Le concept de la castration dans une psychanalyse
29,00 €
Auteur : Julie MORTIMORE
Année : 2020
Collection : PsychanalyseDescription :
Existe-t-il un au-delà de la castration ? Et un au-delà du complexe d’Œdipe ? L’auteur a choisi de questionner cette aporie que Freud nous a léguée comme point de butée infranchissable des cures psychanalytiques et d’étudier ce concept majeur en psychanalyse qu’est la castration, pivot de la vie psychique, son lien inextricable avec le complexe d’Œdipe et son implication dans la formation et dans la résolution des symptômes. À l’appui d’un travail théorique et de la clinique psychanalytique d’aujourd’hui, il s’agira de montrer comment la cure psychanalytique, et la position du psychanalyste, visent à introduire la castration. Ce travail propose d’articuler les œuvres de trois auteurs majeurs de la psychanalyse, Sigmund Freud, Jacques Lacan et Pierre Fedida, non pas pour les opposer ou les confondre mais pour mettre en perspective leur champ d’expérience, selon leur référentiel et leur style, desquels ressortiront notamment les notions de Spaltung (division et clivage) et d’absence.
Julie Mortimore, clinicienne, assure des psychothérapies et des psychanalyses en libéral. Elle a effectué son doctorat en psychanalyse à l’Université Paris-VII. Elle est membre clinicienne du RPH-École de psychanalyse.
ISBN : 979-10-90590-84-7
GABRIEL BACQUIER – Le génie de l’interprétation
20,00 €
Auteur : Sylvie OUSSENKO
Année : 2011
Collection : Arts et culturesDescription :
Génie de l’interprétation, certes avec ce qu’il faut de fidélité et d’invention mêlées pour exceller en ce genre. Artiste complet, Gabriel Bacquier se dit comédien-chanteur et non l’inverse : c’est sa révolution copernicienne. En effet, la musique colore la poésie, satellite de celle-ci. Venu d’une jolie ville du Languedoc, il a conquis Bruxelles puis Paris, enfin le monde entier depuis son admirable Don Giovannidu 9 juillet 1960 à Aix- en-Provence. Gabriel Bacquier séduit, fascine, obsède : il possède un charme qui lui est propre, fait de douceur et de virilité, d’impétuosité et de subtilité, une noblesse un rien sauvage, une fragilité déconcertante. Il est l’homme des paradoxes, le bateleur habité des personnages qu’il incarne avec une foi qui frôle les abîmes.
Né en 1924, formé au sein des troupes, il s’est forgé des armes invincibles car toujours remises en question. Amoureux et gourmand des mots, il sert les textes de sa musicalité infaillible. Belcantiste fou de Bellini, il offre aux grands classiques (Rameau, Gluck) une palette sonore aux effets maîtrisés ; mozartien modèle, il rend à Verdi sa grandeur tragique et sa pétulante santé ; interprète inégalé de Debussy, il entre dans l’univers souvent gouailleur de Poulenc. Il aime la chanson, le rire, la gaudriole, la peinture, la bonne table et la littérature… Peut-être cette dernière avant tout…
Gabriel Bacquier aime la vie d’amour : aussi songe-t-il sereinement à la mort ainsi que le faisait Mozart. La truculence que l’on prête à cet artiste, à cet élu des dieux, à cet insufflé de l’Esprit ne serait-elle qu’une façade destinée à protéger le noyau incandescent de son mystérieux génie ?ISSN : 2109-7305
ISBN : 978-2-9524573-8-7ÉTUDES KLEINIENNES 2 – L’éducation sentimentale
23,00 €
Auteur : Francis DROSSART, Préface de Pr. Bernard GOLSE
Année : 2020
Collection : PsychanalyseDescription :
Tout en restant en continuité avec la pensée freudienne, Melanie Klein, par l’utilisation du jeu en tant que voie d’accès à l’inconscient de l’enfant, (comme le rêve pour celui de l’adulte), a ouvert un champ d’études psychanalytiques qui est loin d’être clos aujourd’hui. Souvent décriée dans les milieux psychanalytiques francophones, sa pensée souffre encore aujourd’hui d’être insuffisamment traduite car souvent caricaturée, et réduite à quelques concepts détachés de leur contexte.
