GENRE ET TRANSIDENTITÉS À L’ADOLESCENCE – comprendre et accompagner
20,00 €
Auteur : Antoine Périer (Dir)
Année : 2025
Collection : PsychologieDescription :
Un fait social semble de plus en plus apparent pour la génération d’adolescents actuelle : la détermination de l’identité de genre s’effectue dans un spectre qui s’étend au-delà de la binarité et, pour certains, jouer avec les formes du genre constitue une étape voire une modalité de construction de cette identité. Il im- porte donc que nous puissions dans nos pratiques de soin accueillir ces questionnements. Nous devons nous efforcer d’en comprendre et d’en accompagner les cheminements sans point de vue préconçu, avec les adolescents que nous rencontrons, dans l’écoute de leur parole ainsi que de celle de leurs parents.
Il n’existe aucun cheminement typique de questionnement sur le genre, aucun parcours typique de transidentité au regard de l’histoire infantile, familiale, d’éventuelles difficultés psychologiques, psychopathologiques ou psychiatriques. Il est donc important que nous puissions développer des modèles pour penser nos pratiques à partir des expériences parfois déjà longues pour certains praticiens ou certaines équipes, plus récentes pour d’autres. Nous nous devons également de débattre, de partager et confronter nos pratiques ainsi que les réflexions qu’elles nous inspirent.
C’est l’esprit de cet ouvrage.
Avec la participation de : Jean Chambry, Anna Cognet, Christine Détrez, Bruno Falissard, Bernard Golse, Aurélie Harf, Alexandre Ledrait, Daniel Marcelli, Céline Masson, François Medjkane, Antoine Périer.
Antoine Périer est Docteur en psychologie, psychanalyste, psychothérapeute à la Maison des Adolescents, hôpital Cochin, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP), co-coordinateur du DU Psychothérapies et psychopathologie développementale, Faculté de santé, université Paris Cité. Auteur de nombreuses publications, dernièrement : États du corps à l’adolescence (dir.), Érès, 2023 ; avec Daniel Marcelli, Trop de choix bouleverse l’éducation, Odile Jacob, 2023.
ISBN : 978-2-487513-99-0
NEUROPSYCHANALYSE – Controverses et dialogues
20,00 €
Auteur : Jean-Benjamin STORA
Année : 2011
Collection : PsychanalyseDescription :
L’esprit se trouve-t-il hors de portée de la science comme le prétendent certains psychanalystes attachés à une approche exclusivement psychique de l’unité psychosomatique humaine ? Ou bien l’esprit n’est-il que le reflet d’une vaste assemblée de neurones ? La neurobiologie et les neurosciences peuvent-elles seules expliquer le fonctionnement si complexe du psychisme humain et rejeter « l’approche dépassée » de la psychanalyse ? Les méthodes de la psychanalyse et des neurosciences sont radicalement différentes et les difficultés épistémologiques considérables rendant fort complexes le dialogue scientifique, s’il peut y en avoir un. Pour faciliter le dialogue et reprendre le questionnement de S. Freud en 1895 de représenter les phénomènes psychiques sous forme de phénomènes neurologiques, le Pr. M. Solms réunit voici 15 ans à New-York des spécialistes de neurosciences et quelques psychanalystes pour fonder le mouvement contemporain de neuropsychanalyse.
Compte tenu de l’impossibilité de répondre à ces questions, du fait des connaissances imparfaites de neurosciences de son époque, S. Freud laisse en suspens la ligne de recherche des neurosciences et développe la psychanalyse de l’inconscient et de son support : l’appareil psychique. Le dialogue doit passer par la reconnaissance réciproque des hypothèses scientifiques et non par leur rejet. Cet ouvrage a pour projet de faire le point des relations entre ces deux champs scientifiques: celui de la subjectivité humaine et celui de la matérialité et de l’incarnation de l’esprit. L’auteur propose de dépasser les clivages et les oppositions idéologiques pour poser les bases d’un futur métamodèle faisant la synthèse de la métapsychologie, de la médecine et des neurosciences.
