SEXUALITÉ ET HANDICAP MENTAL – Entre questionnement éthique et responsabilité
26,00 €
Auteur : Laurent ZOUNGRANA
Année : 2025
Collection : PsychologieDescription :
Le handicap et la sexualité ont longtemps été une source de tensions et de malentendus entre les personnes en situation de handicap, leurs familles, les institutions et les professionnels. Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap était taboue, souvent ignorée, voire interdite. Bien que le droit à la sexualité ne soit pas officiellement reconnu, des lois tentent de l’intégrer, sans toutefois préciser comment l’appliquer.
Ce livre, fruit d’un travail de terrain mené dans un foyer de vie, plaide pour la reconnaissance des besoins affectifs et sexuels des personnes en situation de handicap. Il met l’accent sur la bientraitance et interroge le rôle des proches, des professionnels et des institutions face à ces enjeux. Accessible, il s’adresse aux personnes en situation de handicap, à leurs familles, ainsi qu’aux professionnels de la santé, du médico-social et aux chercheurs, tout en invitant à une réflexion sur notre humanité et notre capacité à relever le défi de répondre aux besoins des personnes en situation de handicap dans un contexte sociétal encore hésitant.
Laurent ZOUNGRANA, docteur en Psychologie, est membre de l’École doctorale » Recherches en psychanalyse et en psychopathologie » à l’Université Paris Cité. Il a travaillé comme éducateur spécialisé, cadre socio-éducatif, directeur de structure médico-sociale et continue comme enseignant chercheur de donner des formations et des cours.
Illustration de la couverture : Beatriz #1 (2022), photographie de Willfried Fédida – https://www.willfriedfedida.com/
ISBN : 978-2-487513-97-6
Louis Ferdinand Céline, Samuel Beckett. Un abécédaire d’agonie.
19,80 €
Auteur : Yoan LOISEL
Année : 2022
Collection : LittératureDescription :
Pour dire vite : l’un en rajoute où l’autre efface.— Je ne vois toujours pas le rapport.
— Le rapport ? C’est la littérature.
« Cet abécédaire les rassemble autant qu’il établit leur distance symétrique. Il emprunte ainsi certaines circonvolutions qui, au-delà du portrait l’un dans l’autre, révèlent une substance rémanente. Celle de notre littérature en ses ambitions et ses limites, poussées des tumultes d’un xxe siècle n’en finissant pas de finir. »ISBN : 978-2-491494-79-7
PARIS-SHANNON
30,00 €
Auteur : François-Robert ZACOT
Année : 2018
Collection : Arts et cultureDescription :
Un réalisateur est désespérément à la recherche de la femme qui pourrait incarner le personnage principal de son film. Jusqu’au jour où il rencontre Shannon, une femme à la fois émouvante, naturelle et mystérieuse. Le choix de Shannon s’impose à lui. Bien qu’ils se connaissent à peine, mais grisés par les risques de cette aventure, ils se rendent, pour les besoins du tournage et malgré l’inconnu que cela représente, dans l’Océan Indien. Le village où ils sont amenés à vivre est tellement unique et pittoresque, qu’il exerce un pouvoir émotionnel énorme sur leur relation naissante. Une symbiose incontrôlable se produit entre eux et la sensualité du village, la culture de cette société. Cependant ils ne se doutent pas d’une chose : cette expérience va agir comme un révélateur et les transformer affectivement et psychologiquement, ceci de façon définitive. Une fois rentrés à Paris, ils vivent leur passion fulgurante constamment en résonance à cette expérience.
Contre toute attente, ils prennent une décision étonnante, qui va faire basculer le cours de leur vie. Leur but : comprendre pourquoi ce lieu a eu un tel impact sur leur vie affective, au point de les démasquer. Au fond, ce qui les intéresse c’est de vivre une nouvelle aventure, d’aller aux limites de leur vérité intérieure, de laisser exalter leurs désirs.
