L’ALLIANCE THÉRAPEUTIQUE – Facteur commun des psychothérapies
25,00 €
Auteur : Sous la direction de Yoann Loisel et Eric Surjous
Avec la participation de :
Jean Becchio, Maurice Corcos, Bruno Falissard, Christophe Flückiger, Camille Le Roux, Yoann Loisel, Mathieu Christof, Stéphane Rusinek, Émeric Saguin, Luc SurjousAnnée : 2023
Collection : PsychologieDescription :
Comment valoriser, dans le soin psychique, la nécessité de la relation ?
Parce qu’il est actuellement au cœur d’études scientifiques rigoureuses, malgré la difficulté à en cerner une définition totalement objective (et peut-être justement parce qu’il ne se laisse définitivement saisir), le concept « d’alliance thérapeutique » apparaît être un très bon outil, susceptible d’inspirer la réflexion et la pratique.
En termes explicites, ceux qui se trouvent réunis ici ont accepté d’évoquer cette base dynamique de leurs thérapies, quel que soit le modèle auquel ils se référent : systémie, psychanalyse, thérapie cognitivo-comportementale, hypnose, thérapies d’activation de conscience….
Les points d’articulation de leur exposé dessinent ainsi un fond commun : une manière renouvelée, surtout, de définir l’indispensable de la relation autant que celle qui serait la plus apte à soutenir le processus thérapeutique.
ISBN : 978-2-491494-93-3
L’ENTRE-CORPS – La symbiose partielle dans l’approche des psychoses en Psychothérapie institutionnelle
28,00 €
Auteur : Catherine de LUCA-BERNIER, préface de Jean OURY
Année : 2013
Collection : PsychologieDescription :
L’ouvrage relève le défi de parler du travail thérapeutique auprès de patients psychotiques à la clinique de La Borde (Loir et Cher). Depuis 1953, Jean Oury y développe une logique du soin où le présupposé d’un transfert psychotique, dissocié et multiréférentiel tient lieu de » mot d’ordre » éthique et politique. Dans ce contexte où coexistent logique poétique et rigueur du soin, l’auteure s’attache à décrire au jour le jour l’accompagnement des sujets dans le déploiement de la vie quotidienne. Les éprouvés et les ressentis dus à une proximité de la psychose ainsi que leur effets sont élaborés au moyen d’une analyse institutionnelle permanente. Est décrit, au travers une cinquantaine de vignettes, ce qui touche au corps et au psychisme, communs au psychotique et au soignant, entre-corps où se manifestent des symbioses partielles, amorces d’une unité du sujet. Ce mécanisme s’inscrit dans un lien transférentiel où l’approche de la psychose se trouve renouvelée par la requalification qui peut être faite du terme de » contaminations » en possibles thérapeutiques. L’auteure s’appuie sur les travaux de Searles, Benedetti, Resnik, Pankow, Michaud et Oury. Un lexique reprenant les expressions utilisées en Psychothérapie institutionnelle est proposé en fin d’ouvrage.
ISBN : 979-10-90590-12-0
FIGURES DE L’EXCLUSION
22,00 €
Auteur : Sous la direction de Houria ABDELOUAHED
Année : 2019
Collection : PsychologieDescription :
Le psychologue clinicien rencontre un réel défi face aux patients touchés par l’exclusion et la précarité. Celles-ci touchent à plusieurs sphères : économique, politique, sociale, juridique et psychopathologique. Le travail dit »de terrain » montre que les exclus ne constituent pas une catégorie homogène. Si l’homogénéité est une fiction ou une généralisation réductrice des singularités, il n’en demeure pas moins que le discours normatif les inclut dans le fait même de les exclure.
La fracture du lien social rappelle douloureusement la définition même de l’exclusion : « Interdire l’accès en fermant pour ainsi dire; retrancher, renvoyer quelqu’un d’un corps, d’une assemblée, mettre hors, ôter l’accès, le droit de, empêcher» (Le Littré). Justement M. Foucault a parlé de cette volonté d’empêcher l’accès à …, de mettre hors de …- va de pair avec « les dispositifs de normalisation ». Ceux-ci ont pour effet de marginaliser des parties de la société et de les précariser. À tel point que ces trois notions (exclusion, précarité, marginalisation) restent intimement liées.
