La maison d’édition dédiée à la psychologie et aux sciences humaines

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  • ESTHÉTIQUE ET CLINIQUE DU CORPS. DU BODY ART AUX TENTATIVES DE SUBJECTIVATION

    32,00 

    Auteur : Lefteris PETROPOULOS
    Année : 2017
    Collection : Arts et culture

    Description :
    Le corps est l’objet d’une multitude de transformations dans le monde contemporain. Corps embellis, troués, tatoués, branchés à des appareils; corps consacrés et massacrés, exposés et explosés.
    Le body art, depuis le groupe des actionnistes viennois des années 60 jusqu’à son évolution actuelle dans la performance, est le courant artistique de référence pour ce livre en tant qu’il marque un tournant dans la scène artistique en employant le corps comme médium ainsi que comme l’oeuvre même de l’art. En même temps, il exprime un défi à l’éthique, à l’esthétique, et à la politique du corps dans le monde occidental.
    Les exemples des artistes comme Orlan, D. Cronenberg, F. Bacon, D. Nebreda, N. Tran Ba Vang ou D. Valls, nous montrent comment la déformation et la transformation du corps répond au besoin artistique d’exprimer le malaise face aux normes sociales et d’inventer des formes inédites qui peuvent contenir des idées et des vécus.
    De manière analogue, le sujet contemporain est poussé par l’exigence psychique d’habiter son corps et de se donner une forme dans laquelle peut se sentir contenu et libre de construire son identité, d’assumer son expérience et d’exprimer ses mouvements psychiques. Le présent travail réfléchit sur les conséquences psychiques des nouvelles possibilités que la médecine et la technologie offrent au sujet d’expérimenter avec son corps et son identité.

    Lefteris PETROPOULOS est docteur en psychologie et psychanalyse (Université Paris Diderot-Paris 7), rattaché au Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société (EA 3522). Il est également psychothérapeute.

    ISBN : 979-10-90590-57-1

  • BILINGUISME ET MONOPARENTALITÉ – handicap et discriminations inaperçues

    22,00 

    Auteur : Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA
    Année : 2013
    Collection : Langage

    Description :

    Une famille sur cinq est monoparentale et le bilinguisme toucherait une famille sur quatre. On estime que les chiffres augmentent, et la monoparentalité et le bilinguisme sont beaucoup plus répandus qu’on pense. Puisque le bilinguisme est aussi répandu, il est étonnant qu’il intrigue toujours et suscite toutes sortes de préjugés. Deux tendances croissantes se conjuguent dans notre recherche: celle de la famille monoparentale et celle du bilinguisme. Les auteurs de cet ouvrage se sont montrés attentifs à l’évolution de ces tendances dans notre société et donnent un aperçu sur les témoignages récoltés auprès du parent isolé, de l’enfant ou des enfants de familles monoparentales bilingues sur la cohabitation de langues et de cultures dans leur famille. S’intéresser à ce vécu est un travail important dans la psychothérapie, mais aussi dans toute situation de soin médical, dans l’assistance sociale, éducative et administrative.

    La présence du bi- ou plurilinguisme dans une famille monoparentale signale souvent qu’il manque quelqu’un qui donne sens à cette présence de la pluralité des langues et des cultures: l’autre (souvent le parent) n’est plus là pour représenter la langue qui fait partie de la vie familiale et qui est désormais la sienne. Dans cette nouvelle forme de famille, le parent isolé deviendra porteur isolé de langues et de cultures. Cette situation porteuse de créativité comporte aussi des vulnérabilités et doit surmonter le risque du handicap.

