GRANDIR SOUS HITLER ET STALINE – Tableaux de la vie en Hongrie sous deux totalitarismes
20,00 €
Auteur : Judith STORA-SANDOR
Année : 2018
Collection : LittératureDescription :
Dans ce livre, je raconte ma propre expérience, qui ne résume en aucune façon celle de tout le monde, mais certains de ses aspects font partie du lot commun. L’Histoire a déterminé ma propre histoire. En choisissant certains épisodes, je voulais restituer, le plus fidèlement possible, à travers le regard d’un enfant d’abord, d’une adolescente ensuite, une expérience vécue. Grâce au regard ironique de l’adulte que je suis devenue, ces événements pouvaient prendre une dimension comique ou grotesque. Je ne peux qu’espérer que cette vision double permette au lecteur de saisir l’esprit des périodes décrites. Quant à l’auteure de ces lignes, sa vie de 1944 à 1968, ne peut intéresser le lecteur que par la diversité de son expérience qui l’a amenée à survivre à deux « ismes », le nazisme et le stalinisme, et à trouver son salut dans une démocratie libérale. Son destin l’a conduite à franchir plusieurs frontières, à traverser deux fois un océan, pour revenir à Paris et y mener enfin une vie « bien rangée ». Avouez, chères lectrices, chers lecteurs, on connaît des destinées bien plus malheureuses…
Judith Stora-Sandor est née en Hongrie et a vécu à Budapest. Arrivée en France en 1956, elle est Professeur émérite de Littérature Générale et Comparée à l’Université de Paris VIII, elle a participé à la création de la revue Humoresques. Autres publications : Isaac Babel, l’homme et l’œuvre, Paris, Éditions Klincksieck, 1968. Alexandra Kollontaï, marxisme et révolution sexuelle, Paris, Maspero, 1973 ; poche : 1977. L’humour juif dans la littérature de Job à Woody Allen, Paris, PUF, 1984. Le Rire élu. Anthologie de l’humour juif dans la littérature mondiale, Gallimard, 2012.
ISBN : 979-10-90590-65-6
MANGER POUR DEUX, MAIGRIR POUR L’AUTRE – Les secrets des troubles alimentaires
23,00 €
Auteur : Jeannette ABOU NASR DACCACHE
Année : 2012
Collection : PsychologieDescription :
Lorsqu’il est question de troubles du comportement alimentaire, la personne se sent vite stigmatisée et responsable d’un dysfonctionnement qu’elle aurait, de surcroît, provoqué elle-même. Être obèse ou anorexique est une étiquette qui est vite apposée par l’entourage, et l’on finit par s’identifier à ce jugement. Au-delà d’un conflit insurmontable, cette personne souffrira donc de l’image qu’elle donne à voir. En consultation, le psychothérapeute assiste souvent à une alternance de deux manifestations : la prise de poids et l’amaigrissement. De fait, cette alternance est bien plus présente qu’on ne le croit dans l’épreuve psychique, et ce livre est là pour le démontrer. Car l’amaigrissement ne trouve son sens que dans la comparaison avec un état antérieur, celui de la prise de poids, et inversement.
L’ouvrage décrit cette complexité du vécu de patients suivis pendant des années. On verra à quel point l’envie de manger jusqu’à engloutir, ou au contraire la répulsion ou le dégoût pour la nourriture, obéit à des secrets bien gardés. Si bien gardés, et pour ainsi dire incorporés, qu’ils ne sont souvent pas accessibles au patient lui-même.
Dans cet ouvrage, trois cas construisent le fil de la réflexion et sous-tendent une théorie de la clinique, révélatrice de l’importance du rapport à l’autre, celui que l’on porte en soi. Cette présence de l’autre est ici si forte, omniprésente, qu’elle » commande » de manger ou de maigrir. » Pour qui est-ce que je mange ? » s’interroge la première patiente. Cette dépendance des patients s’élabore à travers le processus de la psychothérapie et le transfert au psychothérapeute. C’est ainsi que se révèle l’interaction entre » être à deux » et la confusion entre la présence de l’autre et l’autre en soi. Depuis cette particularité relationnelle, la personne s’est vouée à » vivre pour l’autre » comme si l’acte de manger ou de ne pas manger était l’enjeu principal pour maintenir l’autre en vie et pour le faire exister pour soi.
