La maison d’édition dédiée à la psychologie et aux sciences humaines

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  • GABRIEL BACQUIER – Le génie de l’interprétation

    20,00 €

    Auteur : Sylvie OUSSENKO
    Année : 2011
    Collection : Arts et cultures

    Description :

    Génie de l’interprétation, certes avec ce qu’il faut de fidélité et d’invention mêlées pour exceller en ce genre. Artiste complet, Gabriel Bacquier se dit comédien-chanteur et non l’inverse : c’est sa révolution copernicienne. En effet, la musique colore la poésie, satellite de celle-ci. Venu d’une jolie ville du Languedoc, il a conquis Bruxelles puis Paris, enfin le monde entier depuis son admirable Don Giovannidu 9 juillet 1960 à Aix- en-Provence. Gabriel Bacquier séduit, fascine, obsède : il possède un charme qui lui est propre, fait de douceur et de virilité, d’impétuosité et de subtilité, une noblesse un rien sauvage, une fragilité déconcertante. Il est l’homme des paradoxes, le bateleur habité des personnages qu’il incarne avec une foi qui frôle les abîmes.

    Né en 1924, formé au sein des troupes, il s’est forgé des armes invincibles car toujours remises en question. Amoureux et gourmand des mots, il sert les textes de sa musicalité infaillible. Belcantiste fou de Bellini, il offre aux grands classiques (Rameau, Gluck) une palette sonore aux effets maîtrisés ; mozartien modèle, il rend à Verdi sa grandeur tragique et sa pétulante santé ; interprète inégalé de Debussy, il entre dans l’univers souvent gouailleur de Poulenc. Il aime la chanson, le rire, la gaudriole, la peinture, la bonne table et la littérature… Peut-être cette dernière avant tout…
    Gabriel Bacquier aime la vie d’amour : aussi songe-t-il sereinement à la mort ainsi que le faisait Mozart. La truculence que l’on prête à cet artiste, à cet élu des dieux, à cet insufflé de l’Esprit ne serait-elle qu’une façade destinée à protéger le noyau incandescent de son mystérieux génie ?

    ISSN : 2109-7305
    ISBN : 978-2-9524573-8-7

  • LA BOBINE DE LOUIS FERDINAND – Louis-Ferdinand Céline, le négatif et le trait d’union

    22,00 €

    Auteur : Yoann LOISEL
    Année : 2018
    Collection : Hors collections

    Description :

    Ce livre cherche à éclairer les irréductibles contradictions et mystères de l’homme et auteur Louis-Ferdinand Céline. Le regard, appuyé sur la biographie et l’étude de l’œuvre, ouvre ici à de nouvelles considérations. Par exemple, comment les ruptures, dans la phrase autant qu’entre différents textes ou différentes étapes du parcours de l’homme, mettent en scène une continuité et même une puissante logique de fidélité.

    Comment l’oralité, que l’écrivain prônera selon une définition intellectuelle, rend compte de l’investissement précoce du petit Louis Destouches vers la lecture. Cette même oralité qui va soutenir, ensuite, l’épaisseur intertextuelle de l’œuvre autant que ses ambiguïtés. Comment l’agressivité et l’humour sont deux faces d’une même pièce: celle d’une recherche non pas du temps perdu mais du lien et du sens disparus. L’histoire familiale de l’écrivain est suivie pour montrer, en effet, que certains silences voire certains secrets se retrouvent jusque dans ses procédés stylistiques. Yoann Loisel explique surtout comment le nerf de la guerre est chez Céline une douleur réactivée, il propose de considérer le dérèglement du sens et des sens comme une transe nécessaire à sa création sur le fond d’une reviviscence traumatique passée au lecteur. Il montre aussi comment la danseuse, ou l’étoile, entretient le formant narratif qui permet à Destouches, au bout de sa nuit continûment retouchée, de dépasser certaines terreurs et de rester Céline, son être de littérature.

    Yoann Loisel est psychanalyste, médecin et responsable d’une unité de soins pour adolescents. Préoccupé des expressions modernes de destructivité, il interroge, dans l’œuvre littéraire, la dynamique qui peut associer création et destruction, liaison et abjection.