François-Robert Zacot entraîne le lecteur dans l’univers de deux personnages entiers, profondément humains et idéalistes, mais aussi dans leurs relations non moins absolues. Il en démonte les mécanismes. Illustré par les photos de l’auteur, le récit, d’une grande acuité, associe à la fois psychologie, introspection, sensualité, affection et érotisme.
Quelles sont les facettes imaginaires du voyage ? Comment fonctionne une relation affective, entre un homme et une femme ? Qu’est-ce qui la conditionne ? Quel rôle le passé joue-t-il ? L’ouvrage approche ces questions à travers une histoire captivante et originale, dont le traitement est étonnant, car jamais emprunté.
François-Robert ZACOT est anthropologue-ethnologue, mais également réalisateur-photographe. Il a dédié sa vie à l’étude et à la défense du peuple Badjo, nomade de la mer d’Indonésie. Ses champs d’intérêt sont aussi l’analyse de la logique culturelle occidentale et la mise en perspective des civilisations. Il a publié entre autres : Anthropologie du pèlerinage, collectif, Paris, Flammarion, 2004 ; Un autre regard sur le monde : l’Occident à l’épreuve de la société Badjo, éd. Louis Audibert, Paris, La Martinière, 2006 ; Orang Badjo, Suku pengembara laut, Pengalaman seorang antropolog, Jakarta, éd. Gramedia / EFEO, 2009 ; Peuple nomade de la mer, coll. « Terre Humaine », Pocket, Paris, 2009 ; rééd. 2014, revue et augmentée par l’auteur.
ISBN : ISBN 979-10-90590-67-0
MANGER POUR DEUX, MAIGRIR POUR L’AUTRE – Les secrets des troubles alimentaires
23,00 €
Auteur : Jeannette ABOU NASR DACCACHE
Année : 2012
Collection : PsychologieDescription :
Lorsqu’il est question de troubles du comportement alimentaire, la personne se sent vite stigmatisée et responsable d’un dysfonctionnement qu’elle aurait, de surcroît, provoqué elle-même. Être obèse ou anorexique est une étiquette qui est vite apposée par l’entourage, et l’on finit par s’identifier à ce jugement. Au-delà d’un conflit insurmontable, cette personne souffrira donc de l’image qu’elle donne à voir. En consultation, le psychothérapeute assiste souvent à une alternance de deux manifestations : la prise de poids et l’amaigrissement. De fait, cette alternance est bien plus présente qu’on ne le croit dans l’épreuve psychique, et ce livre est là pour le démontrer. Car l’amaigrissement ne trouve son sens que dans la comparaison avec un état antérieur, celui de la prise de poids, et inversement.
L’ouvrage décrit cette complexité du vécu de patients suivis pendant des années. On verra à quel point l’envie de manger jusqu’à engloutir, ou au contraire la répulsion ou le dégoût pour la nourriture, obéit à des secrets bien gardés. Si bien gardés, et pour ainsi dire incorporés, qu’ils ne sont souvent pas accessibles au patient lui-même.
Dans cet ouvrage, trois cas construisent le fil de la réflexion et sous-tendent une théorie de la clinique, révélatrice de l’importance du rapport à l’autre, celui que l’on porte en soi. Cette présence de l’autre est ici si forte, omniprésente, qu’elle » commande » de manger ou de maigrir. » Pour qui est-ce que je mange ? » s’interroge la première patiente. Cette dépendance des patients s’élabore à travers le processus de la psychothérapie et le transfert au psychothérapeute. C’est ainsi que se révèle l’interaction entre » être à deux » et la confusion entre la présence de l’autre et l’autre en soi. Depuis cette particularité relationnelle, la personne s’est vouée à » vivre pour l’autre » comme si l’acte de manger ou de ne pas manger était l’enjeu principal pour maintenir l’autre en vie et pour le faire exister pour soi.
