseignement et de formation. Elle est également psychanalyste/psychothérapeute. Membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres, elle est auteur de très nombreuses publications (entre autres Amour, identité et changement, Phénoménologie et criminologie, Bilinguisme et Psychopathologie …).
ISBN : 979-10-90590-85-4
Shop Grid- 4 Columnsadministrateur2021-03-01T16:55:57+01:00