On parle de plus en plus de la fracture du lien, de la béance des dissociations et des fragmentations de la dynamique sociale, de l’adversité socio-économique qui accroit le malaise non seulement de l’individu mais des secteurs sociaux et sanitaires qui se trouvent menacés dans l’exercice de leurs missions de soins et la nécessité pour le système social de donner les moyens aux sujets afin que la rupture ne soit pas irréversible. Dans le champ de la clinique, on réfléchit sur le préjudice, le trauma et l’effet de l’exclusion sur la subjectivité du sujet, son narcissisme et son économie libidinale (sentiment de honte, solitude, perte de repères…). Toutes ces préoccupations deviennent l’inassimilable, le « hors-lieu » dans une société (ou des sociétés) régie par un discours politiquement normatif de plus en plus dominant à l’ère de la mondialisation.
Ainsi, le clinicien exerce sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonistiques, dépression, etc. On peut se demander comment le clinicien peut-il travailler correctement lorsque le manque à avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le réel confronte à la blessure narcissique, lorsque le sujet arrive en consultation ou à sa séance avec la béance d’une demande ?
Houria ABDELOUAHED est psychanalyste, Maître de Conférences et Directeur de Recherche à l’Université Paris Diderot – Paris 7, membre du CRPMS (Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société) et auteure de nombreuses publications au sujet de la place de la femme dans la société traditionnelle et contemporaine.
ISBN : 979-10-90590-73-1
LA PSYCHANALYSE, OTAGE DE SES ORGANISATIONS ? Du contre-transfert au désir d’analyste
28,00 €
Auteur : Robert SAMACHER, Préface de Jean-Michel HERVIEU
Année : 2018
Collection : École freudienneDescription :
Cet ouvrage interroge les rapports complexes des psychanalystes à l’institution, en prenant pour axe inaugural les conflits de pouvoir au sein des écoles et groupes de psychanalystes. Depuis la création, selon les voeux de Sigmund Freud, de l’International Psychoanalytic Association,les luttes d’influence, sur fond de rivalités individuelles et collectives,n’ont cessé de sévir, suscitant des orientations divergentes dans les enseignements théoriques comme dans les pratiques cliniques.
Les dissensions entre psychanalystes reposent sur deux principaux facteurs que nous examinerons en détail: d’une part, le concept clinique de contre-transfert, dont ce livre retrace l’histoire depuis sa découverte par Ferenczi, à travers les vicissitudes de sa cure avec Freud, et d’autre part,la procédure de la passe, que Jacques Lacan institua au sein de l’Ecole Freudienne de Paris, en énonçant sa Proposition du 9 octobre 1967.
Malgré les réserves formulées par Sigmund Freud à propos de l’usage du contre—transfert dans la cure,les psychanalystes anglo—américains ont privilégié une relation duelle symétrique, visant la réparation et la gratification, à partir des conceptions théoriques développées par Rank et Ferenczi, perdant ainsi le véritable tranchant de la psychanalyse. Contrairement à une idée reçue, Jacques Lacan, de son côté, n’a pas négligé la dimension du contre-transfert mais l’a articulée à la dynamique du transfert, en déduisant : l’élément inhérent et indispensable à la position de l’analyste: le désir d’analyste.
S’adressant aussi bien à des psychanalystes expérimentés qu’à des étudiants en psychologie ou à des profanes portant un intérêt à la psychanalyse, ce livre précise les modalités de formation dans cette discipline. Il s’attarde notamment sur le sens de la phrase de Lacan: « Le psychanalyste ne s’autorise que de lui-même… », insistant sur le fait que, dans le champ de la parole, le collectif – que représente le tiers Autre – ne saurait être évacué. Leurrant le sujet, les démarches gratifiantes relèvent de simples techniques psychothérapiques qui, en gommant les effets de la castration liés à la perte définitive et irréversible de l’objet primordial, entravent le travail de fin de cure.
De nombreuses illustrations cliniques, puisées chez Sigmund Freud, ou encore chez Jacques Lacan et Solange Faladé, étayeront notre propos. Afin de définir mais aussi de préserver ce qui caractérise la position d’analyste, l’auteur approfondira les observations d’Ernst Kris et de Lucia Tower, commentées par Lacan dans ses Séminaires. La description des pratiques dissidentes, à commencer par l’analyse mutuelle de Sandor Ferenczi, et l’évocation des dérives auxquelles ont abouti les psychanalystes anglo-américains (M. Balint, M. Little, P. Heimann, L. Loewenstein, O. Renik. ..), mettront en évidence, par contraste, la position à tenir lorsque l’on travaille comme psychanalyste.
