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  • ÉTUDES KLEINIENNES 3 – HAMLET

    22,00 

    Auteur : Francis DROSSART, avec une contribution de Marc AMFREVILLE, Préface de Géraldine LEROY
    Année : 2021
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    « Dans Œdipe, la fantaisie de souhait sous-jacente de l’enfant est amenée à la lumière et réalisée comme dans le rêve ; dans Hamlet elle demeure refoulée, et nous n’apprenons son existence, tout comme ce qui se passe dans une névrose, que par les effets d’inhibition émanant d’elle.»

    Comme habituellement, Freud, le fondateur de la psychanalyse ouvre une voie de compréhension inestimable pour un sujet essentiel du psychisme humain. Cet ouvrage tentera de situer cette avancée, en reprenant tout d’abord les textes de Freud, puis ceux de ses continuateurs.

    Il sera ensuite présenté par F. Drossart une hypothèse originale concernant la psychologie du personnage Hamlet. Loin de toute préoccupation nosographique, il propose de se référer à la notion de retrait psychique (J. Steiner). Le retrait psychique correspond à un refuge, présent chez le sujet, entre les deux positions (schizo-paranoïde et dépressive) décrites par Melanie Klein. Nous parlerons à cet égard d’espace intermédiaire. Ce qui donne portée métaphorique à l’exclamation d’Hamlet: «Le Danemark est une prison».

    Marc Amfreville s’attache, pour sa part, à examiner la langue de Shakespeare. Dans son texte intitulé Spectres d’identité, sens et double sens chez Hamlet, il nous rappelle qu’Hamlet est un être de fiction à envisager au regard des autres personnages de la pièce.

    Cet ouvrage, d’inspiration kleinienne, ne contredit pas l’affirmation de Lacan, selon lequel le caractère proprement génial de la pièce est à rechercher dans sa structure labyrinthique.

    ISBN :978-2-491494-61-2

  • Violence et lien social – Étude en milieu carcéral en Martinique

    25,00 

    Auteur : Victor M. LINA, préface de Mareike WOLF-FÉDIDA
    Année : 2019
    Collection : Criminologie

    Description :

    La violence est une expérience qui nous trouble dans le quotidien. Impossible de s’en défaire. Réprouvée, dénoncée, rejetée, à l’aune des sentiments et des réactions qu’elle tend à provoquer, la violence demeure attachée à notre état social et à son progrès. La punition la plus forte est la prison. Donc, il est courant de considérer que le milieu pénitentiaire se prête tout naturellement à son étude. Théoriquement, pense-t-on, la violence doit y trouver son remède, sa solution.

    Mais sur le terrain, le milieu pénitencier n’est pas singulièrement pensé pour être le lieu privilégié du traitement de la violence. Car il se passe beaucoup de choses en prison dont on en soupçonne difficilement l’ampleur. L’étendue de l’expérience carcérale ne se laisse pas réduire à la violence et il serait tendancieux voire vraisemblablement une erreur, d’en conclure qu’il s’agit du lieu principal de sa production.

    Cette étude propose au lecteur une introduction à la question de la violence et à son articulation au lien social, issu d’une recherche menée au fil du temps dans le cadre d’un service médico-psychologique régional, le S.M.P.R. de Ducos en Martinique. Il s’agit de la première étude approfondie sur ce sujet aux Antilles. L’auteur fait le choix non seulement de témoigner de la clinique du psychologue en milieu pénitentiaire mais aussi d’appliquer les méthodes des sciences expérimentales en usant notamment de l’outil statistique.

    De façon documentée, le débat s’ouvre de manière intéressante sur ce lien social qui se forme autour de la violence. Malgré l’usage généralisé du chiffre et de la mesure, la vérité subjective reste une variable qui n’est jamais stable et qui renvoie non seulement à la psychopathologie mais plus profondément à ce qui est humain, l’existence.

    Victor M. LINA, Psychanalyste, psychologue clinicien, membre de l’ALI-Antilles (École régionale de l’Association Lacanienne Internationale) et membre de l’Association des Psychologues de la Martinique (APM) exerce en Martinique. Docteur en psychologie, il poursuit des travaux dans le cadre de l’équipe de recherche (dir. Pr M. Wolf-Fédida) « Phénoménologie clinique, Psychanalyse et Psychopathologie fondamentale » au sein du Laboratoire CRPMS (Centre de Recherche Psychanalyse, Médecine et Société) de l’université Paris-Diderot, Paris VII. Il participe également aux travaux du CANPA (Carribean Alliance of National Psychological Association).