JEANNETTE ABOU NASR DACCACHE est docteur en Psychanalyse et Psychopathologie fondamentale (Université Denis Diderot – Paris 7). Chargée de cours à l’université (Université Saint-Joseph, Université Libanaise, et Université de Saint-Esprit de Kaslik), elle est également psychothérapeute et auteur d’articles scientifiques. Depuis 2008, elle est membre élu du Conseil au Département des Sciences infirmières de l’Université Saint-Joseph.
ISBN : 979-10-90590-08-3
Violence et lien social – Étude en milieu carcéral en Martinique
25,00 €
Auteur : Victor M. LINA, préface de Mareike WOLF-FÉDIDA
Année : 2019
Collection : CriminologieDescription :
La violence est une expérience qui nous trouble dans le quotidien. Impossible de s’en défaire. Réprouvée, dénoncée, rejetée, à l’aune des sentiments et des réactions qu’elle tend à provoquer, la violence demeure attachée à notre état social et à son progrès. La punition la plus forte est la prison. Donc, il est courant de considérer que le milieu pénitentiaire se prête tout naturellement à son étude. Théoriquement, pense-t-on, la violence doit y trouver son remède, sa solution.
Mais sur le terrain, le milieu pénitencier n’est pas singulièrement pensé pour être le lieu privilégié du traitement de la violence. Car il se passe beaucoup de choses en prison dont on en soupçonne difficilement l’ampleur. L’étendue de l’expérience carcérale ne se laisse pas réduire à la violence et il serait tendancieux voire vraisemblablement une erreur, d’en conclure qu’il s’agit du lieu principal de sa production.
Cette étude propose au lecteur une introduction à la question de la violence et à son articulation au lien social, issu d’une recherche menée au fil du temps dans le cadre d’un service médico-psychologique régional, le S.M.P.R. de Ducos en Martinique. Il s’agit de la première étude approfondie sur ce sujet aux Antilles. L’auteur fait le choix non seulement de témoigner de la clinique du psychologue en milieu pénitentiaire mais aussi d’appliquer les méthodes des sciences expérimentales en usant notamment de l’outil statistique.
De façon documentée, le débat s’ouvre de manière intéressante sur ce lien social qui se forme autour de la violence. Malgré l’usage généralisé du chiffre et de la mesure, la vérité subjective reste une variable qui n’est jamais stable et qui renvoie non seulement à la psychopathologie mais plus profondément à ce qui est humain, l’existence.
Victor M. LINA, Psychanalyste, psychologue clinicien, membre de l’ALI-Antilles (École régionale de l’Association Lacanienne Internationale) et membre de l’Association des Psychologues de la Martinique (APM) exerce en Martinique. Docteur en psychologie, il poursuit des travaux dans le cadre de l’équipe de recherche (dir. Pr M. Wolf-Fédida) « Phénoménologie clinique, Psychanalyse et Psychopathologie fondamentale » au sein du Laboratoire CRPMS (Centre de Recherche Psychanalyse, Médecine et Société) de l’université Paris-Diderot, Paris VII. Il participe également aux travaux du CANPA (Carribean Alliance of National Psychological Association).