    ISBN : 979-10-90590-04-5

  • ÉROS SANS THANATOS ? Le déni de la pulsion de mort des pères du freudo-marxisme

    25,00 

    Auteur : Sébastien ALLALI
    Année : 2017
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    Bien des choses opposent Freud à deux de ses disciples : Otto Gross et Wilhelm Reich, les pères du freudo-marxisme. Ces derniers critiquent sévèrement le patriarcat, promouvant l’égalité des sexes et l’amour libre. Anarchistes radicaux, ils rejettent la religion et toute forme d’autorité. De même, tandis que, selon Freud, l’éducation doit inhiber, interdire et réprimer pour aider l’enfant à se civiliser, Gross et Reich, fidèles à Rousseau, font l’apologie d’une éducation sans contrainte. Freud se voit donc dans l’obligation de prendre ses distances avec des disciples de plus en plus indésirables. Les points de rupture concernent l’étiologie des névroses, la possibilité d’une « psychothérapie populaire », les modalités de la cure, les rapports entre psychanalyse et politique, la famille, l’éducation, la religion, le travail ou encore la création artistique. L’anthropologie freudo-marxiste et la pratique clinique de ses théoriciens reposent sur une critique du capitalisme et l’adoption d’un modèle inspiré d’hypothétiques sociétés matriarcales disparues. Réformer la société permettrait, selon eux, d’en finir avec la névrose.

    La pensée de Gross et celle de Reich ont eu un rôle de taille, non seulement dans l’histoire de la psychanalyse mais encore dans l’élaboration même de la pensée freudienne. Ils furent les premiers à insister sur la part essentielle de la misère économique et de la misère sexuelle dans l’origine des névroses. Toutefois, la radicalité de ce mouvement a entraîné son propre déclin. Les théoriciens freudo-marxistes furent confrontés à leurs propres contradictions : la sexualité débridée et le primat de l’Éros ne pouvaient, à eux seuls, rendre heureux les individus. En effet, peut-on refouler Thanatos sans nier le réel ?

    Sébastien Allali est neuropsychologue et docteur en psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse. Il enseigne la philosophie.

    ISBN : 979-10-90590-60-1

  • L’ALLIANCE THÉRAPEUTIQUE – Facteur commun des psychothérapies

    25,00 

    Auteur : Sous la direction de Yoann Loisel et Eric Surjous

    Avec la participation de :
    Jean Becchio, Maurice Corcos, Bruno Falissard, Christophe Flückiger, Camille Le Roux, Yoann Loisel, Mathieu Christof, Stéphane Rusinek, Émeric Saguin, Luc Surjous

    Année : 2023
    Collection : Psychologie

    Description :

    Comment valoriser, dans le soin psychique, la nécessité de la relation ?

    Parce qu’il est actuellement au cœur d’études scientifiques rigoureuses, malgré la difficulté à en cerner une définition totalement objective (et peut-être justement parce qu’il ne se laisse définitivement saisir), le concept « d’alliance thérapeutique » apparaît être un très bon outil, susceptible d’inspirer la réflexion et la pratique.

    En termes explicites, ceux qui se trouvent réunis ici ont accepté d’évoquer cette base dynamique de leurs thérapies, quel que soit le modèle auquel ils se référent : systémie, psychanalyse, thérapie cognitivo-comportementale, hypnose, thérapies d’activation de conscience….

    Les points d’articulation de leur exposé dessinent ainsi un fond commun : une manière renouvelée, surtout, de définir l’indispensable de la relation autant que celle qui serait la plus apte à soutenir le processus thérapeutique.

    ISBN : 978-2-491494-93-3

     

  • Le récit dans la psychanalyse

    25,00 

    Auteur : Max KOHN
    Année : 2014
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    Ce livre répond à la question suivante : quelle est la place du récit clinique chez les psychanalystes ? Le champ de la psychanalyse se situe entre le rhétorique, un art de la persuasion et le narratif, une mise en représentation d’événements réels ou fictifs par le langage. La psychanalyse est à un carrefour entre des événements cliniques et conceptuels dont des récits témoignent. Dans le processus de la cure se joue une ouverture originale sur l’événementiel et l’historique qui engage l’éthique du psychanalyste.
    À partir d’un noyau d’auteurs, Freud, Klein, Winnicott, Max Kohn dégage la place du narratif dans le récit clinique des psychanalystes. Le récit dans la psychanalyse peut-il échapper à la rhétorique ? Qu’est-ce que raconter au plus juste quand on est psychanalyste ?