    ISBN : 979-10-90590-72-4

  • YIDDISHKEYT ET PSYCHANALYSE – Le transfert à une langue

    23,00 

    Auteur : Sous la direction de Max KOHN

    Avec la participation de Serge Bédère, Jean-Jacques Blévis, Jacques Broda, Michel Guibal, Janet Hadda, Max Kohn, Elisabeth Lagache, Céline Masson, André Michels, Jean-Jacques Rassial, Roger Reiss, Régine Robin, Robert Samacher, Rosette Tama. 

    Année : 2007

    Collection : Langage

    Description :

    Que reste-t-il d’une langue quand l’usage en a disparu ? Les mots qui reviennent à l’esprit et se transmettent aux enfants et aux petits enfants rappellent toute une culture et son histoire. En ce début de vingt-et-unième siècle, le monde yiddish a été presque complètement détruit, mais la langue existe. M. KOHN, psychanalyste et Maître de Conférence (HDR) à l’Université Paris 7 Denis Diderot, UFR de Sciences Humaines Cliniques, lauréat du Prix Max Cuckierman (en 2006).

    Pour plus d’informations sur l’auteur: www.maxkohn.com

    ISBN : 978-2-9524573-0-1

  • BILINGUISME ET MONOPARENTALITÉ – handicap et discriminations inaperçues

    22,00 

    Auteur : Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA
    Année : 2013
    Collection : Langage

    Description :

    Une famille sur cinq est monoparentale et le bilinguisme toucherait une famille sur quatre. On estime que les chiffres augmentent, et la monoparentalité et le bilinguisme sont beaucoup plus répandus qu’on pense. Puisque le bilinguisme est aussi répandu, il est étonnant qu’il intrigue toujours et suscite toutes sortes de préjugés. Deux tendances croissantes se conjuguent dans notre recherche: celle de la famille monoparentale et celle du bilinguisme. Les auteurs de cet ouvrage se sont montrés attentifs à l’évolution de ces tendances dans notre société et donnent un aperçu sur les témoignages récoltés auprès du parent isolé, de l’enfant ou des enfants de familles monoparentales bilingues sur la cohabitation de langues et de cultures dans leur famille. S’intéresser à ce vécu est un travail important dans la psychothérapie, mais aussi dans toute situation de soin médical, dans l’assistance sociale, éducative et administrative.

    La présence du bi- ou plurilinguisme dans une famille monoparentale signale souvent qu’il manque quelqu’un qui donne sens à cette présence de la pluralité des langues et des cultures: l’autre (souvent le parent) n’est plus là pour représenter la langue qui fait partie de la vie familiale et qui est désormais la sienne. Dans cette nouvelle forme de famille, le parent isolé deviendra porteur isolé de langues et de cultures. Cette situation porteuse de créativité comporte aussi des vulnérabilités et doit surmonter le risque du handicap.

    ISBN : 979-10-90590-04-5

  • HIATUS ADOLESCENT

    23,00 

    Auteur : Patrick AYOUN, Francis DROSSART (Sous la dir. de)

    Préface de Philippe GIVRE

    Année : 2018
    Collection : Psychologie

    Description :

    L’adolescence n’est pas une maladie et dans ce sens, ce livre n’est pas un traité sur l’Adolescence. Il se lit plutôt comme un Essai. Car la rencontre entre des analystes aventureux et des adolescents blessés, blessants et perdus nous met en garde devant toutes sortes de généralisations. Ces rencontres évoquent plutôt la houle de la mer ou la vague qui « vient par en dessous » tant la clinique peut être déstabilisante et inattendue. La consultation ou la psychothérapie place le psy (psychiatre, psychanalyste, psychologue clinicien) du côté des travailleurs de la mer, tels que les décrit Victor Hugo, par la façon de se faire malmener. Incontestablement, il y a des qualités et des compétences requises dans la clinique de l’adolescence qui font penser comme à un hommage à Montaigne. Comme lui, nous dirions : « Peignons pas l’être mais le passage ».

    L’hiatus adolescent n’est donc pas une nouvelle catégorie diagnostique mais une proposition de donner un nom à ce que l’on trouve dans la clinique. Trop grave, trop important, obéissant à trop d’influences entre le familial, le sociétal, le pédagogique, l’institutionnel et le pulsionnel pour se réfugier derrière une prétention théorique quelconque, nous l’avons ainsi nommé « Hiatus » pour tenter de dire en une formule, ce que nous espérons juste, entre justice et justesse, de cette relation, de ce temps logique et de ces mouvements du corps et de l’âme.