Robert Samacher a exercé comme psychologue de secteur psychiatrique (Maison-Blanche) et a enseigné comme Maître de conférences à l Université de Paris-7 (Denis—Diderot). Psychanalyste, élève de Solange Faladé il est actuellement le Directeur de l’École Freudienne, qu’elle a fondée en 1983 suite à la dissolution de l’École freudienne de Paris.
ISBN : 979-10-90590-62-5
P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 9 – 1994-1995
30,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2023
Collection : PsychanalyseDescription :
L’année 1995 est vouée à faire le point sur les psychoses, avec d’abord la schizophrénie, puis le rôle du diagnostic, la valeur clinique de la classification nosographique, le fonctionnement de l’interprétation, les bouleversements de l’imaginaire et l’aménagement d’une cure psychanalytique ou d’une psychothérapie. Pour cela, le tome 9 commence avec le cours magistral sur les schizophrénies qui reproduit fidèlement le programme de l’enseignement et les discussions avec les étudiants. Une réflexion de fond se trame à travers les textes de Pierre Fédida au sujet du besoin et de la nécessité de poser un diagnostic et de se représenter le fonctionnement psychique d’un patient. L’auteur discute du rôle de la schizophrénie dans la psychopathologie et notamment du besoin chez Bleuler de penser en terme de « clivage ». Cela conduit à poser la question de la stabilité ou non d’une structure psychique, ce qui est discuté ici, et surtout à qui cela sert-il de penser en ces termes ? Cette réflexion révèle beaucoup de positions différentes aussi bien du côté du clinicien (transfert/contre-transfert), du statut d’une observation d’une production psychique, du fonctionnement de l’inconscient, d’une hygiène mentale et, en fin de compte, de la neuro-biologie et du cerveau tout court.
C’est une époque où la psychopharmacologie est déjà bien avancée et complètement intégrée au traitement dans les consultations en médecine générale ou en psychiatrie. Cette nouvelle variable dans la psychothérapie et dans l’observation du psychique est discutée. En même temps, P. Fédida fait le rapprochement avec les addictions qu’il considère comme une sorte d’automédication qui correspond, en quelque sorte, à la réponse selon une logique médicale. Il s’efforce enfin de distinguer la position du psychologue clinicien ou du psychanalyste par rapport à ce nouveau terrain clinique.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978–2–491494–92-6
Un été lumineux
23,00 €
Auteur : Serge IGOR
Année : 2022
Collection : LittératureDescription :
Une plongée vertigineuse dans les années 70, la libération sexuelle, la vie estudiantine un peu bohème.
Xavier est un étudiant de 21 ans provincial, un peu fauché. Valérie Terry, 21 ans, est une chanteuse folk parisienne autodidacte, qui a déjà une existence dense et riche grâce à sa célébrité. Lui est en plein doute quant à son avenir. Il n’est rien, et il le sait. Elle, voit déjà son étoile pâlir malgré son jeune âge. Leur fragilité réciproque rend possible leur rencontre. Nous sommes en 1973 pendant les vacances d’été, période qui permet le brassage des genres, des cultures et des niveaux sociaux
Trois portraits de femmes : Valérie bien entendu, Béatrice et la grande Lolo qui vivent chacune à leur manière les années de l’émancipation de la femme, préfigurant les jeunes filles d’aujourd’hui.
Ce premier roman de Serge Igor dense et éclairant questionne la jeunesse, période où l’on est en plein devenir et où l’on espère beaucoup. On y croise Salvador Dali, son rival le peintre Fernando Monero, un comédien célèbre, un romancier connu, le bassiste d’un groupe pop anglais et son amie cover-girl, une poétesse catalane… Une vie artistique en pleine ébullition dont les coulisses sont dévoilées. Avec pour toile de fond le village de Cadaqués, dans l’Espagne franquiste, incroyable de secrets et de beauté.
Né dans la Manche (Les Pieux). Titulaire d’une maîtrise de lettres modernes, Serge Darré de son vrai nom est d’abord professeur de français. Il devient ensuite journaliste à Paris et prend le pseudonyme de Serge Igor. Il est parallèlement critique d’art dramatique, auteur, parolier, animateur et producteur de radio.