ISBN : 979-10-90590-01-4
BILINGUISME ET MONOPARENTALITÉ – handicap et discriminations inaperçues
22,00 €
Auteur : Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA
Année : 2013
Collection : LangageDescription :
Une famille sur cinq est monoparentale et le bilinguisme toucherait une famille sur quatre. On estime que les chiffres augmentent, et la monoparentalité et le bilinguisme sont beaucoup plus répandus qu’on pense. Puisque le bilinguisme est aussi répandu, il est étonnant qu’il intrigue toujours et suscite toutes sortes de préjugés. Deux tendances croissantes se conjuguent dans notre recherche: celle de la famille monoparentale et celle du bilinguisme. Les auteurs de cet ouvrage se sont montrés attentifs à l’évolution de ces tendances dans notre société et donnent un aperçu sur les témoignages récoltés auprès du parent isolé, de l’enfant ou des enfants de familles monoparentales bilingues sur la cohabitation de langues et de cultures dans leur famille. S’intéresser à ce vécu est un travail important dans la psychothérapie, mais aussi dans toute situation de soin médical, dans l’assistance sociale, éducative et administrative.
La présence du bi- ou plurilinguisme dans une famille monoparentale signale souvent qu’il manque quelqu’un qui donne sens à cette présence de la pluralité des langues et des cultures: l’autre (souvent le parent) n’est plus là pour représenter la langue qui fait partie de la vie familiale et qui est désormais la sienne. Dans cette nouvelle forme de famille, le parent isolé deviendra porteur isolé de langues et de cultures. Cette situation porteuse de créativité comporte aussi des vulnérabilités et doit surmonter le risque du handicap.
ISBN : 979-10-90590-04-5
HONTE ET ÉDUCATION
23,00 €
Auteur : Sous la direction de André LACROIX et Jean-Jacques SARFATI
Avec la participation de Marine CHIFFLOT, Ion COPOERU, Thomas DEQUIN, André LACROIX, Jean LAUXEROIS, Jean-Charles PETTIER, Jean-Jacques SARFATI, Monique SCHNEIDER et Cristina TÎRHAS.
Année : 2017
Collection : PsychologieDescription :
L’usage de la honte en éducation fait plus souvent polémique que débat. L’objectif des auteurs de cet ouvrage est de réfléchir sur ce sujet, sans souci guerrier particulier, mais afin de proposer une ou des réponse(s) raisonnable(s) sur la question. La polémique, selon eux, vient du fait que ce thème est souvent envisagé sous l’angle de la posture et rarement sous celui de l’analyse. Il est ainsi laissé dans l’obscurité et la confusion.
Les distinctions nécessaires ne sont dès lors pas assez opérées et ce notamment entre honte et humiliation, humiliation et rappel de l’humilité. Or cette obscurité favorise une humiliation qui s’oppose par nature à l’acte d’éduquer qui est souvent rappel à l’homme de ses limites et retour à plus d’humilité.Comment faire lorsque l’on a soi-même comme tout homme limité en son essence à travailler sur ce sujet et qui peut prétendre donner des leçons à autrui dans ce domaine? L’acte d’éduquer implique donc une profonde humilité de la part de celui qui l’exécute mais il ne doit pas être abandonné, par crainte de faire honte, car notre premier devoir est de nous élever et d’accompagner celui qui souhaite grandir. Alors comment faire pour demeurer humble tout en aidant autrui à retrouver cette humilité mais sans pour autant l’humilier ? C’est une des problématiques que pose le rapport qui se noue secrètement entre honte et éducation et qui doit être approfondi et creusé. Pour tenter d’y parvenir, sont ainsi réunis, dans ce recueil, les réflexions de philosophes, pédagogues, éthiciens, juristes et psychanalystes qui revisitent la question de manière pluridisciplinaire. En effet, nous ne sortirons pas des difficultés qui sont les nôtres si nous ne croisons pas nos regards sur ce sujet et si notamment nous ne formons pas les enseignants et les futurs enseignants sur celui-ci.
