PAS D’ENFANT POUR ATHÉNA
28,00 €
Auteur : Edith VALLÉE
Année : 2014
Collection : LittératureDescription :
Toute femme a pensé à la maternité : désir puissant, simple éventualité, ou alors, « non merci, pas pour moi.» Tourner le dos à la maternité paraît relever d’une préoccupation dont seule la modernité est capable. Or, Gaëtane apprend que, bien au contraire, les déesses grecques ont éprouvé le désir d’être mère et aussi, son contraire.
Gaëtane veut savoir, pour elle. Elle n’entend pas cet « appel des entrailles », signe d’une profonde envie d’enfant, dont parlent tant de mères et même son mari. Son père s’en mêle aussi, jusqu’à ce qu’elle relève le défi de mener une enquête. Le hasard et la recherche obstinée la mettent en face de femmes qui ont choisi la non-maternité. Elle découvre en chacune une déesse grecque.
Entre humour, émotion, et passion, sa vie va changer. Ne s’agit-il pas moins de choisir ou non la maternité que de Se choisir ? Un cheminement vers sa vérité, sept voies possibles que suivent quelques femmes, les Childfree, femmes libres d’enfant.Édith VALLÉE, docteur en psychologie, s’intéresse depuis trente ans aux femmes qui tournent le dos à la maternité. Elle a publié plusieurs essais et articles. Aujourd’hui, elle révise son analyse de départ. À travers ce roman, elle présente sa nouvelle compréhension du choix de ces femmes.
ISBN : 979-10-90590-14-4
P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 8 – 1994-1995
27,50 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2022
Collection : PsychanalyseDescription :
Au regard des spécialisations en médecine, la clinique psychanalytique se trouve confrontée à de nouvelles exigences exprimées dans la plainte du patient en ce début des années 1990. Ce tournant venant de la médecine et aussi des avancées en neurophilosophie permet à la pensée psychanalytique de clarifier la théorie du symptôme et de la comparer avec celle de la psychopathologie. Dans ce volume, le débat débute avec l’influence des pensées évolutionnistes sur le développement de la psychanalyse- Ch. Darwin par rapport à S. Freud. Pour cela, nous reproduisons la traduction (établie par M. KOHN) des premiers écrits en médecine de Freud sur les organes de reproduction de l’anguille, c’est-à-dire en zoologie. Ceux-ci ont été encore peu explorés car un peu mystérieux; que penser, en effet, d’une anguille hermaphrodite en cette fin du XIXème siècle ! À cette occasion, le lecteur pourra apprécier la méticulosité de la méthodologie employée par Freud et son raisonnement subtil.Effectivement, il est difficile de cloisonner les disciplines les unes par rapport aux autres dans un tel débat, l’intérêt consistant précisément à profiter de cette ouverture d’esprit. Ainsi les chapitres de Pierre Fédida confrontent la médecine, la biologie, l’épistémologie des sciences à la méthodologie qui leur est propre – qui les distingue ou les rapproche de la psychanalyse. Ce tome 8 consiste en un travail de fond sur la théorie du symptôme par rapport au signe et au phénomène, le somatique, l’organicité, interrogeant les lieux de la représentation – le modèle par rapport à la métapsychologie. Il y aura question d’un troisième genre.
La réflexion sur la psychopathologie est développée et P. Fédida explique sa conception d’une psychopathologie fondamentale. Ce volume se termine avec une étude critique du livre de L. Steinberg sur la représentation du sexe du Christ dans l’art de la Renaissance. En même temps se pose la question de ce que l’on a le droit d’évoquer ou non et comment mettre de côté ou pas ce qui est évident dans la représentation et dans quel but.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978–2–491494–78–0
P. FÉDIDA – OEUVRES COMPLÈTES – TOME 10 – 1995-1996
28,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2024
Collection : PsychanalyseDescription :
L’année universitaire 1995/1996 est une année charnière qui marque un passage sur le plan sociétal et universitaire. L’esprit du temps a changé avec l’avancée technologique en médecine nécessitant de faire appel à la bioéthique. Pierre Fédida, cofondateur du Centre de l’Étude du Vivant, fait débat avec les sujets d’actualité traités dans les forums organisés au sein de l’Université. Non seulement les scientifiques de différentes disciplines y collaborent mais cela devient un événement, un sujet de société, dont le journal de l’Université rend compte à travers un interview avec P. Fédida. Alors que la demande des patients pour la prescription des médicaments psychopharmacologiques devient la règle dans la société, cela bouscule d’un coup le débat sur la psychanalyse – à savoir si cela signifie sa disparition ou non -, et sur la psychiatrie, puisque la psychopathologie risquerait de disparaître si le symptôme pouvait être éradiqué immédiatement de façon biochimique. Mais est-il possible de supprimer un symptôme psychique ? Le débat dans la psychanalyse se resserre alors sur les fondamentaux à interroger : l’interlocuteur, la règle fondamentale, le cadre, la formation, la visée psychothérapique ou non, l’intersubjectivité, le traitement de l’angoisse jusqu’au site même de la scène d’une cure.