JEANNETTE ABOU NASR DACCACHE est docteur en Psychanalyse et Psychopathologie fondamentale (Université Denis Diderot – Paris 7). Chargée de cours à l’université (Université Saint-Joseph, Université Libanaise, et Université de Saint-Esprit de Kaslik), elle est également psychothérapeute et auteur d’articles scientifiques. Depuis 2008, elle est membre élu du Conseil au Département des Sciences infirmières de l’Université Saint-Joseph.
ISBN : 979-10-90590-08-3
A. TATOSSIAN : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 2
30,00 €
Auteur : Arthur TATOSSIAN, préface du Pr. Marcel RUFO
Année : 2019
Collection : Psychopathologie fondamentaleDescription :
Ce second volume des oeuvres complètes d’Arthur Tatossian (1929-1995) contient des textes parus entre 1970 et 1978, textes qui correspondent à sa prise de fonction comme Chef de Service de Psychiatrie à l’Hôpital Sainte-Marguerite de Marseille, service nouvellement créé et qu’il a organisé selon ses conceptions novatrices. Au fil des chapitres, le lecteur voit se déployer le large spectre de compétences nécessaires dans la clinique appliquée à la psychiatre et l’intérêt, pour l’appréciation du vécu du patient, de la Phénoménologie. Les travaux d’A. Tatossian montrent qu’un psychiatre doit être à la fois clinicien et chercheur et ce sont justement ces qualités-là de l’auteur ainsi que son aptitude à transmettre à la fois la méthodologie et les connaissances qui ont contribué à sa réputation et en ont fait une figure incontournable de la psychiatrie contemporaine et en particulier de la Phénoménologie, inspirée essentiellement par Husserl, Heidegger, Binswanger, Tellenbach.Les thêmes abordés ici sont toujours d’actualité et conduisent à s’interroger sur l’origine de la pathologie et sur la thérapeutique la plus adaptée par exemple au cours de la toxicomanie ou lors de pathologies rares et peu connues – comme par exemple le syndrome de Kleine-Levin et les algies faciales – ou plus connues comme la dépression, le vieillissement dans la maladie mentale, la cancérophobie, le transsexualisme, le vagabondage… L’antipsychiatrie est aussi abordée. D’autres travaux portent sur la classification en psychiatrie, sur la communication avec les malades mentaux et aussi entre professionnels par exemple entre médecins psychiatres et médecins non psychiatres. Les publications datant d’après 1968, la notion de l’autonomie sociétale du patient apparaît… Dans tous ses travaux, l’auteur insiste sur limportance de cet aspect sociétal qui influence toujours les manifestations pathologiques observées..
La psychiatrie phénoménologique est ici pleinement développée. L’auteur a inséré l’approche phénoménologique à la clinique, démontrant que c’est la seule position qui permet au psychiatre, et au clinicien en général, de comprendre le vécu du patient et d’adapter la thérapeutique aux possibilités de ce dernier.
Arthur TATOSSIAN (1929-1995), neuropsychiatre, médecin des Hôpitaux de Marseille et professeur de psychiatrie et de psychologie a travaillé et enseigné d’abord à l’Hôpital Sainte-Marguerite de Marseille puis au CHU La Timone à Marseille. Il a également enseigné la psychopathologie à la Faculté des Lettres à Aix-en-Provence et a consacré une partie de son temps aux associations caritatives. Son oeuvre couvre des domaines variés : neurologie, psychiatrie, psychologie, psychopharmacologie, phénoménologie mais elle est surtout connue pour la contribution de l’auteur au développement de la psychiatrie phénoménologique. Arthur Tatossian a été aussi président du Syndicat des psychiatres franc?ais (1984-1990), auteur d’environ 300 publications dont beaucoup d’entre elles sont traduites dans plusieurs langues et il a rec’u un Prix décerné par l’Académie Nationale de Médecine.