Nul ne peut en effet, selon les auteurs de cet ouvrage, faire oeuvre pédagogique sans souci éthique mais nul ne peut être dans l’éthique s’il souffre trop profondément. Or la honte est, avant tout, une souffrance qui paralyse l’être et le détruit peu à peu s’il n’y prend garde. Il en est de même de l’immodestie et de l’impudence qui sont les traits caractéristiques de tous les tyrans.
ISBN : 979-10-90590-58-8
HIATUS ADOLESCENT
23,00 €
Auteur : Patrick AYOUN, Francis DROSSART (Sous la dir. de)
Préface de Philippe GIVRE
Année : 2018
Collection : PsychologieDescription :
L’adolescence n’est pas une maladie et dans ce sens, ce livre n’est pas un traité sur l’Adolescence. Il se lit plutôt comme un Essai. Car la rencontre entre des analystes aventureux et des adolescents blessés, blessants et perdus nous met en garde devant toutes sortes de généralisations. Ces rencontres évoquent plutôt la houle de la mer ou la vague qui « vient par en dessous » tant la clinique peut être déstabilisante et inattendue. La consultation ou la psychothérapie place le psy (psychiatre, psychanalyste, psychologue clinicien) du côté des travailleurs de la mer, tels que les décrit Victor Hugo, par la façon de se faire malmener. Incontestablement, il y a des qualités et des compétences requises dans la clinique de l’adolescence qui font penser comme à un hommage à Montaigne. Comme lui, nous dirions : « Peignons pas l’être mais le passage ».
L’hiatus adolescent n’est donc pas une nouvelle catégorie diagnostique mais une proposition de donner un nom à ce que l’on trouve dans la clinique. Trop grave, trop important, obéissant à trop d’influences entre le familial, le sociétal, le pédagogique, l’institutionnel et le pulsionnel pour se réfugier derrière une prétention théorique quelconque, nous l’avons ainsi nommé « Hiatus » pour tenter de dire en une formule, ce que nous espérons juste, entre justice et justesse, de cette relation, de ce temps logique et de ces mouvements du corps et de l’âme.
Parlons de la rencontre clinique et non de la théorie, car il n’y a pas de garantie dans ce domaine ni pour ces essais non transformés ni pour ces tentatives encore vaines : deuils de la tendresse et de l’enfance, inventions de la génitalité et de l’âge adulte. La référence à la psychanalyse reste pourtant toujours utile et ces essais sont aussi un hommage à Freud. Nous pensons cette ouverture comme indispensable à la clinique : c’est comme la rencontre improbable de « deux tunnels qu’on perce des deux côtés de la montagne ».
PATRICK AYOUN psychiatre hospitalier en unité de traitement ambulatoire pour adolescents. Il a créé un centre de crise et y a exercé durant treize ans. Psychanalyste, il est inscrit comme analyste praticien à Espace Analytique. Membre du Conseil Scientifique et Technique de l’Association des docteurs Bru, il est chargé de la supervision de la Maison d’Accueil des docteurs Bru : internat pour jeunes filles victimes d’inceste ainsi que chargé de cours aux DU protection de l’enfance et adolescent difficile à Bordeaux. Il a publié Questions d’inceste (O. Jacob, 2005) avec G. Raimbault et L. Massardier et Inceste quand les mères ne protègent pas (2012) avec Hélène Romano.
FRANCIS DROSSART exerce comme Psychiatre Hospitalier en Unité de Psychopathologie Adolescents. Il est psychanalyste membre du IVe Groupe OPLF, et Directeur de Recherches (HDR) au CRPMS, Université Sorbonne Paris Cité. Dernier ouvrage publié : Une théorie kleinienne de la destructivité et de la créativité (éditions du Hublot, 2016).