    Le récit clinique peut faire événement, c’est-à-dire inscrire une déliaison inédite, un effet de sens inattendu. La place du récit clinique pour nous analystes a les apparences d’un symptôme, il s’y joue le rapport à notre désir. Le désir de parler de sa pratique se heurte à l’exigence de rester discret. Le compromis entre le désir et son refoulement fait symptôme dans la pratique du récit clinique et ce d’autant plus qu’il s’adresse à un lecteur. Entre le subjectif et l’objectif, il y a un trajet du narratif qui témoigne de l’espace du transfert et du contre-transfert, c’est-à-dire de la cure. C’est la spécificité de la psychanalyse de poser ce problème, et qui fait qu’il ne s’agit pas de littérature. Si la psychanalyse est prise dans un effet de littérature, elle témoigne avant tout du transfert.

    ISSN : 2109-7305
    ISBN : 979-10-90590-20-5

  • P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 9 – 1994-1995

    30,00 

    Auteur : Pierre FÉDIDA
    Année : 2023
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    L’année 1995 est vouée à faire le point sur les psychoses, avec d’abord la schizophrénie, puis le rôle du diagnostic, la valeur clinique de la classification nosographique, le fonctionnement de l’interprétation, les bouleversements de l’imaginaire et l’aménagement d’une cure psychanalytique ou d’une psychothérapie. Pour cela, le tome 9 commence avec le cours magistral sur les schizophrénies qui reproduit fidèlement le programme de l’enseignement et les discussions avec les étudiants. Une réflexion de fond se trame à travers les textes de Pierre Fédida au sujet du besoin et de la nécessité de poser un diagnostic et de se représenter le fonctionnement psychique d’un patient. L’auteur discute du rôle de la schizophrénie dans la psychopathologie et notamment du besoin chez Bleuler de penser en terme de « clivage ».  Cela conduit à poser la question de la stabilité ou non d’une structure psychique, ce qui est discuté ici, et surtout à qui cela sert-il de penser en ces termes ? Cette réflexion révèle beaucoup de positions différentes aussi bien du côté du clinicien (transfert/contre-transfert), du statut d’une observation d’une production psychique, du fonctionnement de l’inconscient, d’une hygiène mentale et, en fin de compte, de la neuro-biologie et du cerveau tout court.

             C’est une époque où la psychopharmacologie est déjà bien avancée et complètement intégrée au traitement dans les consultations en médecine générale ou en psychiatrie. Cette nouvelle variable dans la psychothérapie et dans l’observation du psychique est discutée.  En même temps, P. Fédida fait le rapprochement avec les addictions qu’il considère comme une sorte d’automédication qui correspond, en quelque sorte, à la réponse selon une logique médicale. Il s’efforce enfin de distinguer la position du psychologue clinicien ou du psychanalyste par rapport à ce nouveau terrain clinique.

    Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7),  a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.

     

    ISBN : 978249149492-6

     

  • P. FÉDIDA : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 3 – 1977-1982

    30,00 


    Auteur : Pierre FÉDIDA
    Année : 2020
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    Ce troisième volume des œuvres complètes de Pierre FÉDIDA comporte les textes entre 1977 et 1982. Ils sont le reflet des préoccupations de la recherche en psychanalyse, en France. Mais l’auteur affirme son style et ses angles de vue qui lui sont propres. Ceux-ci vont se sillonner à travers son œuvre comme l’avait déjà pressenti Jean-Bertrand Pontalis quand il en a témoigné dans Le Monde des livres à l’occasion de la soutenance de la thèse d’État de P. Fédida (le passage obligé pour devenir professeur des universités). Dans la même année, P. Fédida a publié trois livres d’un coup (Le concept et la violence, Corps du vide et espace de séance et L’absence) sont compter les articles de réflexions figurant dans ce volume sur le fait clinique dans la psychanalyse, sur le rapport entre l’écriture et la clinique, sur la question du corps, du somatique et du sexuel dans une psychanalyse, sur la notion d’états limites ainsi que sur le cas limite par rapport au cas réputés difficiles.

    À cette époque se posent les questions essentiellement pour la première fois à savoir définir la « spécificité de la preuve dans le cas clinique » et à s’interroger sur la collaboration entre le travail psychanalytique et la consultation médicale, la prescription du médicament, et plus particulièrement, avec la consultation en génétique dans une perspective de la filiation en rapport avec la symbolisation psychique. Autant de dire que c’est de l’actualité.