ISBN : 979-10-90590-9-22
HIATUS ADOLESCENT
23,00 €
Auteur : Patrick AYOUN, Francis DROSSART (Sous la dir. de)
Préface de Philippe GIVRE
Année : 2018
Collection : PsychologieDescription :
L’adolescence n’est pas une maladie et dans ce sens, ce livre n’est pas un traité sur l’Adolescence. Il se lit plutôt comme un Essai. Car la rencontre entre des analystes aventureux et des adolescents blessés, blessants et perdus nous met en garde devant toutes sortes de généralisations. Ces rencontres évoquent plutôt la houle de la mer ou la vague qui « vient par en dessous » tant la clinique peut être déstabilisante et inattendue. La consultation ou la psychothérapie place le psy (psychiatre, psychanalyste, psychologue clinicien) du côté des travailleurs de la mer, tels que les décrit Victor Hugo, par la façon de se faire malmener. Incontestablement, il y a des qualités et des compétences requises dans la clinique de l’adolescence qui font penser comme à un hommage à Montaigne. Comme lui, nous dirions : « Peignons pas l’être mais le passage ».
L’hiatus adolescent n’est donc pas une nouvelle catégorie diagnostique mais une proposition de donner un nom à ce que l’on trouve dans la clinique. Trop grave, trop important, obéissant à trop d’influences entre le familial, le sociétal, le pédagogique, l’institutionnel et le pulsionnel pour se réfugier derrière une prétention théorique quelconque, nous l’avons ainsi nommé « Hiatus » pour tenter de dire en une formule, ce que nous espérons juste, entre justice et justesse, de cette relation, de ce temps logique et de ces mouvements du corps et de l’âme.
Parlons de la rencontre clinique et non de la théorie, car il n’y a pas de garantie dans ce domaine ni pour ces essais non transformés ni pour ces tentatives encore vaines : deuils de la tendresse et de l’enfance, inventions de la génitalité et de l’âge adulte. La référence à la psychanalyse reste pourtant toujours utile et ces essais sont aussi un hommage à Freud. Nous pensons cette ouverture comme indispensable à la clinique : c’est comme la rencontre improbable de « deux tunnels qu’on perce des deux côtés de la montagne ».
PATRICK AYOUN psychiatre hospitalier en unité de traitement ambulatoire pour adolescents. Il a créé un centre de crise et y a exercé durant treize ans. Psychanalyste, il est inscrit comme analyste praticien à Espace Analytique. Membre du Conseil Scientifique et Technique de l’Association des docteurs Bru, il est chargé de la supervision de la Maison d’Accueil des docteurs Bru : internat pour jeunes filles victimes d’inceste ainsi que chargé de cours aux DU protection de l’enfance et adolescent difficile à Bordeaux. Il a publié Questions d’inceste (O. Jacob, 2005) avec G. Raimbault et L. Massardier et Inceste quand les mères ne protègent pas (2012) avec Hélène Romano.
FRANCIS DROSSART exerce comme Psychiatre Hospitalier en Unité de Psychopathologie Adolescents. Il est psychanalyste membre du IVe Groupe OPLF, et Directeur de Recherches (HDR) au CRPMS, Université Sorbonne Paris Cité. Dernier ouvrage publié : Une théorie kleinienne de la destructivité et de la créativité (éditions du Hublot, 2016).
ISBN : 979-10-90590-64-9
Louis Ferdinand Céline, Samuel Beckett. Un abécédaire d’agonie.
19,80 €
Auteur : Yoan LOISEL
Année : 2022
Collection : LittératureDescription :
Pour dire vite : l’un en rajoute où l’autre efface.— Je ne vois toujours pas le rapport.
— Le rapport ? C’est la littérature.