ISBN : 979-10-90590-72-4
P. FÉDIDA : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 6 – 1986-1990
29,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2021
Collection : PsychanalyseDescription :
La période entre 1986 et 1990 est particulièrement féconde car elle définit les bases permettant aux psychanalystes d’envisager une collaboration avec d’autres disciplines ainsi que d’autres orientations méthodologiques. Les textes ici regroupés sont le résultat de nombreux colloques et collaborations sur les plans national et international, d’où la reproduction d’articles de presse en portugais, justifiée par les nombreux séjours de Pierre Fédida au Brésil et en particulier à Sao Paulo. En effet, préparant la création du laboratoire de psychopathologie fondamentale au sein de l’Université Paris 7, inauguré en 1989, P. Fédida a développé une sorte de « filiale » de ce laboratoire à l’université de Campinas. Les textes de présentation, de la postface et de l’éditorial témoignent de l’inauguration d’une fédération de l’activité éditoriale des travaux scientifiques dont l’apothéose a été la création de la Revue Internationale de Psychopathologie, co-dirigée par lui et Daniel Widlöcher. Cette revue a modernisé la psychopathologie de l’époque et est devenue l’organe de publication fruit d’une collaboration intense entre les nombreux membres prestigieux du comité scientifique et du comité éditorial international. Par cette revue passait les travaux de recherche dans le domaine de la psychopathologie et chacun d’eux était discuté et examiné par un comité qui se réunissait avant chaque publication. Cette exigence dans la dynamique entre recherche scientifique et collaboration éditoriale est devenue exemplaire à partir des années 1990 et a été prise comme modèle de norme dans les évaluations du CNU, dont les membres du comité faisaient en général partie. Loin de la dérive bibliométrique que l’on observe aujourd’hui, le but était de fixer des conditions précises pour une activité vivante d’un travail scientifique publié dans une revue de recherche. Les travaux devaient donc être discutés et de préférence par un collègue d’une autre orientation, donc non acquis à ces recherches.
Ainsi, dans ses publications, P. Fédida insiste sur les bases métapsychologiques de l’activité de recherche du psychanalyste, laquelle passe d’abord par une réflexion sur le cadre et les conditions de la parole recueillie, traitée dans une psychanalyse. Le point nodal par lequel se passe une telle observation est le transfert et le contre-transfert. Cette observation dans le contre-transfert n’est pas indemne de l’affect comme le souligne le texte de P. Fédida traitant de l’angoisse dans le contre-transfert. De plus, cette observation dans la langue, dont la poésie est l’équivalent littéraire, est ce que dont tout psychanalyste doit prendre conscience s’il veut étendre son champ de collaboration scientifique, notamment comme ici, à la chirurgie esthétique naissante ou encore aux techniques dites « du corps ». Loin d’être un pêle-mêle de textes, chacun d’eux contribue à paramétrer une recherche psychopathologique effectuée à partir du référentiel psychanalytique.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978-2-491494-62-9
EAN :9782491494629
LE TRAVAIL CLINIQUE EN CENTRE MATERNEL – Les entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant
24,00 €
Auteur : Max KOHN
Année : 2011
Collection : LangageDescription :
Ce livre porte sur le travail clinique en centre maternel à partir des entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris, qui reçoit des mères seules avec leur bébé pendant un an et demi. La rédaction de cet ouvrage couvre cette durée. Le lecteur pourra s’apercevoir qu’il revient aux enfants une position analytique sans pour autant être des analystes. La psychanalyse peut être appliquée en institution sans qu’elle soit de la psychanalyse comme en cabinet, ni de l’analyse institutionnelle, tout en donnant le pouvoir à la parole par divers dispositifs. On s’intéressera à la question : qui parle vraiment dans un discours ? Même si l’éducatrice ou la puéricultrice parlent de la mère ou de l’enfant, dans les réunions cliniques, il n’est pas sûr qu’il s’agisse de ces derniers. Souvent, lorsque l’on parle de la mère, c’est l’enfant qui parle et inversement, ou quelqu’un d’autre, le père, par exemple, ou un ancêtre. Il faut être très attentif à la polyphonie pour pouvoir identifier la voix qui parle comme dans l’expérience analytique, d’ailleurs, sans se précipiter dans une identification. Les entretiens d’accueil sont toujours dans l’entre-deux d’un passé et d’un avenir de la future résidente et de son enfant, dans un contrat qui porte sur la naissance d’un sujet enfin possible, qu’il s’agisse de la mère, de l’enfant, du père ou d’autres. Le projet inconscient de la mère y déploie les points morts de l’histoire familiale dans un transfert des affects désaffectés, dans un espace qui peut devenir analytique, quelle que soit l’appartenance culturelle. L’entretien d’accueil est confronté à la vivacité du moment qui devra s’inscrire dans le temps grâce à un espace, et sans que cela soit prévisible ou qu’on puisse l’anticiper.