    En 1979, il est déjà question du « retour à Freud » dans un climat de forte influence par Jacques Lacan, en France, et par la psychanalyse anglaise et américaine. Le psychanalyste était alors appelé à se situer par rapport à ces références. Il devait se questionner par rapport à l’indication d’une cure psychanalytique ou non chez un patient. Celui-ci n’allait pas être facilement admis en psychanalyse et la notion du borderline a constitué en quelque sorte un point d’orientation sur ce que l’on ne pouvait espérer d’une psychanalyse ou non, d’une part, et le danger, d’autre part, de basculer dans une psychothérapie bienveillante avec un certain profil de patients au risque de les installer dans leur symptôme.

    Enfin, ce tome trace le début d’une période très féconde d’une synergie entre l’organisation de recherche au sein du laboratoire de l’UFR de Sciences Humaines Cliniques à l’Université Paris 7, le développement d’une activité de publication et de recherche qui a été exemplaire (la qualités des débats des collègues entre eux), et une collaboration nationale entre les universités et les équipes de recherches. À cette époque, la recherche a commencé à prendre une tournure internationale. C’est un fort potentiel de recherche pour une envolée de productivité en matière d’échanges scientifiques et de publication.

    Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), il a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation Institut de la Pensée Contemporaine, co-création Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale », il est l’auteur d’environ 250 publications dont des traductions en plusieurs langues.

    ISBN : 979-10-90590-81-6

  • P. FÉDIDA : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 2 – 1975-1976

    25,00 


    Auteur : Pierre FÉDIDA, préface du Pr. Jean GUYOTAT
    Collection : Psychanalyse

    Description :
    Ce second volume des oeuvres complètes de Pierre FÉDIDA, 1963-2005, contient les textes parus entre 1975 et 1976. Ici commence une production féconde où l’histoire de la psychanalyse en France s’écrit par rapport à son application à la clinique. Mais c’est aussi le début de l’ère de la dépression qui est présente de façon de plus en plus importante dans les divers exposés cliniques et révèle également la prise de conscience de l’importance des troubles alimentaires. L’auteur, psychanalyste, montre son engagement, lequel l’a amené à participer aux débats relatifs à l’hospitalisation et au diagnostic clinique, à proposer des notes de lectures, à élaborer la préface à Esquirol et la présentation de ses propres séminaires de recherche. Tout cela l’a conduit ainsi à ouvrir la discussion sur des domaines où la psychanalyse pouvait contribuer, comme c’est le cas, à la fin du volume, à comprendre les répercussions de la guerre sur le vécu du sujet.

    Dans ce second volume le lecteur assiste à la confirmation de cette écriture typiquement fédidaéenne naviguant entre la phénoménologie binswangérienne – à laquelle il a été formé – et la clinique psychanalytique, incluant les mouvements transférentiels et contre-transférentiels vers l’interprétation. Ces contributions sont préparatoires aux trois ouvrages de références des années 1977, écrits par Pierre Fédida, L’absence, puis Corps du vide et espace de séance, et, enfin, Le concept et la violence.

    La préface du Pr Jean Guyotat (CHU Lyon), qui a été son Maître lors de sa formation hospitalière puis qui est devenu un ami, a été écrite en témoignage de son amitié pour l’élève brillant qu’était Pierre Fédida, après sa disparition, lors de la commémoration à l’Université Paris 7 en 2003 de son Oeuvre et de son travail universitaire. En reproduisant ce texte, l’éditeur rend hommage à cet ami très cher, le Professeur J. Guyotat, disparu en 2017.

    Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de l’Institut de la Pensée Contemporaine, co-création Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale », il est l’auteur d’environ 250 publications dont des traductions en plusieurs langues.