« Cet abécédaire les rassemble autant qu’il établit leur distance symétrique. Il emprunte ainsi certaines circonvolutions qui, au-delà du portrait l’un dans l’autre, révèlent une substance rémanente. Celle de notre littérature en ses ambitions et ses limites, poussées des tumultes d’un xxe siècle n’en finissant pas de finir. »ISBN : 978-2-491494-79-7
SUZANNE HOMMEL – Une vie de désir
24,00 €
Auteur : Michaël GUYADER
Année : 2025
Collection : PsychanalyseDescription :
Susanne Hommel est une figure incontournable de la psychanalyse en France de la fin du XXème siècle et du début du XXIème siècle. Elle a été analysée par J. Lacan, a traduit les œuvres de S. Freud, est devenue psychanalyste à son tour et a participé à la vie des écoles psychanalytiques avec autant d’engagement qu’elle s’est destiné à l’art. Elle est également la traductrice du grand poète Thomas Bernhard. Férue de théâtre, elle est comédienne autant qu’elle le peut, aujourd’hui encore. Attirée par la peinture depuis son très jeune âge, elle a épousé un peintre, Fred Hommel. Pourtant, sa vie a commencé de façon bien moins rocambolesque au cœur de l’Allemagne à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
Cette biographie retrace ses jeunes années dans un pays dévasté qui ne reconnaissait pas sa culpabilité dans le drame que venait de traverser le monde. La jeune Susanne prit à 18 ans le parti de venir vivre en France où elle réside encore aujourd’hui. Sa façon parfois extraordinaire de ne jamais céder sur son désir malgré les drames qui l’ont marquée mais aussi ses rencontres, ses passions et son exigence de chaque instant l’ont amenée à vivre en quelque sorte plusieurs vies.
L’auteur, racontant ce parcours exceptionnel, insiste aussi sur des similitudes inquiétantes entre ce qui est arrivé en Allemagne au début du XXème siècle et ce qui se passe actuellement en Europe, y compris en France : la montée et la banalisation d’un discours d’extrême droite de plus en plus proche du pouvoir ici et là, utilisant toujours les mêmes arguments éculés, excluant ceux qui ne seraient pas comme « nous » ou « de chez nous ». Il s’agit ici de l’histoire d’une femme remarquable mais aussi d’une diatribe contre le glissement progressif de notre société vers le risque du pire. Une apologie donc de ce qui permet de résister et d’espérer.
Michaël Guyader, né à Londres, fut psychiatre de service public et psychanalyste. Sa pratique s’inspirait du désaliénisme tel que conceptualisé par Lucien Bonnafé. Aujourd’hui retraité, il est artiste peintre, féru de théâtre et de poésie. Il donne des spectacles intitulés « Balades poétiques ». Il s’agit de son troisième livre chez MJW Fédition.
ISBN : 978-2-487513-94-5
VAGABONDAGES – Itinéraire buissonnier d’un psychiatre de secteur
29,00 €
Auteur : Michel GUYADER
Année : 2023
Collection : PsychiatrieDescription :
Charlie Chaplin nous a donné du vagabond une image généreuse et poétique.
Comment inscrire une pratique de psychiatre de service public dans les pas de ce désarmant trimardeur ?
Comment essayer d’ouvrir le champ des interrogations les plus fécondes, comment proposer qu’adviennent des rencontres improbables entre les personnes les plus dissemblables, comment explorer les chemins parfois escarpés de la pensée, de l’expression artistique, de la réflexion philosophique et de la question sociale ?
C’est à ces questions que Michaël Guyader tente de donner une esquisse de réponse en racontant ce qu’a été son aventure exaltante de chef de service en psychiatrie dans la banlieue parisienne la moins nantie : accompagné d’une équipe remarquable de compétence, d’ attention et de dévouement il s’est employé à mettre en œuvre un projet de soin orienté par la résistance à toute forme de domination de l’homme par son semblable, dans une époque où les conduites de partition, de ségrégation et d’exclusion font flores.
De son compagnonnage avec la folie et grâce à des rencontres avec nombre de « gens ordinaires faisant des choses extraordinaires » comme le disait Lucien Bonnafé, il nous livre une vive incitation à penser sans trop de contrainte et propose à la réflexion de chacun un point de vue radical et original sur l’aliénation, entre psychanalyse et politique.