    ISBN : 979-10-90590-63-2

  • YIDDISHKEYT ET PSYCHANALYSE – Le transfert à une langue

    23,00 €

    Auteur : Sous la direction de Max KOHN

    Avec la participation de Serge Bédère, Jean-Jacques Blévis, Jacques Broda, Michel Guibal, Janet Hadda, Max Kohn, Elisabeth Lagache, Céline Masson, André Michels, Jean-Jacques Rassial, Roger Reiss, Régine Robin, Robert Samacher, Rosette Tama. 

    Année : 2007

    Collection : Langage

    Description :

    Que reste-t-il d’une langue quand l’usage en a disparu ? Les mots qui reviennent à l’esprit et se transmettent aux enfants et aux petits enfants rappellent toute une culture et son histoire. En ce début de vingt-et-unième siècle, le monde yiddish a été presque complètement détruit, mais la langue existe. M. KOHN, psychanalyste et Maître de Conférence (HDR) à l’Université Paris 7 Denis Diderot, UFR de Sciences Humaines Cliniques, lauréat du Prix Max Cuckierman (en 2006).

    Pour plus d’informations sur l’auteur: www.maxkohn.com

    ISBN : 978-2-9524573-0-1

  • Naître dans du coton

    23,00 €

    Auteur : Anne BLANCHARD-PELFRESNE
    Année : 2014
    Collection : Littérature

    Description :

    Anne – qui raconte son histoire et celle des siens – fille de cotonnier et franco-américaine, a dû faire sa place parmi deux mondes. Élevée dans du coton au propre comme au figuré, et même dans de la soie, reconnaissant avoir été gâtée, elle témoigne à quel point elle s’est trouvée partagée entre le Texas lumineux et ensoleillé de son enfance et Le Havre gris et pluvieux, éprouvé par la guerre. C’est pourtant là où ses parents ont fini par s’installer et où elle-même a fondé sa propre famille, loin des vastes plaines et des ranchs du Texas.

    Son arrière-arrière-grand-mère, Sophie Blanchard, a été la première femme aéronaute professionnelle, et son père, Georges Blanchard, une personnalité marquante dans l’univers du coton. Parti faire fortune dans l’Amérique des champs de coton, il y a rencontré sa future femme, fille de cotonnier et professeur de français à l’université. Quittant Temple au Texas, ils sont revenus en France pour bâtir un empire cotonnier. Son père bien-aimé est resté, comme elle, coupé en deux par les paysages des deux continents, oscillant entre le désir de rester et celui de repartir. En fait, il ne choisira pas, son entreprise lui permettant de garder le contact avec l’Amérique.

    Les souvenirs s’égrennent d’une façon simple et directe, comme ils se sont gravés dans sa mémoire, stimulés parfois par des photos que l’auteure avait prises et qui ponctuent le récit en forme de roman autobiographique.

    EAN : 9791090590229
    ISSN : 21016-3340

  • LE TRAVAIL CLINIQUE EN CENTRE MATERNEL – Les entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant

    24,00 €

    Auteur : Max KOHN
    Année : 2011
    Collection : Langage

    Description :

    Ce livre porte sur le travail clinique en centre maternel à partir des entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris, qui reçoit des mères seules avec leur bébé pendant un an et demi. La rédaction de cet ouvrage couvre cette durée. Le lecteur pourra s’apercevoir qu’il revient aux enfants une position analytique sans pour autant être des analystes. La psychanalyse peut être appliquée en institution sans qu’elle soit de la psychanalyse comme en cabinet, ni de l’analyse institutionnelle, tout en donnant le pouvoir à la parole par divers dispositifs. On s’intéressera à la question : qui parle vraiment dans un discours ? Même si l’éducatrice ou la puéricultrice parlent de la mère ou de l’enfant, dans les réunions cliniques, il n’est pas sûr qu’il s’agisse de ces derniers. Souvent, lorsque l’on parle de la mère, c’est l’enfant qui parle et inversement, ou quelqu’un d’autre, le père, par exemple, ou un ancêtre. Il faut être très attentif à la polyphonie pour pouvoir identifier la voix qui parle comme dans l’expérience analytique, d’ailleurs, sans se précipiter dans une identification. Les entretiens d’accueil sont toujours dans l’entre-deux d’un passé et d’un avenir de la future résidente et de son enfant, dans un contrat qui porte sur la naissance d’un sujet enfin possible, qu’il s’agisse de la mère, de l’enfant, du père ou d’autres. Le projet inconscient de la mère y déploie les points morts de l’histoire familiale dans un transfert des affects désaffectés, dans un espace qui peut devenir analytique, quelle que soit l’appartenance culturelle. L’entretien d’accueil est confronté à la vivacité du moment qui devra s’inscrire dans le temps grâce à un espace, et sans que cela soit prévisible ou qu’on puisse l’anticiper.