ISBN : 979-10-90590-64-9
LE TEMPS DANS L’INCONSCIENT ET DANS LA PSYCHANALYSE
23,00 €
Auteur : Isabelle Garniron et Pierrick Brient
Année : 2023
Collection : École freudienneDescription :
La notion de temps en psychanalyse est centrale, et rassemble nombre des points qui posent les questions de ce qu’il en est de cet engagement et de sa rigueur. Elle a même été l’objet d’âpres discussions et de dissensions au sein des associations de psychanalyse. Ce volume rassemble des interventions faites au sein de l’École Freudienne. La cure elle-même est une cure qui prend du temps. Ce n’est pas pour rien qu’un des derniers articles de Freud s’intitule Analyse finie et analyse sans fin. À l’intérieur même de la cure, il y a la nécessaire répétition des séances, avec les tours et retours autour du vide de la Chose, mais aussi il y a la question de la durée de la séance, qui a valu à Lacan les foudres dans les années 1960. Se posent aussi les questions de la mémoire et de l’oubli, avec le nécessaire temps de l’attente : « L’analyste n’attend rien d’autre que de l’inattendu. » C’est que l’inconscient lui-même « ignore le temps », au sens de la durée : pour lui, le temps, c’est celui de la répétition, de ce qui insiste pour se faire entendre. C’est aussi le temps de l’“après-coup”, ce fameux Nachträglich, très tôt mis en évidence par Freud. Et je rappelle les trois “temps logiques” de Lacan, avec l’instant de voir, le temps pour comprendre et le moment de conclure… Le temps en analyse : une notion sans fin…
ISBN : 978-2491494-94-0
ÉROS SANS THANATOS ? Le déni de la pulsion de mort des pères du freudo-marxisme
25,00 €
Auteur : Sébastien ALLALI
Année : 2017
Collection : PsychanalyseDescription :
Bien des choses opposent Freud à deux de ses disciples : Otto Gross et Wilhelm Reich, les pères du freudo-marxisme. Ces derniers critiquent sévèrement le patriarcat, promouvant l’égalité des sexes et l’amour libre. Anarchistes radicaux, ils rejettent la religion et toute forme d’autorité. De même, tandis que, selon Freud, l’éducation doit inhiber, interdire et réprimer pour aider l’enfant à se civiliser, Gross et Reich, fidèles à Rousseau, font l’apologie d’une éducation sans contrainte. Freud se voit donc dans l’obligation de prendre ses distances avec des disciples de plus en plus indésirables. Les points de rupture concernent l’étiologie des névroses, la possibilité d’une « psychothérapie populaire », les modalités de la cure, les rapports entre psychanalyse et politique, la famille, l’éducation, la religion, le travail ou encore la création artistique. L’anthropologie freudo-marxiste et la pratique clinique de ses théoriciens reposent sur une critique du capitalisme et l’adoption d’un modèle inspiré d’hypothétiques sociétés matriarcales disparues. Réformer la société permettrait, selon eux, d’en finir avec la névrose.
La pensée de Gross et celle de Reich ont eu un rôle de taille, non seulement dans l’histoire de la psychanalyse mais encore dans l’élaboration même de la pensée freudienne. Ils furent les premiers à insister sur la part essentielle de la misère économique et de la misère sexuelle dans l’origine des névroses. Toutefois, la radicalité de ce mouvement a entraîné son propre déclin. Les théoriciens freudo-marxistes furent confrontés à leurs propres contradictions : la sexualité débridée et le primat de l’Éros ne pouvaient, à eux seuls, rendre heureux les individus. En effet, peut-on refouler Thanatos sans nier le réel ?
Sébastien Allali est neuropsychologue et docteur en psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse. Il enseigne la philosophie.
ISBN : 979-10-90590-60-1
LA BELLE HISTOIRE DU PRÊT-À-PORTER 1950-2000
39,00 €
Auteur : Joseph FARNEL
Année : 2022
Collection : Arts et cultureDescription :
En 1935, dans un petit atelier en étage à l’angle des rues où sont construites maintenant les grandes boutiques démarrait une fabrication de prêt-à-porter. Quelques années après la guerre, deux des fils prennent l’affaire en main. À ce moment-là, les restrictions et la pénurie de matières premières se font cruellement ressentir. Ainsi la mode pour hommes consiste à se vêtir des surplus de l’armée américaine du genre battle-dress, flying-dress et autres. Qui précédera le style « Zazou ».