Parallèlement à ces bouleversements dans les débats, l’histoire de la formation s’écrit à travers la disparition de Juliette Favez-Boutonnier, laquelle donne l’occasion de rappeler l’importance de l’action pour la formation clinique en psychologie de J. Favez-Boutonnier et ce que fût l’Université Paris 7 et la haute lutte pour la formation adaptée à la clinique au sein de l’université. Ainsi les étudiants, après leurs études, se retrouvaient sur le terrain clinique – terrain en pleine mutation – et non complètement perdus. L’hommage de P. Fédida à J. Favez-Boutonnier et le rappel historique de Jacques Gagey, reproduit ici en annexe, donne une idée assez fidèle de ce que pouvait être la situation à la sortie de mai 1968 lors de la création de cette U.E.R. de « Sciences Humaines Cliniques ». Il faut souligner aussi la bonne volonté des étudiants en psychologie clinique a contribué à la solidité de leur formation laquelle commence à être un peu le fil conducteur de l’histoire de ce qui était devenu une U.F.R. entretemps car cette histoire était aussi un peu la leur tout comme celle des enseignants-chercheurs.
Pendant que l’histoire universitaire se raconte, une autre histoire toute nouvelle se développe sous nos yeux par les écrits concernant la formation des psychanalystes et des étudiants ; la responsabilité de tous est, en quelque sorte, engagée pour veiller aux contenus de la formation en anticipant les besoins de prise en charge psychologique dans la société dans laquelle nous vivons. Désormais, une certaine vigilance commence à s’imposer vis-à-vis des phénomènes de société qui ne manqueront pas à se multiplier dans les années à venir.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978-2-491494-98-8
LE NOM DES FOUS – Guide alternatif des hôpitaux psychiatriques de France
20,00 €
Auteur : Marion DESSAULES
Année : 2012
Collection : PsychiatrieDescription :
Ce livre a d’abord été conçu comme un Guide alternatif des hôpitaux psychiatriques de France où il y aurait aussi eu des piscines, des bibliothèques et des salons de thé. Mais l’auteure a été emportée par l’écriture sans vouloir se contraindre au style d’un guide. Le lecteur découvrira, tout de même, les hôpitaux psychiatriques et les piscines au fil des pérégrinations de Marion. Son histoire et sa difficulté de vivre reflètent les origines, l’histoire et les difficultés de l’hospitalisation en psychiatrie et renvoient l’institution à ses impasses.
La psychiatrie a certainement connu différentes crises, mais ici, Marion se réfère à celle de 2009 où le fou a été stigmatisé comme criminel et dangereux. Son témoignage personnel propose un autre regard sur la folie, vécue comme une traversée et une expérience existentielle de premier plan. Refusant de l’enfermer dans une vision déterministe ou fataliste, elle s’en sortira et saura encourager les autres à s’en sortir à leur tour. Le lecteur trouvera ici une véritable sensibilité dans les descriptions qui lui feront comprendre comment le monde peut basculer pour un individu, si bien qu’il a besoin d’être aidé et compris, avant tout. En quelque sorte, cette lecture peut jouer le rôle d’un » stage clinique en psychiatrie « . Car le lecteur se trouvera captivé par des points de vue et des aperçus pas si fous que cela, et souvent pleins d’humour. En cela, l’auteure porte loin Le Nom des fous !
Marion Dessaules est un pseudonyme. L’auteure a publié de nombreux ouvrages sous son vrai nom. Ce plaisir d’écrire l’a encouragée à s’engager dans une voie plus intime et personnelle, d’où le choix du pseudonyme.
ISBN : 979-10-90590-05-2
À la recherche du chant perdu : l’âge d’or de la R.T.L.N.