Illustration de la couverture : Sabine Stellittano ( © tous droits réservés)
ISBN : 978-2-491494-90-2
BILINGUISME ET PSYCHOPATHOLOGIE
20,00 €
Auteur : Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA
Avec la participation de Mareike WOLF-FÉDIDA, Gilles PASQUIER, Paschale MCCARTHY, Jean-Dominique VUILLERMET, Mattia ANTONINI, Pedro BENDETOWICZ, Catherine DE LUCA-BERNIER, Marco ARANEDA, Lefterios PETROPOULOS, Doïna D. TESU-ROLLIER, Tomoko SATO, Florent MICHAUX, Julien MOIZAN.
Année : 2010
Collection : LangageDescription :
Chacun pense le bilinguisme à l’aune de sa propre expérience. En effet, ce phénomène nous concerne tous d’une manière ou d’une autre, directement ou non puisque notre société se trouve de plus en plus multiculturelle. Or, loin de se réduire à une activité de traduction, tout bilinguisme se nourrit d’une dimension vécue, aspect souvent négligé et ayant échappé jusqu’à présent à la recherche.
Ainsi la prouesse linguistique consistant à maîtriser plusieurs langues est encore liée à l’intelligence du domaine affectif. Le bilinguisme vécu est une extraordinaire source d’enseignement et qui fait appelne parle pas. Il faut vivre une langue et la faire vivre pour faire vibrer la culture et l’histoire que chacun porte en soi – à commencer par celle que véhicule la première langue apprise.
L’intérêt du bilinguisme se trouve du communication. La subjectivité de cette expérience et le côté verbal ont spécialement étudiés par les auteurs, tous spécialistes en psychopathologie (psychologue, psychothérapeute, psychanalyste, psychiatre). Ils s’intéressent à ce que la domaines : relationnel, familial, scolaire, linguistique et juridique.Le lecteur verra se dessiner un fil rouge à travers les contributions s’élaborant autour du désir et du fantasme inhérent au langage et à la partie rêvée d’une langue. Cet ouvrage est le premier d’une série rédigée par une équipe de recherche internationale qui s’est constituée depuis une dizaine d’années.
ISBN : 978-2-9524668-5-8
BILINGUISME ET MAÎTRISE DE LA LANGUE FRANÇAISE
20,00 €
Auteur : Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA
Année : 2016
Collection : LangageDescription :
La maîtrise de la langue française est une préoccupation datant de plusieurs décennies, mais elle ne semble plus viser le même public et le même contexte. Aujourd’hui, la maîtrise de la langue française se présente comme un problème dans un environnement de bilinguisme et de plurilinguisme. La cohabitation de langues et de cultures semble interférer avec la langue du pays, le français. Différentes recherches sont présentées ici pour faire le point sur l’origine de la langue française, la tradition de la dictée en français, le caractère diplomatîque du français, l’apprentissage de la langue en milieu scolaire auprès des enfants ou de ceux qui sont en « vulnérabilité linguistique », la survivance d’une langue abandonnée, la rivalité entre langues, la transmission ou non d’une langue, la spontanéité de se saisir d’une langue, le caractère oral et écrit d’une langue, et le potentîel de communication et d’intégratîon par rapport à sa propre identité dans la pratique des langues.
Tous ces aspects laissés de côté quant à la maîtrise de la langue française jouent pourtant un rôle important dans l’envie de s’exprimer en français et de l’écrire. Ceux-ci sont examinés d’un point de vue psychologique en se plaçant du côté de ceux qui sont réellement concernés et en cherchant à éclairer certains préjugés et malentendus au sujet de la langue française et du concept de maîtrise d’une langue.Les auteurs de cet ouvrage sont plurilingues, en partîe, et spécialisés dans le domaine de la psychologie et de la psychopathologie. Cliniciens eux-mêmes et docteurs ou en cours de le devenir, tous appartiennent à l’équipe de recherche dirigée par le Pr Mareike WOLF-FEDIDA sur la phénoménologie du langage et le bilinguisme et plurilinguisme vécus travaillant avec la méthodologie de la psychopathologie fondamentale, la phénoménologie et la psychanalyse au Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société (CRPMS, E.A 3522), Université Paris Diderot – Paris 7, Sorbonne Paris Cité.