    Parlons de la rencontre clinique et non de la théorie, car il n’y a pas de garantie dans ce domaine ni pour ces essais non transformés ni pour ces tentatives encore vaines : deuils de la tendresse et de l’enfance, inventions de la génitalité et de l’âge adulte. La référence à la psychanalyse reste pourtant toujours utile et ces essais sont aussi un hommage à Freud. Nous pensons cette ouverture comme indispensable à la clinique : c’est comme la rencontre improbable de « deux tunnels qu’on perce des deux côtés de la montagne ».

    PATRICK AYOUN psychiatre hospitalier en unité de traitement ambulatoire pour adolescents. Il a créé un centre de crise et y a exercé durant treize ans. Psychanalyste, il est inscrit comme analyste praticien à Espace Analytique. Membre du Conseil Scientifique et Technique de l’Association des docteurs Bru, il est chargé de la supervision de la Maison d’Accueil des docteurs Bru : internat pour jeunes filles victimes d’inceste ainsi que chargé de cours aux DU protection de l’enfance et adolescent difficile à Bordeaux. Il a publié Questions d’inceste (O. Jacob, 2005) avec G. Raimbault et L. Massardier et Inceste quand les mères ne protègent pas (2012) avec Hélène Romano.

    FRANCIS DROSSART exerce comme Psychiatre Hospitalier en Unité de Psychopathologie Adolescents. Il est psychanalyste membre du IVe Groupe OPLF, et Directeur de Recherches (HDR) au CRPMS, Université Sorbonne Paris Cité. Dernier ouvrage publié : Une théorie kleinienne de la destructivité et de la créativité (éditions du Hublot, 2016).

    ISBN : 979-10-90590-64-9

  • LA VÉRITÉ DU SUJET

    26,00 

    Auteur : Isabelle Garniron et Pierrick Brient
    Année : 2025
    Collection : École freudienne

    Description :

    Le sujet de l’inconscient est ce sujet divisé entre savoir et vérité. Il veut savoir et ne veut pas savoir, pris entre ce qu’il désire et ce qu’il refoule, entre ce qu’il garde caché et ce qu’il espère découvrir pour mieux vivre avec son être. Il est ce sujet qui ne sait pas toujours ce qu’il dit et qui peut être surpris par ses lapsus, ses actes manqués, ses rêves, ses symptômes, dont la lecture peut lui rester énigmatique. Dans cette dialectique où tantôt sa vérité se laisse deviner, tantôt se dérobe, le refoulement est son allié. Et ce refoulement, nous le savons depuis Freud, est refoulement d’une vérité inavouable, inacceptable, douloureuse, voire insupportable. Il n’y a de vérité pour l’analyste que celle du sujet et elle ne peut être que singulière. Cet ouvrage recueille un ensemble de textes sur ce thème de la vérité du sujet. Ils furent soit prononcés lors de journées de l’École Freudienne, soit ont été le fruit d’un travail pour d’autres occasions au sein de cette École. Chacun nous ouvre une porte d’entrée différente pour approcher la manière dont la vérité émerge au coeur de la clinique et de la pratique analytique et comment l’analyste, au quotidien, y est confronté.

    ISBN : 978-2-38672-001-7

  • CLINIQUE DES NÉVROSES

    40,00 

    Auteur : Solande FALADÉ
    Année : 2021
    Collection : École freudienne

    Description :

    «Si j’ai intitulé notre travail Clinique des névroses, et non pas Clinique psychanalytique des névroses, c’est parce que j’ai estimé qu’il ne pouvait y avoir de clinique autre que ce qui se recueille au chevet du patient, ce qui se fait entendre pendant les séances. […] Hors de la psychanalyse, on n’en connaissait que le comportement, et à celui qui ne s’arrête qu’au comportement, ce qui est proposé comme traitement ne peut en aucun cas permettre que quoi que ce soit puisse être dénoué. »
    « Nous ne pouvons y parvenir que si, nous mettant au chevet de qui vient nous voir, nous l’abordons en sachant que nous ne savons pas. Nous ne savons rien de celui qui s’adresse à nous, si ce n’est une seule chose. […] Nous devons partir de ceci que le sujet de l’inconscient vient avec son insu, avec ce « il ne savait pas » de départ. Car c’est autour du premier signifiant qui a été refoulé définitivement, autour de cet insu et avec lui, que, nous dit Lacan, va s’ordonner le cadre du savoir, tous ces signifiants qui se déroulent autour de la séance analytique où la clinique se recueille, à condition que cette chaîne soit prise tout à fait régulièrement et que rien ne soit manqué. » (Extraits des 22 octobre 91 et 14 avril 92).