Max KOHN, psychanalyste membre d’Espace analytique, maître de conférences, habilité à diriger des recherches à l’université Paris Diderot–Paris 7, Centre de Recherches «Psychanalyse, Médecine et Société» (C.R.P.M.S) EA 3522, psychanalyste à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris (Fondation Albert Hartmann, Société Philanthropique).
ISSN : 2109-7305
ISBN : 978-2-9524573-6-0FIGURES DE L’EXCLUSION
22,00 €
Auteur : Sous la direction de Houria ABDELOUAHED
Année : 2019
Collection : PsychologieDescription :
Le psychologue clinicien rencontre un réel défi face aux patients touchés par l’exclusion et la précarité. Celles-ci touchent à plusieurs sphères : économique, politique, sociale, juridique et psychopathologique. Le travail dit »de terrain » montre que les exclus ne constituent pas une catégorie homogène. Si l’homogénéité est une fiction ou une généralisation réductrice des singularités, il n’en demeure pas moins que le discours normatif les inclut dans le fait même de les exclure.
La fracture du lien social rappelle douloureusement la définition même de l’exclusion : « Interdire l’accès en fermant pour ainsi dire; retrancher, renvoyer quelqu’un d’un corps, d’une assemblée, mettre hors, ôter l’accès, le droit de, empêcher» (Le Littré). Justement M. Foucault a parlé de cette volonté d’empêcher l’accès à …, de mettre hors de …- va de pair avec « les dispositifs de normalisation ». Ceux-ci ont pour effet de marginaliser des parties de la société et de les précariser. À tel point que ces trois notions (exclusion, précarité, marginalisation) restent intimement liées.
On parle de plus en plus de la fracture du lien, de la béance des dissociations et des fragmentations de la dynamique sociale, de l’adversité socio-économique qui accroit le malaise non seulement de l’individu mais des secteurs sociaux et sanitaires qui se trouvent menacés dans l’exercice de leurs missions de soins et la nécessité pour le système social de donner les moyens aux sujets afin que la rupture ne soit pas irréversible. Dans le champ de la clinique, on réfléchit sur le préjudice, le trauma et l’effet de l’exclusion sur la subjectivité du sujet, son narcissisme et son économie libidinale (sentiment de honte, solitude, perte de repères…). Toutes ces préoccupations deviennent l’inassimilable, le « hors-lieu » dans une société (ou des sociétés) régie par un discours politiquement normatif de plus en plus dominant à l’ère de la mondialisation.
Ainsi, le clinicien exerce sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonistiques, dépression, etc. On peut se demander comment le clinicien peut-il travailler correctement lorsque le manque à avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le réel confronte à la blessure narcissique, lorsque le sujet arrive en consultation ou à sa séance avec la béance d’une demande ?
Houria ABDELOUAHED est psychanalyste, Maître de Conférences et Directeur de Recherche à l’Université Paris Diderot – Paris 7, membre du CRPMS (Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société) et auteure de nombreuses publications au sujet de la place de la femme dans la société traditionnelle et contemporaine.
ISBN : 979-10-90590-73-1
TERRE-MÈRE ET DÉPENDANCES
24,00 €
Auteur : Colette LHOMME-RIGAUD, préface de Marcel Rufo
Année : 2011
Collection : PsychanalyseDescription :
La perte de la terre-mère et de l’origine sont les concepts clefs de ce livre permettant de comprendre les mécanismes à l’oeuvre dans le recours aux substances toxiques, en particulier à l’adolescence. L’ouvrage tend à montrer, à travers des cas cliniques, la connexion entre les conduites de dépendance et les événements de vie des ascendants, désignés sous le terme de traumatismes transgénérationnels. L’idée d’une transmission d’actes transgressifs, provenant des ascendants et entraînant une pathologie chez les descendants, est présente dans les mythes grecs à travers la notion de fatalité.