    ISBN : 979-10-90590-7-62

  • Cours de Psychosomatique Intégrative

    20,00 

    Auteur : Jean-Benjamin Stora
    Année : 2024
    Collection : Psychosomatique

    Description :

    Cours de Psychosomatique Intégrative

    Les relations entre l’esprit et le corps

    Approche Psycho-Neuro-Médicale

    Théorie et clinique, enseignée à la Faculté de Médecine de 2005 à 2015 puis à l’Institut de Psychosomatique intégrative (IPSI) de 2016 à 2022

     

  • P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 10 – 1995-1996

    28,00 

    Auteur : Pierre FÉDIDA
    Année : 2024
    Collection : Psychanalyse

    Description :

    L’année universitaire 1995/1996 est une année charnière qui marque un passage sur le plan sociétal et universitaire. L’esprit du temps a changé avec l’avancée technologique en médecine nécessitant de faire appel à la bioéthique. Pierre Fédida, cofondateur du Centre de l’Étude du Vivant, fait débat avec les sujets d’actualité traités dans les forums organisés au sein de l’Université. Non seulement les scientifiques de différentes disciplines y collaborent mais cela devient un événement, un sujet de société, dont le journal de l’Université rend compte à travers un interview avec P. Fédida. Alors que la demande des patients pour la prescription des médicaments psychopharmacologiques devient la règle dans la société, cela bouscule d’un coup le débat sur la psychanalyse – à savoir si cela signifie sa disparition ou non -, et sur la psychiatrie, puisque la psychopathologie risquerait de disparaître si le symptôme pouvait être éradiqué immédiatement de façon biochimique. Mais est-il possible de supprimer un symptôme psychique ? Le débat dans la psychanalyse se resserre alors sur les fondamentaux à interroger : l’interlocuteur, la règle fondamentale, le cadre, la formation, la visée psychothérapique ou non, l’intersubjectivité, le traitement de l’angoisse jusqu’au site même de la scène d’une cure.

    Parallèlement à ces bouleversements dans les débats, l’histoire de la formation s’écrit à travers la disparition de Juliette Favez-Boutonnier, laquelle donne l’occasion de rappeler l’importance de l’action pour la formation clinique en psychologie de J. Favez-Boutonnier et ce que fût l’Université Paris 7 et la haute lutte pour la formation adaptée à la clinique au sein de l’université. Ainsi les étudiants, après leurs études, se retrouvaient sur le terrain clinique – terrain en pleine mutation – et non complètement perdus. L’hommage de P. Fédida à J. Favez-Boutonnier et le rappel historique de Jacques Gagey, reproduit ici en annexe, donne une idée assez fidèle de ce que pouvait être la situation à la sortie de mai 1968 lors de la création de cette U.E.R. de « Sciences Humaines Cliniques ». Il faut souligner aussi la bonne volonté des étudiants en psychologie clinique a contribué à la solidité de leur formation laquelle commence à être un peu le fil conducteur de l’histoire de ce qui était devenu une U.F.R. entretemps car cette histoire était aussi un peu la leur tout comme celle des enseignants-chercheurs.

    Pendant que l’histoire universitaire se raconte, une autre histoire toute nouvelle se développe sous nos yeux par les écrits concernant la formation des psychanalystes et des étudiants ; la responsabilité de tous est, en quelque sorte, engagée pour veiller aux contenus de la formation en anticipant les besoins de prise en charge psychologique dans la société dans laquelle nous vivons. Désormais, une certaine vigilance commence à s’imposer vis-à-vis des phénomènes de société qui ne manqueront pas à se multiplier dans les années à venir.

    Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7),  a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.

     

    ISBN : 978-2-491494-98-8

     

  • LE TRAVAIL CLINIQUE EN CENTRE MATERNEL – Les entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant

    24,00 

    Auteur : Max KOHN
    Année : 2011
    Collection : Langage

    Description :