Quand Joseph Farnel a intégré le petit atelier de son père, en 1950, pour apprendre le métier de tailleur, ses vues sont tout à fait autres : pas de vêtements tristes et lourds. Ainsi, il ira sillonner la France du textile, se glisser dans les stocks des usines et parviendra, non sans mal, à trouver des étoffes innovantes. Il dépose alors sa première marque « ORLY » l’envol de l’élégance masculine. Le succès est immédiat, les confectionneurs le suivent et, pour la première fois, le nouveau nom « Prêt à Porter » apparaît qui remplace celui de confection. Il va de nouveau sillonner la France mais cette fois pour convaincre les détaillants de l’hexagone et ça marche ! Les premiers salons européen de l’habillement masculin y contribue pour une grande part et principalement pour l’exportation…
Quelques années plus tard son frère Henri le rejoint et forment à eux deux une redoutable équipe. Joseph s’occupant du style et des relations commerciales, Henri de la production. En 1965, les frères Farnel rencontrent les frères Renoma et achètent la concession. Joseph dessine une collection complète et monte un groupe réunissant tous les produits vestimentaires pour hommes. Le succès est foudroyant. Le lancement d’une ligne féminine, en 1970, qui attire des femmes célèbres, telles que Sofia Loren, madame Kennedy et beaucoup d’autres, suivi du lancement d’une nouvelle marque pour enfants, « Les enfants Terribles, qui sera suivit par « Les amoureux terribles », marque de sportwear. Là aussi énorme succès… Notamment, en 1975, commence une collaboration étroite avec le Prêt-à-Porter couture de Chanel, Dior, J.-L. Scherrer et d’autres, installant ainsi les frères Farnel à la pointe de la mode et de la qualité.
Vous trouverez dans cet album outre des photos de mode (les coupes, les décors, les mannequins) mais aussi des anecdotes concernant les VIP de toutes les catégories (politique, show-bizz, industriels, de la finance, etc…) qui se bousculaient dans le show-room près du Marais à Paris qui méritait bien son nom de capitale de la mode.
À mesure que vous tournerez les pages les anciens se reconnaitront, les plus jeunes découvriront…
Bonne lecture
ISBN : 978-2-491494-85-8
LE PRÉNOM – Pour une clinique du prénom à l’exemple du » yin » au Sud du Bénin
23,00 €
Auteur : Camille DOSSOU
Année : 2012
Collection : PsychologieDescription :
Un mot est mis sur une histoire et un prénom est donné pour une vie. Prénommer un enfant, ce n’est pas simplement lui donner un prénom, mais lui offrir un support qui lui servira d’objet d’étayage. Cet ouvrage sur le prénom s’inscrit dans une recherche clinique autour du projet parental et de l’identité subjective. Il explique l’implication psychique des parents dans l’attribution du prénom et éclaire le projet parental – celui qui attend l’enfant, le support de ses identifications et sa construction psychique. Le lecteur pourra voyager à travers une civilisation du Sud du Bénin qui retrace le parcours d’un prénom avant d’être donné tout en comparant ces usages avec celles d’autres cultures. Le prénom est le point de départ pour effectuer un voyage anthropologique où il est important de le comprendre non seulement selon son aspect clinique et subjectif pour celui qui le porte, mais aussi selon une réciprocité entre le parent attribuant le prénom et celui qui l’incorpore. Cette lecture est accessible à tout public et fera réfléchir sur soi et le projet familial.
À travers des cas cliniques et des situations de la vie quotidienne, l’auteur a montré l’importance du prénom pour la vie psychique, familiale et sociale de l’individu. Il fera également partager de manière vivante l’expérience de la psychologie acquise et pratiquée au Bénin. Le travail de réflexion sur le prénom est, selon l’auteur, un moyen favorisant le sevrage, mais aussi permettant à l’individu d’accéder au désir et ainsi, à l’autre.