Les processus d’incorporation sont sur le devant de la scène clinique lorsque les ascendants effectuent des actes transgressifs ou subissent des événements traumatiques qui ont débordé leur possibilité de mentalisation. La répercussion de ces vécus appartenant à la préhistoire du sujet prend alors des modalités mélancoliques. Les processus addictifs s’inscrivent dans ce destin décrit dans les mythes, du fait qu’ils comportent tous un fantasme d’incorporation annihilant le processus d’introjection.
L’auteur, spécialiste de l’approche interculturelle, analyse cette relation anormalement rapprochée entre le sujet de la 3e génération et son ascendant grand-parental. Car celle-ci entraînera ensuite une modification de la relation filiale de ce sujet avec l’axe parental par la confusion des générations. Selon l’enfant, les premiers êtres créés sur terre sont forcément ses aïeux: le lieu qu’ils occupent est donc l’origine en soi de tout et de l’enfant lui-même. L’ »ex-il » réactive ces représentations et angoisses archaïques en décentrant le sujet et l’aliénant. L’exil vécu par les ascendants, en faisant perdre la terre-mère, par une effraction véhiculée à travers plusieurs générations, ne perd pas de sa dangerosité à travers le temps. Le risque est de faire se dissoudre l’origine primordiale.
Colette LHOMME-RIGAUD est professeur à l’Université Paris 5 – René Descartes. Psychanalyste et psychothérapeute, elle a fondé une formation interculturelle à l’Université de Montpellier et l’a poursuivie à l’Université René Descartes; elle est l’auteur de nombreuses publications autour de la phobie infantile, les fonctionnements limites et les processus addictifs à l’adolescence.
ISSN : 2109-7305
ISBN : 978-2-9524573-5-2LE NOM DES FOUS – Guide alternatif des hôpitaux psychiatriques de France
20,00 €
Auteur : Marion DESSAULES
Année : 2012
Collection : PsychiatrieDescription :
Ce livre a d’abord été conçu comme un Guide alternatif des hôpitaux psychiatriques de France où il y aurait aussi eu des piscines, des bibliothèques et des salons de thé. Mais l’auteure a été emportée par l’écriture sans vouloir se contraindre au style d’un guide. Le lecteur découvrira, tout de même, les hôpitaux psychiatriques et les piscines au fil des pérégrinations de Marion. Son histoire et sa difficulté de vivre reflètent les origines, l’histoire et les difficultés de l’hospitalisation en psychiatrie et renvoient l’institution à ses impasses.
La psychiatrie a certainement connu différentes crises, mais ici, Marion se réfère à celle de 2009 où le fou a été stigmatisé comme criminel et dangereux. Son témoignage personnel propose un autre regard sur la folie, vécue comme une traversée et une expérience existentielle de premier plan. Refusant de l’enfermer dans une vision déterministe ou fataliste, elle s’en sortira et saura encourager les autres à s’en sortir à leur tour. Le lecteur trouvera ici une véritable sensibilité dans les descriptions qui lui feront comprendre comment le monde peut basculer pour un individu, si bien qu’il a besoin d’être aidé et compris, avant tout. En quelque sorte, cette lecture peut jouer le rôle d’un » stage clinique en psychiatrie « . Car le lecteur se trouvera captivé par des points de vue et des aperçus pas si fous que cela, et souvent pleins d’humour. En cela, l’auteure porte loin Le Nom des fous !
Marion Dessaules est un pseudonyme. L’auteure a publié de nombreux ouvrages sous son vrai nom. Ce plaisir d’écrire l’a encouragée à s’engager dans une voie plus intime et personnelle, d’où le choix du pseudonyme.