ISBN : 979-10-90590-52-6
P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 10 – 1995-1996
28,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2024
Collection : PsychanalyseDescription :
L’année universitaire 1995/1996 est une année charnière qui marque un passage sur le plan sociétal et universitaire. L’esprit du temps a changé avec l’avancée technologique en médecine nécessitant de faire appel à la bioéthique. Pierre Fédida, cofondateur du Centre de l’Étude du Vivant, fait débat avec les sujets d’actualité traités dans les forums organisés au sein de l’Université. Non seulement les scientifiques de différentes disciplines y collaborent mais cela devient un événement, un sujet de société, dont le journal de l’Université rend compte à travers un interview avec P. Fédida. Alors que la demande des patients pour la prescription des médicaments psychopharmacologiques devient la règle dans la société, cela bouscule d’un coup le débat sur la psychanalyse – à savoir si cela signifie sa disparition ou non -, et sur la psychiatrie, puisque la psychopathologie risquerait de disparaître si le symptôme pouvait être éradiqué immédiatement de façon biochimique. Mais est-il possible de supprimer un symptôme psychique ? Le débat dans la psychanalyse se resserre alors sur les fondamentaux à interroger : l’interlocuteur, la règle fondamentale, le cadre, la formation, la visée psychothérapique ou non, l’intersubjectivité, le traitement de l’angoisse jusqu’au site même de la scène d’une cure.
Parallèlement à ces bouleversements dans les débats, l’histoire de la formation s’écrit à travers la disparition de Juliette Favez-Boutonnier, laquelle donne l’occasion de rappeler l’importance de l’action pour la formation clinique en psychologie de J. Favez-Boutonnier et ce que fût l’Université Paris 7 et la haute lutte pour la formation adaptée à la clinique au sein de l’université. Ainsi les étudiants, après leurs études, se retrouvaient sur le terrain clinique – terrain en pleine mutation – et non complètement perdus. L’hommage de P. Fédida à J. Favez-Boutonnier et le rappel historique de Jacques Gagey, reproduit ici en annexe, donne une idée assez fidèle de ce que pouvait être la situation à la sortie de mai 1968 lors de la création de cette U.E.R. de « Sciences Humaines Cliniques ». Il faut souligner aussi la bonne volonté des étudiants en psychologie clinique a contribué à la solidité de leur formation laquelle commence à être un peu le fil conducteur de l’histoire de ce qui était devenu une U.F.R. entretemps car cette histoire était aussi un peu la leur tout comme celle des enseignants-chercheurs.
Pendant que l’histoire universitaire se raconte, une autre histoire toute nouvelle se développe sous nos yeux par les écrits concernant la formation des psychanalystes et des étudiants ; la responsabilité de tous est, en quelque sorte, engagée pour veiller aux contenus de la formation en anticipant les besoins de prise en charge psychologique dans la société dans laquelle nous vivons. Désormais, une certaine vigilance commence à s’imposer vis-à-vis des phénomènes de société qui ne manqueront pas à se multiplier dans les années à venir.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978-2-491494-98-8
BILINGUISME, INTERCULTUREL ET ETHNOLOGIE – Concevoir l’autre et l’autrui
21,00 €
Auteur : Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA
Avec la participation de : Mareike WOLF-FEDIDA, Nadhirou MOUSTOIFA, Soyarta MADI BACAR, Colette LHOMME-RIGAUD, Francçois-Robert ZACOT, Houari MAÏDI, Camille DOSSOU, Franck DEGANI , Paschale McCARTHY, Ségolène PAYAN, Natacha RAYNAL.