    Max KOHN, psychanalyste membre d’Espace analytique, maître de conférences, habilité à diriger des recherches à l’université Paris Diderot–Paris 7, Centre de Recherches «Psychanalyse, Médecine et Société» (C.R.P.M.S) EA 3522, psychanalyste à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris (Fondation Albert Hartmann, Société Philanthropique).

    ISSN : 2109-7305
    ISBN : 978-2-9524573-6-0

  • P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 11 – 1996-1998

    22,00 €

    Auteur : Pierre FÉDIDA
    Année : 2024
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    Les écrits entre 1996 et 1998 de P. Fédida reflètent les préoccupations de l’auteur. Ceux-ci sont liés à un nouvel état d’esprit chez le public en lien avec une époque où les prescriptions de médicaments psychopharmacologiques deviennent usuelles, où les biotechnologies proposent de nouvelles offres pour l’organisme et le vivant et où le danger du SIDA (VIH) fait partie du quotidien et avec celui-ci l’appel d’urgence de trouver rapidement des traitements. Le champ de l’immunologie est à réfléchir quant aux réactions différentes des patients et l’observance de la prescription de médicaments chez le patient est encore un autre sujet à traiter. À ce moment-là, les sexualités sont mises en avant et celles-ci demandent leur droit d’exister.

    La recherche à l’université doit anticiper sur ces nouvelles tendances et sur les transformations que cela implique pour la recherche. Quant aux psychanalystes, il s’agit de revoir leurs représentations de l’hypocondrie, de l’idéal du Moi, de la capacité de rester neutre, du lieu de la parole ainsi que le rapport avec son historicité. Les implications socio-psychologiques par ces nouvelles situations et ces possibilités nouvelles par les avancées en médecine créent des exigences et une nouvelle conception du bien-être. La demande du patient se déplace, des exigences sont formulées et la situation psychanalytique a commencé à se trouver transformée par tout cela.

    L’importance de la participation de la psychanalyse à la prise en charge de la santé en tant que méthode de traitement, d’une part, et en tant qu’outil de recherche, d’autre part, nécessite de la rendre plus visible et de créer des débats plus grand public. Une certaine urgence s’est profilée pour collaborer avec les autres disciplines et le travail en binôme devient une règle dans les biotechnologies.

    Fédida a été très actif pour créer un mouvement de recherche, cela à la fois dans la création d’une association de recherche en psychopathologie, en donnant plusieurs interviews télévisés pour expliquer les travaux du Centre d’Études du Vivant qu’il a créé, pour montrer à travers les débats avec les collègues d’autres disciplines que la collaboration et l’échange sont indispensables. Une nouvelle ère a commencé dans laquelle les disciplines ne sont nullement en rivalité pour proposer une bonne prise en charge pour rétablir ou préserver la bonne santé – bien au contraire. Pour bien mener toutes ces entreprises et réactualiser la recherche, P. Fédida propose également sa candidature à la présidence de l’université Paris 7 – Denis Diderot.

    Les transcriptions des interviews de P. Fédida reproduites ici ont pour vocation de restituer la vivacité de l’animation des débats de cette époque qui sont toujours aussi actuels. Le lecteur pourra trouver les vidéos sur You Tube. Tout l’intérêt de cela sera de permettre l’expérience comparative entre lire l’auteur ou l’écouter – deux expériences différentes qui créent une sorte d’interactivité entre le lecteur, les contenus et l’auteur.