ISBN : 978-2-491494-82-7
INTRODUCTION À LA PSYCHOPATHOLOGIE PHÉNOMÉNOLOGIQUE – TOME II
25,00 €
Auteur : Georges CHARBONNEAU
Année : 2010
Collection : Phénoménologie
Description :
Cet ouvrage constitue une introduction progressive à la psychopathologie phénoménologique. Il en expose les grands thèmes et les principaux courants en se référant aux auteurs majeurs : E. Minkowski, K. Jaspers, L. Binswanger, E. Straus, E. von Gebsattel, H. Ey, puis H. Tellenbach, W. Blankenburg, A. Tatossian, H. Maldiney, Kimura B., G. Pankow, P. Fédida, A. Kraus, J. M. Azorin, J. Naudin, J. Oury, P. Jonckheere, M. Richir, A. Huygens, D. Pringuey, entre autres, ainsi que les travaux de l’École Française de Daseinsanalyse et de l’équipe « Phénoménologie, Psychanalyse et Psychopathologie fondamentale » (dirigée par M. Wolf-Fédida à l’Université Paris 7 – Denis Diderot).
Cette psychopathologie est au coeur de la phénoménologie psychiatrique, de la Daseinsanalyse, de l’anthropologie phénoménologique et de l’analyse existentielle des troubles mentaux et psychologiques, et des grandes situations limites de l’homme. Le deuxième tome examine le Soi (l’ipséité) sous ses différents aspects tant éthiques que structurels, notamment architectoniques. Il l’inscrit dans de nouveaux horizons. Il l’entrevoit dans ses liens possibles avec les sciences cognitives et les neurosciences. La notion de phenomenological mind, cet instaurateur des corrélations élémentaires nécessaires (pré-psychologiques) à une vie mentale, est soumise à une validation décisive pour cette psychopathologie.
La psychopathologie phnénoménologique analyse les grandes pathologies psychotiques. Le phénomène délirant est au coeur de la question. Et que serait une phénoménologie qui ne puisse pas comprendre l’expérience délirante ! De même, ce deuxième tome expose une compréhension inédite de l’expérience paranoïaque, pathologie exemplaire pour la compréhension structurelle des rapports ipse-alter et ipse-idem. L’ouvrage se poursuit en prononçant une meilleure distinction entre temporalité et historialité, auparavant confondues dans une conception quelque peu floue ou emphatique du temps vécu, finalement peu significative. L’auteur veut donner un sens précis à cette altération temporelle en cause dans les troubles mentaux. Les pathologies de la temporalité, notamment le noyau dépressif de la mélancolie, sont exposées et disséquées d’une façon méthodique. De même, celles de l’historialité ; ainsi, la notion de temps retrouve une signification psychopathologique rigoureuse.
ISSN : 1956-4325
ISBN : 978-2-9524573-4-4P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 10 – 1995-1996
28,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2024
Collection : PsychanalyseDescription :
L’année universitaire 1995/1996 est une année charnière qui marque un passage sur le plan sociétal et universitaire. L’esprit du temps a changé avec l’avancée technologique en médecine nécessitant de faire appel à la bioéthique. Pierre Fédida, cofondateur du Centre de l’Étude du Vivant, fait débat avec les sujets d’actualité traités dans les forums organisés au sein de l’Université. Non seulement les scientifiques de différentes disciplines y collaborent mais cela devient un événement, un sujet de société, dont le journal de l’Université rend compte à travers un interview avec P. Fédida. Alors que la demande des patients pour la prescription des médicaments psychopharmacologiques devient la règle dans la société, cela bouscule d’un coup le débat sur la psychanalyse – à savoir si cela signifie sa disparition ou non -, et sur la psychiatrie, puisque la psychopathologie risquerait de disparaître si le symptôme pouvait être éradiqué immédiatement de façon biochimique. Mais est-il possible de supprimer un symptôme psychique ? Le débat dans la psychanalyse se resserre alors sur les fondamentaux à interroger : l’interlocuteur, la règle fondamentale, le cadre, la formation, la visée psychothérapique ou non, l’intersubjectivité, le traitement de l’angoisse jusqu’au site même de la scène d’une cure.