ISBN : 979-10-90590-05-2
La vie d’une femme à des messieurs sans compréhension
19,99 €
Auteur : Alain GOULET
Année : 2011
Collection : LittératureDescription :
« Elle s’appelait Lise et c’était ma grand-mère ». Ainsi commence l’histoire romanesque, touchante et tragique d’une femme qui aspirait à être aimée et à aimer, qui avait décidé d’être libre et qui, peu à peu, s’est trouvée vaincue et acculée à la mort. Mais avant de se passer une corde au cou, se sentant méconnue, elle a tenu à témoigner du parcours de son existence dans un coin de campagne de la Thiérache à une époque marquée par les guerres, et au-delà d’elle, pour toutes les femmes qui, comme elle, ont fini par être écrasées par leur entourage et les circonstances de la vie. Cette histoire, c’est donc d’abord elle qui l’a écrite pour témoigner de ce qu’elle avait vraiment vécu et se faire reconnaître de tous les hommes auxquels elle s’était confrontée, engoncés dans leur prétendue.
Par-delà ce destin singulier, cette chronique réveille aussi toute une époque, éclaire un milieu, et constitue une tranche d’histoire vécue dans un coin de la France de la première partie du XXe siècle. Au passage, on y trouvera matière à méditer sur ce qu’on appelle la folie et la manière dont elle peut se saisir de chacun, avec son dramatique engrenage.
On se constitue toujours à travers autrui, par transmission ou élection. Grande loi universelle de la sympathie et de l’amour.
ISBN : 979-1-0905905-6-4
CLINIQUE DU LEBENSWELT : PSYCHOTHÉRAPIE ET PSYCHOPATHOLOGIE PHÉNOMÉNOLOGIQUES
25,00 €
Auteur : Arthur TATOSSIAN, Virginia MOREIRA, Jeanine CHAMOND et al.
Préface de Jeanne TATOSSIAN
Année : 2016
Collection : PhénoménologieDescription :
Prendre en compte le monde vécu du patient, partager son monde devenu notre monde et l’y accompagner dans l’aventure psychothérapique à partir d’une herméneutique de la clinique du Lebenswelt prend le sens d’une véritable éthique d’être avec l’autre.
Le concept husserlien de Lebenswelt peut se traduire par monde de la vie ou monde vécu : il est au centre des travaux du grand psychiatre phénoménologue marseillais A. Tatossian. Neuf de ses articles, pour la plupart inédits ou restés très confidentiels, paraissent enfin dans la première partie de ce livre. Le lecteur découvrira des études approfondies de la phénoménologie du corps, de la clinique de la dépression, de la schizophrénie et du temps humain, mais aussi une réflexion de fond sur la clinique, sur les rapports entre symptômes et phénomènes, sur l’inconscient et sur l’apport de la phénoménologie à la psychiatrie. La seconde partie du livre expose la relecture personnelle que fait V. Moreira de Tatossian, de Merleau-Ponty et des grands psychiatres phénoménologues européens dans une optique clairement affirmée de pratique psychothérapique. Grâce à elle, grâce à ses livres, à ses traductions et diffusions au Brésil des travaux de Tatossian, de nouvelles orientations de recherches théoriques et cliniques en psychopathologie phénoménologique ont vu le jour au Laboratório de Psicopatologia e Clínica Humanista Fenomenológica (APHETO) qu’elle dirige à l’Université de Fortaleza. De son point de vue d’Outre-Atlantique, V. Moreira réinterroge la psychiatrie phénoménologique européenne dans son histoire et son implication dans la pratique psychothérapique. Pour l’aider à creuser certaines problématiques, elle a su de plus mobiliser des élèves, des collègues, des amis, tels T. Telles et la notion de liberté chez Merleau-Ponty, E. Leite et la dépression, J. Pita et le délire, J. Chamond et la névrose obsessionnelle, L. Bloc et la question de l’articulation entre théorie et pratiques. à la fois clair, rigoureux, didactique et original, cet ouvrage s’adresse aux étudiants débutants comme aux chercheurs confirmés, aux philosophes curieux de la clinique psychiatrique comme aussi aux psychothérapeutes soucieux de trouver un fondement théorique solide et validé à une pratique clinique qui ne se satisfait pas des impasses actuelles de la psychologie positive ou des incantations du New Age.
ISBN : 979-10-90590-54-0
ISSN : 2109-7305
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