Cet ouvrage vise à remédier à un tel état de fait. Sans négliger la clinique, il s’appuie sur la littérature, les arts plastiques et le cinéma, en essayant d’y saisir, au moyen d’une lecture kleinienne, la complexité fantasmatique qui s’y déploie de façon visible ou inattendue. C’est ainsi que l’Éducation Sentimentale de Flaubert, loin d’une vision solipsiste et étriquée, nous apparaît comme l’un des chefs d’œuvre de la mise en scène, dans toute sa crudité et sa diversité, de la position dépressive kleinienne.
Francis Drossart est psychiatre et psychothérapeute d’exercice libéral, psychanalyste membre et ancien président du IVe Groupe OPLF. Ancien Chef de Clinique des Universités et ancien praticien hospitalier, il a exercé successivement comme pédiatre puis pédopsychiatre. Il est actuellement Directeur de Recherches en psychopathologie et psychanalyse, rattaché au CRPMS, UFR-IHSS, Université de Paris, et responsable pédagogique du DU Clinique Psychanalytique Kleinienne. Membre du French Team of the Melanie Klein Trust’s Website.
Derniers ouvrages psychanalytiques publiés : Hiatus Adolescent (2018, éd. MJW Fédition, co-auteur P. Ayoun), et Une théorie kleinienne de la destructivité et de la créativité (2016, éd. Du Hublot).
ISBN : 979-10-90590-77-9
INSULTES, CRIS et CHUCHOTEMENTS
24,00 €
Auteur : François ARDEVEN
Année : 2017
Collection : PsychanalyseDescription :
L’insulte devance la pensée, le cri la dépasse, le chuchotement la répare peut-être. Que fait-on en insultant l’autre sinon le ranger dans une catégorie, le renfrogner dans son origine, dans un genre toujours déjà nommé ?
La psychanalyse au contraire se donne pour tâche de déployer, avec la culture et à côté de la politique, la pulsion qui existe vers l’inconnu, de préserver l’Ouvert contre le mythe des abysses qu’est toujours la recherche morbide d’une origine fixe (« ta race ! »). La psychanalyse invente un nouveau métier, et donc un nouveau discours où le raté du désir est placé comme objet. Il incombe à celui qui l’exerce d’être pris pour quelqu’un d’autre, l’Autre, un autre, pour ensuite être abandonné, déchu. Évidemment, d’être pris pour un autre engendre bien des malentendus. C’est insultant comme la vie peut l’être. Celle-ci se récapitule au divan, il y a des cris qui sortent des silences, et se murmurent parfois des chuchotements, comme chez Bergman, non pas adressés au contemporain trop semblable ou complaisant, à l’« ami dans les générations », comme dit le poète russe Ossip Mandelstam, mais à un vraiment autre, qu’il s’agira de rencontrer dans l’écume du monde, passé, présent et à venir.
La séance analytique, qui est dans son ordre une performance, reçoit cette vocation de réparer le court-circuit qu’est l’insulte, de rétablir l’ordre des signifiants que la psychose, avec sa façon de poser la réponse avant la question, a inversé.
Vingt chapitres comme vingt tableaux viennent examiner, autour de Freud, avec Rabelais, la pensée de Judith Butler et d’autres, l’insu de l’insulte.
François ARDEVEN est psychanalyste à Paris (membre de l’association Dimpsy), titulaire d’un doctorat de recherche en psychopathologie et psychanalyse de l’Université Paris Diderot, professeur de lettres classiques et lecteur du midrach laïque au centre Medem Arbeter Ring à Paris. Site: stam-medem.blogspot.fr
ISBN : 979-10-90590-59-5
NI LE SOL NI LE SOLEIL
24,00 €
Auteur : Marion DESSAULES
Année : 2020
Collection : LittératureDescription :
Malgré la gravité des sujets abordés dans ces nouvelles, l’écriture et l’humour semblent fournir une issue, ou au moins un chemin. Une femme se transforme en baleine, un poisson rouge nage dans un bocal en forme de téléviseur, des émirs apprennent le français sous hypnose, Sade reçoit une lettre d’une femme qui fut sa lectrice assidue, une jeune femme fait blinder sa porte pour empêcher les souris d’entrer chez elle… Dans cet univers gagné par une folie douce ou plus acide, les métaphores obsédantes finissent par créer un mythe personnel, où chacun peut se lire à son tour.