     

    ISBN : 978-2-487513-00-6

     

  • TERRE-MÈRE ET DÉPENDANCES

    24,00 €

    Auteur : Colette LHOMME-RIGAUD, préface de Marcel Rufo
    Année : 2011
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    La perte de la terre-mère et de l’origine sont les concepts clefs de ce livre permettant de comprendre les mécanismes à l’oeuvre dans le recours aux substances toxiques, en particulier à l’adolescence. L’ouvrage tend à montrer, à travers des cas cliniques, la connexion entre les conduites de dépendance et les événements de vie des ascendants, désignés sous le terme de traumatismes transgénérationnels. L’idée d’une transmission d’actes transgressifs, provenant des ascendants et entraînant une pathologie chez les descendants, est présente dans les mythes grecs à travers la notion de fatalité.

    Les processus d’incorporation sont sur le devant de la scène clinique lorsque les ascendants effectuent des actes transgressifs ou subissent des événements traumatiques qui ont débordé leur possibilité de mentalisation. La répercussion de ces vécus appartenant à la préhistoire du sujet prend alors des modalités mélancoliques. Les processus addictifs s’inscrivent dans ce destin décrit dans les mythes, du fait qu’ils comportent tous un fantasme d’incorporation annihilant le processus d’introjection.

    L’auteur, spécialiste de l’approche interculturelle, analyse cette relation anormalement rapprochée entre le sujet de la 3e génération et son ascendant grand-parental. Car celle-ci entraînera ensuite une modification de la relation filiale de ce sujet avec l’axe parental par la confusion des générations. Selon l’enfant, les premiers êtres créés sur terre sont forcément ses aïeux: le lieu qu’ils occupent est donc l’origine en soi de tout et de l’enfant lui-même. L’ »ex-il » réactive ces représentations et angoisses archaïques en décentrant le sujet et l’aliénant. L’exil vécu par les ascendants, en faisant perdre la terre-mère, par une effraction véhiculée à travers plusieurs générations, ne perd pas de sa dangerosité à travers le temps. Le risque est de faire se dissoudre l’origine primordiale.

    Colette LHOMME-RIGAUD est professeur à l’Université Paris 5 – René Descartes. Psychanalyste et psychothérapeute, elle a fondé une formation interculturelle à l’Université de Montpellier et l’a poursuivie à l’Université René Descartes; elle est l’auteur de nombreuses publications autour de la phobie infantile, les fonctionnements limites et les processus addictifs à l’adolescence.

    ISSN : 2109-7305
    ISBN : 978-2-9524573-5-2

  • P. FÉDIDA : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 5 – 1983-1985

    40,00 €


    Auteur : Pierre FÉDIDA
    Année : 2021
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    Les textes de 1983 à 1985, présentés ici, sont dédiés à l’approfondissement de la théorie psychanalytique dans le cadre de la formation, d’une réflexion métapsychologique ou de la supervision du psychanalyste. Ceux-ci répondent à l’actualité d’autres écrits publiés récemment et se situant dans la recherche en psychopathologie ou dans le champ social, par exemple, la paranoïa sous le prisme des théories de la communication ou le travail du rêve caractérisant la psychanalyse mais aussi une clinique du sommeil. Puis, le propre du travail psychanalytique par rapport au rêve est illustré à travers une étude de cas.

    Pierre Fédida a toujours répondu présent pour collaborer avec ses collègues d’autres disciplines et il a su se rendre disponible pour démontrer l’apport de la psychanalyse à l’actualité et au fait social. Ainsi, le lecteur trouvera-t-il ici quelques exemples, très variés tels qu’une préface à un ouvrage sur les « correspondances », l’interview sur la situation du psychologue alors que le diplôme n’était pas valorisé et n’était pas professionnalisant et aussi sur la question identitaire (« l’identité française ») du point de vue psychanalytique. Les ouvertures de discussion permettent de mieux caractériser la clinique psychanalytique, notamment en ce qui concerne la condition du langage chez le psychanalyste et la construction de la mémoire par rapport à cette fonction du langage et de l’écoute.