Parallèlement à ces bouleversements dans les débats, l’histoire de la formation s’écrit à travers la disparition de Juliette Favez-Boutonnier, laquelle donne l’occasion de rappeler l’importance de l’action pour la formation clinique en psychologie de J. Favez-Boutonnier et ce que fût l’Université Paris 7 et la haute lutte pour la formation adaptée à la clinique au sein de l’université. Ainsi les étudiants, après leurs études, se retrouvaient sur le terrain clinique – terrain en pleine mutation – et non complètement perdus. L’hommage de P. Fédida à J. Favez-Boutonnier et le rappel historique de Jacques Gagey, reproduit ici en annexe, donne une idée assez fidèle de ce que pouvait être la situation à la sortie de mai 1968 lors de la création de cette U.E.R. de « Sciences Humaines Cliniques ». Il faut souligner aussi la bonne volonté des étudiants en psychologie clinique a contribué à la solidité de leur formation laquelle commence à être un peu le fil conducteur de l’histoire de ce qui était devenu une U.F.R. entretemps car cette histoire était aussi un peu la leur tout comme celle des enseignants-chercheurs.
Pendant que l’histoire universitaire se raconte, une autre histoire toute nouvelle se développe sous nos yeux par les écrits concernant la formation des psychanalystes et des étudiants ; la responsabilité de tous est, en quelque sorte, engagée pour veiller aux contenus de la formation en anticipant les besoins de prise en charge psychologique dans la société dans laquelle nous vivons. Désormais, une certaine vigilance commence à s’imposer vis-à-vis des phénomènes de société qui ne manqueront pas à se multiplier dans les années à venir.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978-2-491494-98-8
ÉROS SANS THANATOS ? Le déni de la pulsion de mort des pères du freudo-marxisme
25,00 €
Auteur : Sébastien ALLALI
Année : 2017
Collection : PsychanalyseDescription :
Bien des choses opposent Freud à deux de ses disciples : Otto Gross et Wilhelm Reich, les pères du freudo-marxisme. Ces derniers critiquent sévèrement le patriarcat, promouvant l’égalité des sexes et l’amour libre. Anarchistes radicaux, ils rejettent la religion et toute forme d’autorité. De même, tandis que, selon Freud, l’éducation doit inhiber, interdire et réprimer pour aider l’enfant à se civiliser, Gross et Reich, fidèles à Rousseau, font l’apologie d’une éducation sans contrainte. Freud se voit donc dans l’obligation de prendre ses distances avec des disciples de plus en plus indésirables. Les points de rupture concernent l’étiologie des névroses, la possibilité d’une « psychothérapie populaire », les modalités de la cure, les rapports entre psychanalyse et politique, la famille, l’éducation, la religion, le travail ou encore la création artistique. L’anthropologie freudo-marxiste et la pratique clinique de ses théoriciens reposent sur une critique du capitalisme et l’adoption d’un modèle inspiré d’hypothétiques sociétés matriarcales disparues. Réformer la société permettrait, selon eux, d’en finir avec la névrose.
La pensée de Gross et celle de Reich ont eu un rôle de taille, non seulement dans l’histoire de la psychanalyse mais encore dans l’élaboration même de la pensée freudienne. Ils furent les premiers à insister sur la part essentielle de la misère économique et de la misère sexuelle dans l’origine des névroses. Toutefois, la radicalité de ce mouvement a entraîné son propre déclin. Les théoriciens freudo-marxistes furent confrontés à leurs propres contradictions : la sexualité débridée et le primat de l’Éros ne pouvaient, à eux seuls, rendre heureux les individus. En effet, peut-on refouler Thanatos sans nier le réel ?
Sébastien Allali est neuropsychologue et docteur en psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse. Il enseigne la philosophie.
ISBN : 979-10-90590-60-1
TERRE-MÈRE ET DÉPENDANCES
24,00 €
Auteur : Colette LHOMME-RIGAUD, préface de Marcel Rufo
Année : 2011
Collection : PsychanalyseDescription :
La perte de la terre-mère et de l’origine sont les concepts clefs de ce livre permettant de comprendre les mécanismes à l’oeuvre dans le recours aux substances toxiques, en particulier à l’adolescence. L’ouvrage tend à montrer, à travers des cas cliniques, la connexion entre les conduites de dépendance et les événements de vie des ascendants, désignés sous le terme de traumatismes transgénérationnels. L’idée d’une transmission d’actes transgressifs, provenant des ascendants et entraînant une pathologie chez les descendants, est présente dans les mythes grecs à travers la notion de fatalité.