Marion Dessaules vit et travaille au milieu des livres près de Paris.
ISBN : 979-10-90590-79-3
TAILLER LA ZONE
12,50 €
Auteur : Mika MUNDSEN
Année : 2008
Collection : LittératureDescription :
Il arrive parfois qu’une chanson s’impose à vous, s’empare de vous, au point que vous ne puissiez pas vous empêcher de fredonner sa ritournelle. Et puis, après tout, c’ est plutôt plaisant de se laisser aller…
Ici, l’auteur, Mika Mundsen, s’est fait attraper, alpaguer, posséder par une chanson d’ Alain Souchon. Son rythme, son intrigue ont progressivement fait émerger dans son imagination les profils de personnages, leur caractère, leurs pensées, les ressorts de leurs actions, jusqu’ à ce qu’ils prennent corps et vivent sous ses mots pour notre plus grand plaisir.
Alors n’hésitez pas, venez Tailler la zone ! Le temps d’ une chanson, le temps d’ un amour…ISBN : 978-2-9524668-6-6
Le préanalytique : Freud et le yiddish (1877-1897)
29,00 €
Auteur : Max KOHN
Année : 2013
Collection : PsychanalyseDescription :
Le préanalytique est actuel dans l’histoire de la psychanalyse, dans le cabinet de l’analyste, en institution de soins et dans une Société d’analystes où il s’agit de produire de l’analytique à partir du non analytique. Ce livre présente les écrits préanalytiques de Freud (1877- 1897) qu’il n’a pas incorporés dans ses oeuvres complètes en partant de l’analyse de mots d’esprits yiddish (Witze). Le yiddish est la langue vernaculaire des Juifs ashkénazes, composée d’hébreu et d’araméen, de langues romanes, slaves et de moyen haut allemand, écrite en caractères hébraïques. C’est une langue sans territoire qui pause la question du rapport du corps au langage et à l’inconscient dans une situation de multilinguisme. C’est un processus historique et langagier qui permet de saisir le transfert à une langue.
ISBN : 979-10-90590-17-5
P. FÉDIDA : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 3 – 1977-1982
30,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2020
Collection : PsychanalyseDescription :
Ce troisième volume des œuvres complètes de Pierre FÉDIDA comporte les textes entre 1977 et 1982. Ils sont le reflet des préoccupations de la recherche en psychanalyse, en France. Mais l’auteur affirme son style et ses angles de vue qui lui sont propres. Ceux-ci vont se sillonner à travers son œuvre comme l’avait déjà pressenti Jean-Bertrand Pontalis quand il en a témoigné dans Le Monde des livres à l’occasion de la soutenance de la thèse d’État de P. Fédida (le passage obligé pour devenir professeur des universités). Dans la même année, P. Fédida a publié trois livres d’un coup (Le concept et la violence, Corps du vide et espace de séance et L’absence) sont compter les articles de réflexions figurant dans ce volume sur le fait clinique dans la psychanalyse, sur le rapport entre l’écriture et la clinique, sur la question du corps, du somatique et du sexuel dans une psychanalyse, sur la notion d’états limites ainsi que sur le cas limite par rapport au cas réputés difficiles.
À cette époque se posent les questions essentiellement pour la première fois à savoir définir la « spécificité de la preuve dans le cas clinique » et à s’interroger sur la collaboration entre le travail psychanalytique et la consultation médicale, la prescription du médicament, et plus particulièrement, avec la consultation en génétique dans une perspective de la filiation en rapport avec la symbolisation psychique. Autant de dire que c’est de l’actualité.