    Les collaborations variées avec ses collègues se traduisent dans la présentation que P. Fédida fait du colloque « Phénoménologie, Psychiatrie, Psychanalyse » dont il a été à l’origine. Les photos d’archives de cet événement scientifique important sont ici reproduites et servent à rendre hommage à ceux qui ont contribué à l’histoire des idées et de la pensée : H. Maldiney, J. Schotte, J. Laplanche, R. Kuhn, W. Blankenburg, A. Tatossian, Y. Pélicier, R. Ebtinger, Bin Kimura, D. Widlöcher et beaucoup d’autres collègues.

    Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.

    ISBN : 978-2-491494-45-2

  • P. FÉDIDA : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 6 – 1986-1990

    29,00 €

    Auteur : Pierre FÉDIDA
    Année : 2021
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    La période entre 1986 et 1990 est particulièrement féconde car elle définit les bases permettant aux psychanalystes d’envisager une collaboration avec d’autres disciplines ainsi que d’autres orientations méthodologiques. Les textes ici regroupés sont le résultat de nombreux colloques et collaborations sur les plans national et international, d’où la reproduction d’articles de presse en portugais, justifiée par les nombreux séjours de Pierre Fédida au Brésil et en particulier à Sao Paulo. En effet, préparant la création du laboratoire de psychopathologie fondamentale au sein de l’Université Paris 7, inauguré en 1989, P. Fédida a développé une sorte de « filiale » de ce laboratoire à l’université de Campinas. Les textes de présentation, de la postface et de l’éditorial témoignent de l’inauguration d’une fédération de l’activité éditoriale des travaux scientifiques dont l’apothéose a été la création de la Revue Internationale de Psychopathologie, co-dirigée par lui et Daniel Widlöcher. Cette revue a modernisé la psychopathologie de l’époque et est devenue l’organe de publication fruit d’une collaboration intense entre les nombreux membres prestigieux du comité scientifique et du comité éditorial international. Par cette revue passait les travaux de recherche dans le domaine de la psychopathologie et chacun d’eux était discuté et examiné par un comité qui se réunissait avant chaque publication. Cette exigence dans la dynamique entre recherche scientifique et collaboration éditoriale est devenue exemplaire à partir des années 1990 et a été prise comme modèle de norme dans les évaluations du CNU, dont les membres du comité faisaient en général partie. Loin de la dérive bibliométrique que l’on observe aujourd’hui, le but était de fixer des conditions précises pour une activité vivante d’un travail scientifique publié dans une revue de recherche. Les travaux devaient donc être discutés et de préférence par un collègue d’une autre orientation, donc non acquis à ces recherches.

    Ainsi, dans ses publications, P. Fédida insiste sur les bases métapsychologiques de l’activité de recherche du psychanalyste, laquelle passe d’abord par une réflexion sur le cadre et les conditions de la parole recueillie, traitée dans une psychanalyse. Le point nodal par lequel se passe une telle observation est le transfert et le contre-transfert. Cette observation dans le contre-transfert n’est pas indemne de l’affect comme le souligne le texte de P. Fédida traitant de l’angoisse dans le contre-transfert. De plus, cette observation dans la langue, dont la poésie est l’équivalent littéraire, est ce que dont tout psychanalyste doit prendre conscience s’il veut étendre son champ de collaboration scientifique, notamment comme ici, à la chirurgie esthétique naissante ou encore aux techniques dites « du corps ». Loin d’être un pêle-mêle de textes, chacun d’eux contribue à paramétrer une recherche psychopathologique effectuée à partir du référentiel psychanalytique.

    Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7),  a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.