Les processus d’incorporation sont sur le devant de la scène clinique lorsque les ascendants effectuent des actes transgressifs ou subissent des événements traumatiques qui ont débordé leur possibilité de mentalisation. La répercussion de ces vécus appartenant à la préhistoire du sujet prend alors des modalités mélancoliques. Les processus addictifs s’inscrivent dans ce destin décrit dans les mythes, du fait qu’ils comportent tous un fantasme d’incorporation annihilant le processus d’introjection.
L’auteur, spécialiste de l’approche interculturelle, analyse cette relation anormalement rapprochée entre le sujet de la 3e génération et son ascendant grand-parental. Car celle-ci entraînera ensuite une modification de la relation filiale de ce sujet avec l’axe parental par la confusion des générations. Selon l’enfant, les premiers êtres créés sur terre sont forcément ses aïeux: le lieu qu’ils occupent est donc l’origine en soi de tout et de l’enfant lui-même. L’ »ex-il » réactive ces représentations et angoisses archaïques en décentrant le sujet et l’aliénant. L’exil vécu par les ascendants, en faisant perdre la terre-mère, par une effraction véhiculée à travers plusieurs générations, ne perd pas de sa dangerosité à travers le temps. Le risque est de faire se dissoudre l’origine primordiale.
Colette LHOMME-RIGAUD est professeur à l’Université Paris 5 – René Descartes. Psychanalyste et psychothérapeute, elle a fondé une formation interculturelle à l’Université de Montpellier et l’a poursuivie à l’Université René Descartes; elle est l’auteur de nombreuses publications autour de la phobie infantile, les fonctionnements limites et les processus addictifs à l’adolescence.
ISSN : 2109-7305
ISBN : 978-2-9524573-5-2OUVRIR LA PAROLE
28,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA, textes choisis par Riccardo GALIANI
Année : 2014
Collection : psychanalyse & LangageDescription :
L’oeuvre de Pierre Fédida interroge les conditions du langage dans la psychanalyse et dans la psychothérapie : comment aider le patient à parler de lui et à trouver sa voie ? Les textes choisis arpentent les différentes étapes de ses réflexions et de son expérience au sujet de la cure psychanalytique. L’illustre psychanalyste présente un éventail de variantes de discours pathologiques et s’interroge sur les méthodes, l’écoute et l’interprétation.
Cela concerne en particulier les mécanismes de la régression induite par la parole prise dans la dynamique du transfert et du contre-transfert. Cette implication dans la relation thérapeutique et le caractère dynamique évoluant d’une séance à l’autre peuvent constituer une difficulté pour se distancier ou pour représenter les processus psychiques. La situation de la supervision permet à Fédida de mieux expliquer les processus de représentation du psychanalyste, et d’éviter les écueils pouvant entraver l’interprétation en maintenant le cadre de la situation analytique.
Riccardo Galiani commente son choix des textes de Fédida en les situant par rapport à l’ensemble de l’oeuvre, faisant bénéficier le lecteur d’un éclairage judicieux sur la complexité d’une psychanalyse. Pour l’analyste, la meilleure technique consiste à se concevoir dans une formation continuelle à l’écoute : découvrant son patient à partir d’une rupture de la communication ordinaire, la séance « ouvre la parole ». Les exemples de séances donnent à Fédida l’occasion de montrer comment le patient peut prendre conscience de la façon dont il est possédé par la parole ; l’effet que celle-ci a sur lui ; ou, au contraire, comment il peut se trouver en proie à une incapacité à parler.
Quelques inédits enrichissent cette réflexion, ainsi qu’une bibliographie complète de l’oeuvre de Fédida permettant au lecteur de mesurer son importance et de prolonger ses lectures au gré de ses souhaits.
EAN : 9791090590199
ISSN : 2109-7305Théorie de l’action psychothérapique
27,50 €
Auteur : Mareike WOLF-FÉDIDA
Année : 2007
Collection : PsychanalyseDescription :
Cet ouvrage présente la naissance historique de la psychothérapie et la compare avec la pratique du jeune clinicien qui se forme à celle-ci. L’auteur s’intéresse particulièrement au fonctionnement d’une psychothérapie basée sur la psychanalyse ou sur la phénoménologie psychiatrique, car ces deux orientations ont été précurseurs aux variétés de psychothérapies qu’on observe aujourd’hui. Le livre prend position face au débat actuel sur les bienfaits de la psychothérapie tout en livrant des arguments sur ce qui « agit » véritablement dans une psychothérapie.
ISBN : 978-2-9524668-3-1
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