En 1979, il est déjà question du « retour à Freud » dans un climat de forte influence par Jacques Lacan, en France, et par la psychanalyse anglaise et américaine. Le psychanalyste était alors appelé à se situer par rapport à ces références. Il devait se questionner par rapport à l’indication d’une cure psychanalytique ou non chez un patient. Celui-ci n’allait pas être facilement admis en psychanalyse et la notion du borderline a constitué en quelque sorte un point d’orientation sur ce que l’on ne pouvait espérer d’une psychanalyse ou non, d’une part, et le danger, d’autre part, de basculer dans une psychothérapie bienveillante avec un certain profil de patients au risque de les installer dans leur symptôme.
Enfin, ce tome trace le début d’une période très féconde d’une synergie entre l’organisation de recherche au sein du laboratoire de l’UFR de Sciences Humaines Cliniques à l’Université Paris 7, le développement d’une activité de publication et de recherche qui a été exemplaire (la qualités des débats des collègues entre eux), et une collaboration nationale entre les universités et les équipes de recherches. À cette époque, la recherche a commencé à prendre une tournure internationale. C’est un fort potentiel de recherche pour une envolée de productivité en matière d’échanges scientifiques et de publication.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), il a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation Institut de la Pensée Contemporaine, co-création Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale », il est l’auteur d’environ 250 publications dont des traductions en plusieurs langues.
ISBN : 979-10-90590-81-6
TERRE-MÈRE ET DÉPENDANCES
24,00 €
Auteur : Colette LHOMME-RIGAUD, préface de Marcel Rufo
Année : 2011
Collection : PsychanalyseDescription :
La perte de la terre-mère et de l’origine sont les concepts clefs de ce livre permettant de comprendre les mécanismes à l’oeuvre dans le recours aux substances toxiques, en particulier à l’adolescence. L’ouvrage tend à montrer, à travers des cas cliniques, la connexion entre les conduites de dépendance et les événements de vie des ascendants, désignés sous le terme de traumatismes transgénérationnels. L’idée d’une transmission d’actes transgressifs, provenant des ascendants et entraînant une pathologie chez les descendants, est présente dans les mythes grecs à travers la notion de fatalité.
Les processus d’incorporation sont sur le devant de la scène clinique lorsque les ascendants effectuent des actes transgressifs ou subissent des événements traumatiques qui ont débordé leur possibilité de mentalisation. La répercussion de ces vécus appartenant à la préhistoire du sujet prend alors des modalités mélancoliques. Les processus addictifs s’inscrivent dans ce destin décrit dans les mythes, du fait qu’ils comportent tous un fantasme d’incorporation annihilant le processus d’introjection.
L’auteur, spécialiste de l’approche interculturelle, analyse cette relation anormalement rapprochée entre le sujet de la 3e génération et son ascendant grand-parental. Car celle-ci entraînera ensuite une modification de la relation filiale de ce sujet avec l’axe parental par la confusion des générations. Selon l’enfant, les premiers êtres créés sur terre sont forcément ses aïeux: le lieu qu’ils occupent est donc l’origine en soi de tout et de l’enfant lui-même. L’ »ex-il » réactive ces représentations et angoisses archaïques en décentrant le sujet et l’aliénant. L’exil vécu par les ascendants, en faisant perdre la terre-mère, par une effraction véhiculée à travers plusieurs générations, ne perd pas de sa dangerosité à travers le temps. Le risque est de faire se dissoudre l’origine primordiale.
Colette LHOMME-RIGAUD est professeur à l’Université Paris 5 – René Descartes. Psychanalyste et psychothérapeute, elle a fondé une formation interculturelle à l’Université de Montpellier et l’a poursuivie à l’Université René Descartes; elle est l’auteur de nombreuses publications autour de la phobie infantile, les fonctionnements limites et les processus addictifs à l’adolescence.