    ISBN : 978-2-491494-62-9

    EAN :9782491494629

  • LA PSYCHANALYSE, OTAGE DE SES ORGANISATIONS ? Du contre-transfert au désir d’analyste

    28,00 €

    Auteur : Robert SAMACHER, Préface de Jean-Michel HERVIEU
    Année : 2018
    Collection : École freudienne

    Description :

    Cet ouvrage interroge les rapports complexes des psychanalystes à l’institution, en prenant pour axe inaugural les conflits de pouvoir au sein des écoles et groupes de psychanalystes. Depuis la création, selon les voeux de Sigmund Freud, de l’International Psychoanalytic Association,les luttes d’influence, sur fond de rivalités individuelles et collectives,n’ont cessé de sévir, suscitant des orientations divergentes dans les enseignements théoriques comme dans les pratiques cliniques.

    Les dissensions entre psychanalystes reposent sur deux principaux facteurs que nous examinerons en détail: d’une part, le concept clinique de contre-transfert, dont ce livre retrace l’histoire depuis sa découverte par Ferenczi, à travers les vicissitudes de sa cure avec Freud, et d’autre part,la procédure de la passe, que Jacques Lacan institua au sein de l’Ecole Freudienne de Paris, en énonçant sa Proposition du 9 octobre 1967.

    Malgré les réserves formulées par Sigmund Freud à propos de l’usage du contre—transfert dans la cure,les psychanalystes anglo—américains ont privilégié une relation duelle symétrique, visant la réparation et la gratification, à partir des conceptions théoriques développées par Rank et Ferenczi, perdant ainsi le véritable tranchant de la psychanalyse. Contrairement à une idée reçue, Jacques Lacan, de son côté, n’a pas négligé la dimension du contre-transfert mais l’a articulée à la dynamique du transfert, en déduisant : l’élément inhérent et indispensable à la position de l’analyste: le désir d’analyste.

    S’adressant aussi bien à des psychanalystes expérimentés qu’à des étudiants en psychologie ou à des profanes portant un intérêt à la psychanalyse, ce livre précise les modalités de formation dans cette discipline. Il s’attarde notamment sur le sens de la phrase de Lacan: « Le psychanalyste ne s’autorise que de lui-même… », insistant sur le fait que, dans le champ de la parole, le collectif – que représente le tiers Autre – ne saurait être évacué. Leurrant le sujet, les démarches gratifiantes relèvent de simples techniques psychothérapiques qui, en gommant les effets de la castration liés à la perte définitive et irréversible de l’objet primordial, entravent le travail de fin de cure.

    De nombreuses illustrations cliniques, puisées chez Sigmund Freud, ou encore chez Jacques Lacan et Solange Faladé, étayeront notre propos. Afin de définir mais aussi de préserver ce qui caractérise la position d’analyste, l’auteur approfondira les observations d’Ernst Kris et de Lucia Tower, commentées par Lacan dans ses Séminaires. La description des pratiques dissidentes, à commencer par l’analyse mutuelle de Sandor Ferenczi, et l’évocation des dérives auxquelles ont abouti les psychanalystes anglo-américains (M. Balint, M. Little, P. Heimann, L. Loewenstein, O. Renik. ..), mettront en évidence, par contraste, la position à tenir lorsque l’on travaille comme psychanalyste.

    Robert Samacher a exercé comme psychologue de secteur psychiatrique (Maison-Blanche) et a enseigné comme Maître de conférences à l Université de Paris-7 (Denis—Diderot). Psychanalyste, élève de Solange Faladé il est actuellement le Directeur de l’École Freudienne, qu’elle a fondée en 1983 suite à la dissolution de l’École freudienne de Paris.

    ISBN : 979-10-90590-62-5

  • A. TATOSSIAN : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 6 – 1984-1985

    29,00 €

    Auteur : Arthur TATOSSIAN
    Année : 2021
    Collection : Phénoménologie

    Description :

    Ce Tome 6 est consacré en majeure partie à la dépression, ou plutôt aux dépressions. « La vie faute de mieux, les déprimés » est un texte ayant pour but de faire connaître au plus grand nombre une pathologie très banale de nos jours dans notre société et qui sera probablement de plus en plus fréquente du fait de la rapidité des changements du mode de vie imposés par les progrès technologiques. La dépression peut n’être qu’une démission passagère dans une situation difficile mais parfois peser sur toute une vie et même conduire, en particulier lorsqu’il s’agit de mélancolie, à un acte suicidaire. Sans érudition excessive mais sans simplification exagérée, est ainsi présenté l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur les dépressions, les apports de la biologie, de la psychologie et de la psychanalyse, les traitements utilisables mais aussi le vécu des déprimés et ce qu’attendent ces patients de leur entourage et de leurs médecins, généraliste et psychiatre.