    Tel est l’avertissement que nous adresse Solange Faladé dans cet ouvrage fondamental. Plus de seize ans après le décès de son auteur, une telle mise en garde fait mesurer la responsabilité de ceux qui détournent tant de personnes de la seule clinique en mesure de dénouer ce qui les affecte.

    Solange Faladé, décédée en 2004, avait accompagné Lacan depuis 1952, au long de son chemin et à toutes les étapes de son enseignement. À l’École Freudienne de Paris, elle était responsable de la formation des analystes. En instituant en 1983 l’École Freudienne à la demande de certains de ses élèves, elle s’est efforcée de poursuivre le travail analytique dans les voies indiquées par Lacan après la dissolution de l’École Freudienne de Paris.

    Elle fut et reste un témoin majeur dans l’histoire de la psychanalyse.

    ISBN : 978-2-491494-47-6

  • P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 9 – 1994-1995

    30,00 

    Auteur : Pierre FÉDIDA
    Année : 2023
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    L’année 1995 est vouée à faire le point sur les psychoses, avec d’abord la schizophrénie, puis le rôle du diagnostic, la valeur clinique de la classification nosographique, le fonctionnement de l’interprétation, les bouleversements de l’imaginaire et l’aménagement d’une cure psychanalytique ou d’une psychothérapie. Pour cela, le tome 9 commence avec le cours magistral sur les schizophrénies qui reproduit fidèlement le programme de l’enseignement et les discussions avec les étudiants. Une réflexion de fond se trame à travers les textes de Pierre Fédida au sujet du besoin et de la nécessité de poser un diagnostic et de se représenter le fonctionnement psychique d’un patient. L’auteur discute du rôle de la schizophrénie dans la psychopathologie et notamment du besoin chez Bleuler de penser en terme de « clivage ».  Cela conduit à poser la question de la stabilité ou non d’une structure psychique, ce qui est discuté ici, et surtout à qui cela sert-il de penser en ces termes ? Cette réflexion révèle beaucoup de positions différentes aussi bien du côté du clinicien (transfert/contre-transfert), du statut d’une observation d’une production psychique, du fonctionnement de l’inconscient, d’une hygiène mentale et, en fin de compte, de la neuro-biologie et du cerveau tout court.

             C’est une époque où la psychopharmacologie est déjà bien avancée et complètement intégrée au traitement dans les consultations en médecine générale ou en psychiatrie. Cette nouvelle variable dans la psychothérapie et dans l’observation du psychique est discutée.  En même temps, P. Fédida fait le rapprochement avec les addictions qu’il considère comme une sorte d’automédication qui correspond, en quelque sorte, à la réponse selon une logique médicale. Il s’efforce enfin de distinguer la position du psychologue clinicien ou du psychanalyste par rapport à ce nouveau terrain clinique.

    Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7),  a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.

     

    ISBN : 978249149492-6

     

  • Le récit dans la psychanalyse

    25,00 

    Auteur : Max KOHN
    Année : 2014
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    Ce livre répond à la question suivante : quelle est la place du récit clinique chez les psychanalystes ? Le champ de la psychanalyse se situe entre le rhétorique, un art de la persuasion et le narratif, une mise en représentation d’événements réels ou fictifs par le langage. La psychanalyse est à un carrefour entre des événements cliniques et conceptuels dont des récits témoignent. Dans le processus de la cure se joue une ouverture originale sur l’événementiel et l’historique qui engage l’éthique du psychanalyste.
    À partir d’un noyau d’auteurs, Freud, Klein, Winnicott, Max Kohn dégage la place du narratif dans le récit clinique des psychanalystes. Le récit dans la psychanalyse peut-il échapper à la rhétorique ? Qu’est-ce que raconter au plus juste quand on est psychanalyste ?