Année : 2013
Collection : LangageDescription :
Les chercheurs parlent des résultats obtenus sur la question du bilinguisme, de la cohabitation culturelle, la migration et la découverte d’une autre culture. Le caractère oral tenant naturellement la première place dans la communication et celui-ci est important pour concevoir notre rapport à l’autre et l’autrui. Car contrairement à l’apprentissage scolaire des langues qui passe par l’écrit, le bilinguisme est avant tout une affaire de performance orale. L’enfant se structure tout d’abord par rapport à la parole, la structuration par l’écrit correspond, semble-t-il, à un mouvement différent. Notre point de vue psychologique favorise, bien entendu, cet aspect oral. Car la pratique orale est très étroitement liée au fonctionnement d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse. Le choix d’une langue et l’adaptation de son langage à la circonstance font prendre en compte qu’on s’adresse à l’autre, et qu’autrui nous impose des règles.
Dans l’interculturel et dans l’ethnologie, on se trouve dans des situations où il est possible de parler une même langue tout en sachant qu’on n’en fait pas le même usage. Ces expériences enrichissent notre connaissance des repères dans des situations humaines avant tout que chacun adapte à sa manière. Personne ne vit de la même manière le fait d’être immergé tout seul dans une civilisation étrangère. De façon plus générale, la conjonction entre bilinguisme, interculturel et ethnologie propose de réfléchir sur l’accord d’un échange : comment peut-on être d’accord sur ce qu’on partage ? Quel est notre degré de dépendance de l’autre dans nos expressions qui nous semblent pourtant personnelles ? Cet ouvrage apporte des éléments de réponse à de nombreuses questions.
Mareike WOLF-FEDIDA est professeur en Psychologie à l’Université Paris Diderot – Paris 7 et psychanalyste/psychothérapeute. Appartenant au CRPMS (Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société) E. A. 3522, elle est également membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen.
ISBN : 979-10-90590-03-8
INSULTES, CRIS et CHUCHOTEMENTS
24,00 €
Auteur : François ARDEVEN
Année : 2017
Collection : PsychanalyseDescription :
L’insulte devance la pensée, le cri la dépasse, le chuchotement la répare peut-être. Que fait-on en insultant l’autre sinon le ranger dans une catégorie, le renfrogner dans son origine, dans un genre toujours déjà nommé ?
La psychanalyse au contraire se donne pour tâche de déployer, avec la culture et à côté de la politique, la pulsion qui existe vers l’inconnu, de préserver l’Ouvert contre le mythe des abysses qu’est toujours la recherche morbide d’une origine fixe (« ta race ! »). La psychanalyse invente un nouveau métier, et donc un nouveau discours où le raté du désir est placé comme objet. Il incombe à celui qui l’exerce d’être pris pour quelqu’un d’autre, l’Autre, un autre, pour ensuite être abandonné, déchu. Évidemment, d’être pris pour un autre engendre bien des malentendus. C’est insultant comme la vie peut l’être. Celle-ci se récapitule au divan, il y a des cris qui sortent des silences, et se murmurent parfois des chuchotements, comme chez Bergman, non pas adressés au contemporain trop semblable ou complaisant, à l’« ami dans les générations », comme dit le poète russe Ossip Mandelstam, mais à un vraiment autre, qu’il s’agira de rencontrer dans l’écume du monde, passé, présent et à venir.
La séance analytique, qui est dans son ordre une performance, reçoit cette vocation de réparer le court-circuit qu’est l’insulte, de rétablir l’ordre des signifiants que la psychose, avec sa façon de poser la réponse avant la question, a inversé.
Vingt chapitres comme vingt tableaux viennent examiner, autour de Freud, avec Rabelais, la pensée de Judith Butler et d’autres, l’insu de l’insulte.
François ARDEVEN est psychanalyste à Paris (membre de l’association Dimpsy), titulaire d’un doctorat de recherche en psychopathologie et psychanalyse de l’Université Paris Diderot, professeur de lettres classiques et lecteur du midrach laïque au centre Medem Arbeter Ring à Paris. Site: stam-medem.blogspot.fr
ISBN : 979-10-90590-59-5
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