ISSN : 2109-7305
ISBN : 978-2-9524573-5-2SARTRE OU LA CONSCIENCE SOUVERAINE – CRITIQUE DE L’OCCIDENTALOCENTRISME
27,50 €
Auteur : Bassidiki COULIBALY
Année : 2020
Collection : LittératureDescription :
Très tôt Sartre a pris conscience de son engluement dans des héritages, à commencer par celui de la civilisation. Cette civilisation est celle qui s’est d’abord nourrie d’apports exogènes pour ensuite se targuer d’avoir donné naissance au logos entendu à la fois comme étant la parole, la logique, le discours écrit, la loi du monde, l’intelligence, la science, la rationalité, la raison. Au prix d’une guerre sans merci contre tout ce qui n’est pas elle, contre tout ce qui ne fait pas son affaire, « la raison grecque » a procédé méthodiquement à une liquidation des dieux de l’Olympe, à une émancipation de la « raison mythologique », pour finalement s’imposer au fils des siècles, ses millénaires comme Civilisation ou Raison. En effet de sa « naissance » à nos jours, la Raison ne sait faire que trois choses et rien d’autre : mater, formater, colmater la nature en l’homme et hors de l’homme.
En effet pour se constituer, s’imposer et dominer sans partage, tout en « persévérant dans son être » la Raison a sécrété des tautologies, des dogmatismes, des idoles, des principes (le principe d’identité,…), des mythes (le mythe de l’innocence…), des normes, des codes, des lois, des institutions (l’Eglise, l’Inquisition, l’Etat, la prison, etc.), le souverain (roi, prince, empereur, pape, présidents…) le tout charpenté sous forme d’échelle ou de pyramide, cela s’appelle la hiérarchie. Grâce à ses courtisans qui font corps avec la hiérarchie, la Raison se révèle omniprésente, omnipotente, omnisciente : elle est l’âme de la hiérarchie, incrustée dans l’encéphale humain et nulle part ailleurs. Ainsi la Raison a ses thuriféraires, ses inquisiteurs, ses bataillons armés, mais aussi ses fonctionnaires, ses enfants prodiges et ses marginaux, ses enfants terribles et ses rebelles. L’individu nait, vit et meurt sous le joug de la Raison, trop souvent avec le risque de passer au large de sa propre existence. Pour Sartre entre l’être et le néant, il y a l’existence qui nous place d’emblée devant une alternative, sans échappatoire : l’obéissance ou la révolte.
Sur l’échiquier de l’existence, Sartre a traversé le XXe siècle en choisissant d’incarner le personnage du fou de dame Raison. Gavé aux mamelles de la Raison, Sartre a pris le temps de connaitre ses petits secrets, de comprendre sa folle constitution, sa funeste histoire, son fonctionnement théologique, ses desseins inhumains. Sans foi ni loi, sans droit ni devoir, Sartre a décidé en toute souveraineté d’affronter la Raison avec ses petits bras, de faire feu de tout bois en retournant contre la Raison ses propres armes, en « homme total » : totalement engagé, totalement libre. En son nom, et au nom de tous ; avec générosité et amour, partout où la Raison domine et opprime. L’intime conviction de l’« homme total », de l’« individu souverain » est qu’il faut se faire soi-même une raison car la force et les ruses la Raison ne peut avoir raison.
Bassidiki COULIBALY est docteur en philosophie, chargé de cours à l’université de Strasbourg, il est également auteur d’articles et d’ouvrages, notamment Du crime d’être Noir. Un milliard de « Noirs » dans une prison identaire (2006).
ISBN : 978-2-491494-09-4
LA PSYCHANALYSE, OTAGE DE SES ORGANISATIONS ? Du contre-transfert au désir d’analyste
28,00 €
Auteur : Robert SAMACHER, Préface de Jean-Michel HERVIEU
Année : 2018
Collection : École freudienneDescription :
Cet ouvrage interroge les rapports complexes des psychanalystes à l’institution, en prenant pour axe inaugural les conflits de pouvoir au sein des écoles et groupes de psychanalystes. Depuis la création, selon les voeux de Sigmund Freud, de l’International Psychoanalytic Association,les luttes d’influence, sur fond de rivalités individuelles et collectives,n’ont cessé de sévir, suscitant des orientations divergentes dans les enseignements théoriques comme dans les pratiques cliniques.
Les dissensions entre psychanalystes reposent sur deux principaux facteurs que nous examinerons en détail: d’une part, le concept clinique de contre-transfert, dont ce livre retrace l’histoire depuis sa découverte par Ferenczi, à travers les vicissitudes de sa cure avec Freud, et d’autre part,la procédure de la passe, que Jacques Lacan institua au sein de l’Ecole Freudienne de Paris, en énonçant sa Proposition du 9 octobre 1967.