    Ce livre porte sur le travail clinique en centre maternel à partir des entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris, qui reçoit des mères seules avec leur bébé pendant un an et demi. La rédaction de cet ouvrage couvre cette durée. Le lecteur pourra s’apercevoir qu’il revient aux enfants une position analytique sans pour autant être des analystes. La psychanalyse peut être appliquée en institution sans qu’elle soit de la psychanalyse comme en cabinet, ni de l’analyse institutionnelle, tout en donnant le pouvoir à la parole par divers dispositifs. On s’intéressera à la question : qui parle vraiment dans un discours ? Même si l’éducatrice ou la puéricultrice parlent de la mère ou de l’enfant, dans les réunions cliniques, il n’est pas sûr qu’il s’agisse de ces derniers. Souvent, lorsque l’on parle de la mère, c’est l’enfant qui parle et inversement, ou quelqu’un d’autre, le père, par exemple, ou un ancêtre. Il faut être très attentif à la polyphonie pour pouvoir identifier la voix qui parle comme dans l’expérience analytique, d’ailleurs, sans se précipiter dans une identification. Les entretiens d’accueil sont toujours dans l’entre-deux d’un passé et d’un avenir de la future résidente et de son enfant, dans un contrat qui porte sur la naissance d’un sujet enfin possible, qu’il s’agisse de la mère, de l’enfant, du père ou d’autres. Le projet inconscient de la mère y déploie les points morts de l’histoire familiale dans un transfert des affects désaffectés, dans un espace qui peut devenir analytique, quelle que soit l’appartenance culturelle. L’entretien d’accueil est confronté à la vivacité du moment qui devra s’inscrire dans le temps grâce à un espace, et sans que cela soit prévisible ou qu’on puisse l’anticiper.

    Max KOHN, psychanalyste membre d’Espace analytique, maître de conférences, habilité à diriger des recherches à l’université Paris Diderot–Paris 7, Centre de Recherches «Psychanalyse, Médecine et Société» (C.R.P.M.S) EA 3522, psychanalyste à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris (Fondation Albert Hartmann, Société Philanthropique).

    ISSN : 2109-7305
    ISBN : 978-2-9524573-6-0

  • Le Souffrir – « Le droit d’être un homme »

    24,00 

    Auteur : Érick Jean-Daniel SINGAÏNY
    Année : 2021
    Collection : Phénoménologie

    Description :

    L’auteur invite le lecteur à participer aux questionnements qui ne sont nullement théoriques : n’a-t-il jamais ressenti une émotion religieuse profonde ou de l’effroi ? N’a-t-il jamais pris le chemin du doute et du désespoir ou éprouvé de l’angoisse face à l’étrangeté de l’étranger ou de son propre monde ? N’a-t-il jamais été confronté à la violence humaine ou même à ce sentiment de malaise d’être exilé en soi-même? Choc, insolite, étonnement, autant d’épreuves qui nous invitent à déchiffrer le sens de la vie humaine et donc de la souffrance.

    Ce petit ouvrage, qui s’appuie sur quelques-uns des visages disparates déployés sous les yeux de l’auteur aujourd’hui, cherche à mettre en lumière ce que la souffrance dévoile ou fait éclore. De sa place de clinicien, il montre que ce qui est révélé, c’est-à-dire le Souffrir pris dans son sens henryen du terme (pure épreuve de soi), est porteur d’universalité puisqu’il définit notre humanité. Le point de départ comme le point d’arrivée est ici l’homme. En définitive, l’auteur tente de répondre à cette question qui traverse l’ouvrage : que faut-il avoir souffert de l’autre pour reconnaître cette exigence éthique ? Car selon lui, cette question n’a de sens, en vérité, que si nous allons au plus profond de la quête de soi pour y trouver ce qui, en chaque homme fait tout homme : le « droit d’être un homme », de se sentir un de Nous. Il confirme aussi l’apport essentiel de la phénoménologie, de la littérature, de la psychopathologie ou encore de l’anthropologie philosophique à la compréhension de l’expérience humaine.

    Cet ouvrage ne s’adresse pas qu’aux initiés. Il échappe aux frontières murées.

    Singaïny Erick Jean-Daniel est psychologue clinicien, Docteur en psychologie clinique et pathologique et qualifié aux fonctions de maître de conférences en psychologie. Il est l’auteur d’un triptyque sur l’alcoolisme qui est disponible dans des lieux de référence pour la médecine et la santé (Bibliothèque de l’Aca- démie nationale de médecine, National Library of Medicine des États-Unis). Il est membre du Cercle et de Recherche d’Edition Henri Ey (CREHEY), de l’École de Daseinsanalyse de Paris, de l’INPP (International Network of Philosophy and Psychiatry) et du Réseau Mondial de Pratique Clinique (Global Clinical Practice Network – GCPN). Il dirige également la collection « Clinique et Existence » qu’il a créée aux Éditions Connaissances et Savoirs.

    ISBN : 978-2-491494-59-9

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