Natif du Bénin et après une expérience en tant qu’assistant en psychologie clinique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, Camille DOSSOU a poursuivi ses études supérieures à l’Université Paris Diderot – Paris 7. Il y obtient le titre de Psychologue Clinicien, puis celui de Docteur de Recherche en Psychopathologie fondamentale et Psychanalyse. Il exerce en tant que Psychologue Clinicien en Île-de-France, avec un intérêt particulier pour les questions interculturelles.
ISBN : 979-10-90590-06-9
SARTRE OU LA CONSCIENCE SOUVERAINE – CRITIQUE DE L’OCCIDENTALOCENTRISME
27,50 €
Auteur : Bassidiki COULIBALY
Année : 2020
Collection : LittératureDescription :
Très tôt Sartre a pris conscience de son engluement dans des héritages, à commencer par celui de la civilisation. Cette civilisation est celle qui s’est d’abord nourrie d’apports exogènes pour ensuite se targuer d’avoir donné naissance au logos entendu à la fois comme étant la parole, la logique, le discours écrit, la loi du monde, l’intelligence, la science, la rationalité, la raison. Au prix d’une guerre sans merci contre tout ce qui n’est pas elle, contre tout ce qui ne fait pas son affaire, « la raison grecque » a procédé méthodiquement à une liquidation des dieux de l’Olympe, à une émancipation de la « raison mythologique », pour finalement s’imposer au fils des siècles, ses millénaires comme Civilisation ou Raison. En effet de sa « naissance » à nos jours, la Raison ne sait faire que trois choses et rien d’autre : mater, formater, colmater la nature en l’homme et hors de l’homme.
En effet pour se constituer, s’imposer et dominer sans partage, tout en « persévérant dans son être » la Raison a sécrété des tautologies, des dogmatismes, des idoles, des principes (le principe d’identité,…), des mythes (le mythe de l’innocence…), des normes, des codes, des lois, des institutions (l’Eglise, l’Inquisition, l’Etat, la prison, etc.), le souverain (roi, prince, empereur, pape, présidents…) le tout charpenté sous forme d’échelle ou de pyramide, cela s’appelle la hiérarchie. Grâce à ses courtisans qui font corps avec la hiérarchie, la Raison se révèle omniprésente, omnipotente, omnisciente : elle est l’âme de la hiérarchie, incrustée dans l’encéphale humain et nulle part ailleurs. Ainsi la Raison a ses thuriféraires, ses inquisiteurs, ses bataillons armés, mais aussi ses fonctionnaires, ses enfants prodiges et ses marginaux, ses enfants terribles et ses rebelles. L’individu nait, vit et meurt sous le joug de la Raison, trop souvent avec le risque de passer au large de sa propre existence. Pour Sartre entre l’être et le néant, il y a l’existence qui nous place d’emblée devant une alternative, sans échappatoire : l’obéissance ou la révolte.
Sur l’échiquier de l’existence, Sartre a traversé le XXe siècle en choisissant d’incarner le personnage du fou de dame Raison. Gavé aux mamelles de la Raison, Sartre a pris le temps de connaitre ses petits secrets, de comprendre sa folle constitution, sa funeste histoire, son fonctionnement théologique, ses desseins inhumains. Sans foi ni loi, sans droit ni devoir, Sartre a décidé en toute souveraineté d’affronter la Raison avec ses petits bras, de faire feu de tout bois en retournant contre la Raison ses propres armes, en « homme total » : totalement engagé, totalement libre. En son nom, et au nom de tous ; avec générosité et amour, partout où la Raison domine et opprime. L’intime conviction de l’« homme total », de l’« individu souverain » est qu’il faut se faire soi-même une raison car la force et les ruses la Raison ne peut avoir raison.
Bassidiki COULIBALY est docteur en philosophie, chargé de cours à l’université de Strasbourg, il est également auteur d’articles et d’ouvrages, notamment Du crime d’être Noir. Un milliard de « Noirs » dans une prison identaire (2006).