    Dans un autre texte, « Les pratiques de la dépression : étude critique », Arthur Tatossian montre comment sont considérés le déprimé et la dépression par le grand public, par le généraliste et par le psychiatre, ce qui l’amène à étudier les rapports et intrications entre théorie et pratique clinique, l’intérêt du diagnostic catégoriel et celui du diagnostic dimensionnel, le rôle des facteurs psychologiques et sociaux sur la vulnérabilité dépressive et les différences entre la pratique du généraliste et celle du psychiatre ; ces praticiens ne voient pas les mêmes malades ce qui explique des modalités de prise en charge et de traitement différentes. Cela conduit l’auteur à formuler le souhait – c’était en 1985 – que l’étudiant en médecine bénéficie d’une meilleure formation quant à l’origine des troubles psychiques et à leur prise en charge par le généraliste, facilitée par la mise à disposition de psychotropes de plus en plus maniables, avec peu d’effets secondaires graves. Il insiste toutefois sur le fait qu’il ne faut pas oublier que le plus important, à long terme, n’est pas la chimiothérapie mais la compréhension du vécu du patient et donc la communication confiante entre soigné-soignant, ce qui implique de savoir et pouvoir consacrer du temps au patient par l’écoute et une approche psychothérapique au sens large du terme.

    Des questions sont ensuite posées et discutées avec humour telles : Avons-nous tous besoin d’un psychiatre ? ou encore Quelle est la place des benzodiazépines dans le traitement des dépressions ?  Enfin, sont présentées la notion d’évènement chez des éthyliques chroniques et des recherches qui ont permis de distinguer, chez ces derniers, ceux qui peuvent bénéficier de mesures préventives pouvant leur éviter une rechute.

    Arthur TATOSSIAN (1929-1995), neuropsychiatre, médecin des Hôpitaux de Marseille et professeur de psychiatrie et de psychologie a travaillé et enseigné d’abord à l’Hôpital Sainte-Marguerite de Marseille puis au CHU La Timone à Marseille. Il a également enseigné la psychopathologie à la Faculté des Lettres à Aix-en-Provence et a consacré une partie de son temps aux associations caritatives. Son œuvre couvre des domaines variés : neurologie, psychiatrie, psychologie, psychopharmacologie, phénoménologie mais elle est surtout connue pour la contribution de l’auteur au développement de la psychiatrie phénoménologique. Arthur Tatossian a été aussi président du Syndicat des psychiatres français (1984-1990), auteur d’environ 300 publications dont beaucoup d’entre elles sont traduites dans plusieurs langues : japonais, italien, portugais, espagnol et a reçu un Prix décerné par l’Académie Nationale de Médecine.

    ISBN : 978-2-491494-57-5

    EAN :9782491494575

  • JUSTE UNE VOIX

    23,00 €

    Auteur : Marion DESSAULES
    Année : 2020
    Collection : Littérature

    Description :

    Une femme et sa nouvelle coiffeuse, un homme et son amante le jour de ses trente ans, quelques jours de vacances autour d’une piscine vide, l’ambition d’Amar Dahrieussouk de devenir écrivain et de faire interdire les chiens à Paris, l’histoire d’un directeur de théâtre apparemment alcoolique, l’intranquillité identitaire d’une jeune femme à la suite de sa relation douloureuse avec un écrivain, des séances de psychanalyse qui tournent mal, quelques éclairs de bonheur quand même, volés à la violence du monde :  l’essentiel est de le dire avec justesse et sans trop d’injustice pour que le lecteur s’y retrouve.

    Marion Dessaules vit et travaille au milieu des livres près de Paris.

    ISBN : 979-10-90590-78-6

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