    Le récit clinique peut faire événement, c’est-à-dire inscrire une déliaison inédite, un effet de sens inattendu. La place du récit clinique pour nous analystes a les apparences d’un symptôme, il s’y joue le rapport à notre désir. Le désir de parler de sa pratique se heurte à l’exigence de rester discret. Le compromis entre le désir et son refoulement fait symptôme dans la pratique du récit clinique et ce d’autant plus qu’il s’adresse à un lecteur. Entre le subjectif et l’objectif, il y a un trajet du narratif qui témoigne de l’espace du transfert et du contre-transfert, c’est-à-dire de la cure. C’est la spécificité de la psychanalyse de poser ce problème, et qui fait qu’il ne s’agit pas de littérature. Si la psychanalyse est prise dans un effet de littérature, elle témoigne avant tout du transfert.

    ISSN : 2109-7305
    ISBN : 979-10-90590-20-5

  • ÉVÉNEMENTS MÉMORABLES D’UN MALADE DES NERFS

    30,00 

    Auteur : Daniel Paul Schreber
    Année : 2025
    Collection : École freudienne

    Description :

    Cette nouvelle traduction en français de la célèbre autobiographie de D.P. Schreber était attendue depuis longtemps. Il s’agit de l’écrit de référence pour l’élaboration de la théorie psychanalytique de la psychose et cela depuis Freud, en passant par Lacan. Aujourd’hui, la théorie a beaucoup progressé en psychanalyse, en psychopathologie, en linguistique. Bref, la communauté scientifique sait à quel point il est important, dans la psychose, de respecter l’énoncé du patient à la lettre. Autrement, on passe à côté de toute compréhension. C’est pour cela que le travail minutieux des traducteurs s’est appuyé sur le facsimilé de Schreber lui-même et non sur les arrangements apportés par son premier éditeur.

    Cette nouvelle lecture révèle les écrits de Schreber tout autrement à commencer par le titre. Lorsque S. Freud en vient à s’intéresser à D.P. Schreber en 1906, à la suite de ses échanges à propos des psychoses avec C.G. Jung, il évoque des « Événements mémorables » il n’est pas question de « Mémoires ». Les traducteurs ont assumé et repris à leur compte tout ce qui peut apparaître maladroit ou rugueux et ont suivi à la lettre les signifiants allemands, les sonorités et la musicalité de cette langue. C’était indispensable. Cela a permis d’échapper au discours métaphorique de la névrose et de mieux cerner les particularités de son écriture. C’est dans l’esprit du séminaire de Bernard Mary (1983-2007) sur « Les psychoses », que cette lecture de Schreber a été initiée. Ceci, dès les premières années d’existence de l’École Freudienne, fondée en 1983 par Solange Faladé à la suite de la dissolution de l’École freudienne de Paris par Jacques Lacan en 1980.

    Cette nouvelle traduction évite tout jeu sur le signifiant et en ceci, elle est proche de la construction du mot allemand tel qu’il vient à l’esprit de celui dont c’est la langue maternelle. Ainsi, fait-elle entendre, au plus près, un Réel qui persécute Schreber. Son rapport délirant à un Dieu qui en même temps qu’il le persécute, le détruit, participe à sa jouissance et lui donne aussi les ressources nécessaires pour construite ce que Lacan appellera sa « métaphore délirante ».

    La traduction a été établie par : Charles Wolfgang Schmidt, Monique Itic, Rothraud Dang Tran, Rachel Samacher et Robert Samacher.

    ISBN : 978-2-38672-003-1

  • CLINIQUE DU LEBENSWELT : PSYCHOTHÉRAPIE ET PSYCHOPATHOLOGIE PHÉNOMÉNOLOGIQUES

    25,00 

    Auteur : Arthur TATOSSIAN, Virginia MOREIRA, Jeanine CHAMOND et al.

    Préface de Jeanne TATOSSIAN

    Année : 2016
    Collection : Phénoménologie

    Description :

    Prendre en compte le monde vécu du patient, partager son monde devenu notre monde et l’y accompagner dans l’aventure psychothérapique à partir d’une herméneutique de la clinique du Lebenswelt prend le sens d’une véritable éthique d’être avec l’autre.