Malgré les réserves formulées par Sigmund Freud à propos de l’usage du contre—transfert dans la cure,les psychanalystes anglo—américains ont privilégié une relation duelle symétrique, visant la réparation et la gratification, à partir des conceptions théoriques développées par Rank et Ferenczi, perdant ainsi le véritable tranchant de la psychanalyse. Contrairement à une idée reçue, Jacques Lacan, de son côté, n’a pas négligé la dimension du contre-transfert mais l’a articulée à la dynamique du transfert, en déduisant : l’élément inhérent et indispensable à la position de l’analyste: le désir d’analyste.
S’adressant aussi bien à des psychanalystes expérimentés qu’à des étudiants en psychologie ou à des profanes portant un intérêt à la psychanalyse, ce livre précise les modalités de formation dans cette discipline. Il s’attarde notamment sur le sens de la phrase de Lacan: « Le psychanalyste ne s’autorise que de lui-même… », insistant sur le fait que, dans le champ de la parole, le collectif – que représente le tiers Autre – ne saurait être évacué. Leurrant le sujet, les démarches gratifiantes relèvent de simples techniques psychothérapiques qui, en gommant les effets de la castration liés à la perte définitive et irréversible de l’objet primordial, entravent le travail de fin de cure.
De nombreuses illustrations cliniques, puisées chez Sigmund Freud, ou encore chez Jacques Lacan et Solange Faladé, étayeront notre propos. Afin de définir mais aussi de préserver ce qui caractérise la position d’analyste, l’auteur approfondira les observations d’Ernst Kris et de Lucia Tower, commentées par Lacan dans ses Séminaires. La description des pratiques dissidentes, à commencer par l’analyse mutuelle de Sandor Ferenczi, et l’évocation des dérives auxquelles ont abouti les psychanalystes anglo-américains (M. Balint, M. Little, P. Heimann, L. Loewenstein, O. Renik. ..), mettront en évidence, par contraste, la position à tenir lorsque l’on travaille comme psychanalyste.
Robert Samacher a exercé comme psychologue de secteur psychiatrique (Maison-Blanche) et a enseigné comme Maître de conférences à l Université de Paris-7 (Denis—Diderot). Psychanalyste, élève de Solange Faladé il est actuellement le Directeur de l’École Freudienne, qu’elle a fondée en 1983 suite à la dissolution de l’École freudienne de Paris.
ISBN : 979-10-90590-62-5
LE TEMPS DANS L’INCONSCIENT ET DANS LA PSYCHANALYSE
23,00 €
Auteur : Isabelle Garniron et Pierrick Brient
Année : 2023
Collection : École freudienneDescription :
La notion de temps en psychanalyse est centrale, et rassemble nombre des points qui posent les questions de ce qu’il en est de cet engagement et de sa rigueur. Elle a même été l’objet d’âpres discussions et de dissensions au sein des associations de psychanalyse. Ce volume rassemble des interventions faites au sein de l’École Freudienne. La cure elle-même est une cure qui prend du temps. Ce n’est pas pour rien qu’un des derniers articles de Freud s’intitule Analyse finie et analyse sans fin. À l’intérieur même de la cure, il y a la nécessaire répétition des séances, avec les tours et retours autour du vide de la Chose, mais aussi il y a la question de la durée de la séance, qui a valu à Lacan les foudres dans les années 1960. Se posent aussi les questions de la mémoire et de l’oubli, avec le nécessaire temps de l’attente : « L’analyste n’attend rien d’autre que de l’inattendu. » C’est que l’inconscient lui-même « ignore le temps », au sens de la durée : pour lui, le temps, c’est celui de la répétition, de ce qui insiste pour se faire entendre. C’est aussi le temps de l’“après-coup”, ce fameux Nachträglich, très tôt mis en évidence par Freud. Et je rappelle les trois “temps logiques” de Lacan, avec l’instant de voir, le temps pour comprendre et le moment de conclure… Le temps en analyse : une notion sans fin…
ISBN : 978-2491494-94-0
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