ISBN : 978-2-491494-09-4
FIFTY SHRINKS – PORTRAITS DE NEW YORK
49,00 €
Auteur : Sebastian Zimmerman
Année : 2021
Collection : PsychanalyseDescription :
La pièce du cabinet d’un psychothérapeute est un endroit protégé où des secrets sont révélés en confiance et où des sentiments profondément cachés peuvent être dévoilés. Cependant, c’est une pièce ouverte, beaucoup de personne y entrent et en sortent au cours d’une semaine. Étant exclusivement dédiée au terrain de travail du thérapeute, celle-ci sert à accueillir régulièrement de nouveaux patients cherchant des conseils et un traitement. Selon quels critères un psychothérapeute aménage-t-il sa pièce de consultation ? Dans quelle mesure son appartenance théorique peut-elle façonner l’aménagement et la décoration ?
Sebastian Zimmermann relie des interviews empathiques de psychothérapeutes de New York avec des photographies expressives de leur personnalité et de leur cabinet de travail, permettant ainsi de jeter un regard fascinant sur leur vie psychique. L’impressionnante diversité des atmosphères des pièces, des styles d’ameublement et des ambiances reflète un large spectre de conceptions thérapeutiques et d’orientations qui sont exercées par les médecins et thérapeutes qui y travaillent.
Les portraits ainsi crées par l’auteur et photographe, contribuent, par leur individualité, à reconnaître que la personnalité spécifique du thérapeute en exercice constitue un facteur qui est central dans le processus de la guérison. C’est précisément cette personnalité qui transperce clairement à travers les photos et les textes de ce livre.
Sebastian Zimmermann exerce comme psychiatre dans son cabinet privé à Manhattan Upper West Side et, à côté, il exerce comme photographe. Ses travaux ont été publiés entre autres dans New York Times, Daily Mail, Spiegel Online, Wiener Zeitung, L’Œil de la photographie, 20 Minutos, Esquire Russia et Marie Claire Taiwan et également exposés dans diverses galeries. Zimmermann a appris la photographie à l’International Center of Photography (ICP), New York, ainsi que des études privées chez Arlene Collins.
ISBN : 978-2-491494-56-8
Le récit dans la psychanalyse
25,00 €
Auteur : Max KOHN
Année : 2014
Collection : PsychanalyseDescription :
Ce livre répond à la question suivante : quelle est la place du récit clinique chez les psychanalystes ? Le champ de la psychanalyse se situe entre le rhétorique, un art de la persuasion et le narratif, une mise en représentation d’événements réels ou fictifs par le langage. La psychanalyse est à un carrefour entre des événements cliniques et conceptuels dont des récits témoignent. Dans le processus de la cure se joue une ouverture originale sur l’événementiel et l’historique qui engage l’éthique du psychanalyste.
À partir d’un noyau d’auteurs, Freud, Klein, Winnicott, Max Kohn dégage la place du narratif dans le récit clinique des psychanalystes. Le récit dans la psychanalyse peut-il échapper à la rhétorique ? Qu’est-ce que raconter au plus juste quand on est psychanalyste ?Le récit clinique peut faire événement, c’est-à-dire inscrire une déliaison inédite, un effet de sens inattendu. La place du récit clinique pour nous analystes a les apparences d’un symptôme, il s’y joue le rapport à notre désir. Le désir de parler de sa pratique se heurte à l’exigence de rester discret. Le compromis entre le désir et son refoulement fait symptôme dans la pratique du récit clinique et ce d’autant plus qu’il s’adresse à un lecteur. Entre le subjectif et l’objectif, il y a un trajet du narratif qui témoigne de l’espace du transfert et du contre-transfert, c’est-à-dire de la cure. C’est la spécificité de la psychanalyse de poser ce problème, et qui fait qu’il ne s’agit pas de littérature. Si la psychanalyse est prise dans un effet de littérature, elle témoigne avant tout du transfert.
ISSN : 2109-7305
ISBN : 979-10-90590-20-5
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