    Le concept husserlien de Lebenswelt peut se traduire par monde de la vie ou monde vécu : il est au centre des travaux du grand psychiatre phénoménologue marseillais A. Tatossian. Neuf de ses articles, pour la plupart inédits ou restés très confidentiels, paraissent enfin dans la première partie de ce livre. Le lecteur découvrira des études approfondies de la phénoménologie du corps, de la clinique de la dépression, de la schizophrénie et du temps humain, mais aussi une réflexion de fond sur la clinique, sur les rapports entre symptômes et phénomènes, sur l’inconscient et sur l’apport de la phénoménologie à la psychiatrie. La seconde partie du livre expose la relecture personnelle que fait V. Moreira de Tatossian, de Merleau-Ponty et des grands psychiatres phénoménologues européens dans une optique clairement affirmée de pratique psychothérapique. Grâce à elle, grâce à ses livres, à ses traductions et diffusions au Brésil des travaux de Tatossian, de nouvelles orientations de recherches théoriques et cliniques en psychopathologie phénoménologique ont vu le jour au Laboratório de Psicopatologia e Clínica Humanista Fenomenológica (APHETO) qu’elle dirige à l’Université de Fortaleza. De son point de vue d’Outre-Atlantique, V. Moreira réinterroge la psychiatrie phénoménologique européenne dans son histoire et son implication dans la pratique psychothérapique. Pour l’aider à creuser certaines problématiques, elle a su de plus mobiliser des élèves, des collègues, des amis, tels T. Telles et la notion de liberté chez Merleau-Ponty, E. Leite et la dépression, J. Pita et le délire, J. Chamond et la névrose obsessionnelle, L. Bloc et la question de l’articulation entre théorie et pratiques. à la fois clair, rigoureux, didactique et original, cet ouvrage s’adresse aux étudiants débutants comme aux chercheurs confirmés, aux philosophes curieux de la clinique psychiatrique comme aussi aux psychothérapeutes soucieux de trouver un fondement théorique solide et validé à une pratique clinique qui ne se satisfait pas des impasses actuelles de la psychologie positive ou des incantations du New Age.

    ISBN : 979-10-90590-54-0
    ISSN : 2109-7305

  • FIGURES DE L’EXCLUSION

    22,00 

    Auteur : Sous la direction de Houria ABDELOUAHED
    Année : 2019
    Collection : Psychologie

    Description :

    Le psychologue clinicien rencontre un réel défi face aux patients touchés par l’exclusion et la précarité. Celles-ci touchent à plusieurs sphères : économique, politique, sociale, juridique et psychopathologique. Le travail dit »de terrain » montre que les exclus ne constituent pas une catégorie homogène. Si l’homogénéité est une fiction ou une généralisation réductrice des singularités, il n’en demeure pas moins que le discours normatif les inclut dans le fait même de les exclure.

    La fracture du lien social rappelle douloureusement la définition même de l’exclusion : « Interdire l’accès en fermant pour ainsi dire; retrancher, renvoyer quelqu’un d’un corps, d’une assemblée, mettre hors, ôter l’accès, le droit de, empêcher» (Le Littré). Justement M. Foucault a parlé de cette volonté d’empêcher l’accès à …, de mettre hors de …- va de pair avec « les dispositifs de normalisation ». Ceux-ci ont pour effet de marginaliser des parties de la société et de les précariser. À tel point que ces trois notions (exclusion, précarité, marginalisation) restent intimement liées.

    On parle de plus en plus de la fracture du lien, de la béance des dissociations et des fragmentations de la dynamique sociale, de l’adversité socio-économique qui accroit le malaise non seulement de l’individu mais des secteurs sociaux et sanitaires qui se trouvent menacés dans l’exercice de leurs missions de soins et la nécessité pour le système social de donner les moyens aux sujets afin que la rupture ne soit pas irréversible. Dans le champ de la clinique, on réfléchit sur le préjudice, le trauma et l’effet de l’exclusion sur la subjectivité du sujet, son narcissisme et son économie libidinale (sentiment de honte, solitude, perte de repères…). Toutes ces préoccupations deviennent l’inassimilable, le « hors-lieu » dans une société (ou des sociétés) régie par un discours politiquement normatif de plus en plus dominant à l’ère de la mondialisation.

    Ainsi, le clinicien exerce sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonistiques, dépression, etc. On peut se demander comment le clinicien peut-il travailler correctement lorsque le manque à avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le réel confronte à la blessure narcissique, lorsque le sujet arrive en consultation ou à sa séance avec la béance d’une demande ?

    Houria ABDELOUAHED est psychanalyste, Maître de Conférences et Directeur de Recherche à l’Université Paris Diderot – Paris 7, membre du CRPMS (Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société) et auteure de nombreuses publications au sujet de la place de la femme dans la société traditionnelle et contemporaine.

    ISBN : 979-10-90590-73-1

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