30,00 €
Auteur : David GRANDIS
Année : 2013
Collection : Arts et culturesDescription :
Préfaces de Claude Pascal Perna et Jacques Rouchouse.
Depuis la dissolution des troupes lyriques en France dans les années 1970, le style du chant français s’est perdu peu à peu. Il s’agit de toute une tradition qui savait mettre en valeur le texte chanté et dont nous avons aujourd’hui oublié le secret. Cette étude vise à définir les idiomes du style français tout en explorant brièvement la technique vocale, la diction et la déclamation, proposant une synthèse de ces éléments stylistiques. Mais il fallait surtout recueillir le témoignage de ces chanteurs de la R.T.L.N. (Réunion des Théâtres Lyriques Nationaux) qui ont su si bien chanter. Cet ouvrage est destiné aussi bien aux chanteurs, répétiteurs, directeurs d’opéra, et chefs d’orchestre, qu’aux amateurs de lyrique, afin qu’ils considèrent ce qui a été perdu en quelques générations, et leur propose des moyens de faire renaître cet art du chant.
Avec les interviews de Gabriel Bacquier, Jane Berbié, Charles Burles, Michel Cadiou, Odette Chaynes, Renée Doria, Andrée Esposito, Albert Lance, Georges Liccioni, François Loup, Roland Mancini, Claudie Martinet, Robert Massard, Mady Mesplé, Suzanne Sarroca, Michel Sénéchal, Roger Soyer, et José Van Dam.
David Grandis poursuit une carrière internationale de chef d’orchestre. Cet ouvrage fut l’objet de sa thèse de doctorat de direction d’orchestre aux USA. Il a dirigé de nombreuses formations en Europe et aux États-Unis dont l’Orchestre National de Bordeaux, le Philharmonique de Nice, le New Symphony Orchestra de Sofia et l’Orchestre Philharmonique de Minsk. Ses engagements lyriques l’ont conduit à collaborer avec le Peabody Opera, le UW-Madison Opera, le Baltimore Opera et l’Opéra National de Lyon. David Grandis est actuellement Directeur Musical du Virginia Chamber Orchestra et du William & Mary Symphony Orchestra aux États-Unis.
Traduit en anglais sous le titre : The Voice of France: The Golden Age of the R.T.L.N.
ISBN : 979-10-90590-15-1
INTRODUCTION À UNE GEOPOLITIQUE CLINIQUE INTERCULTURELLE
16,00 €
Auteur : Philippe BESSOLES
Année : 2011
Collection : PsychologieDescription :
La géopolitique clinique interculturelle se consacre à l’étude des interactions du psychisme et de la culture au niveau individuel, social et sociétal. Se situant aux interfaces des mutations internationales et en regard des enjeux mondiaux des civilisations et de leurs évolutions, elle partage des soucis méthodologiques avec les disciplines de la médecine, du droit, de l’anthropologie, de l’éthique, etc. Ainsi rassemble-t-elle les espaces d’interdépendances et d’appartenances des identités plurielles et polyréférencées de tout humain.La géopolitique clinique interculturelle ouvre un espace de recherche fondamentale et appliquée entre héritages vernaculaires et postmodernité des sociétés et des hommes qui les dirigent. Son épistémologie comme sa discipline concerne l’impact réciproque du psychisme individuel et collectif sur le fait sociétal, politique et diplomatique. Ses travaux émargent aux composantes plurielles des cultures et leurs effets sur les organisations humaines intranationales et internationales. Son éthique et sa déontologie se fondent sur le respect de toutes les différences comme source d’enrichissement et de complémentarité des êtres humains.
ISBN : 978-2-9524573-7-9
BILINGUISME ET PSYCHOPATHOLOGIE
20,00 €
Auteur : Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA
Avec la participation de Mareike WOLF-FÉDIDA, Gilles PASQUIER, Paschale MCCARTHY, Jean-Dominique VUILLERMET, Mattia ANTONINI, Pedro BENDETOWICZ, Catherine DE LUCA-BERNIER, Marco ARANEDA, Lefterios PETROPOULOS, Doïna D. TESU-ROLLIER, Tomoko SATO, Florent MICHAUX, Julien MOIZAN.
Année : 2010
Collection : LangageDescription :
Chacun pense le bilinguisme à l’aune de sa propre expérience. En effet, ce phénomène nous concerne tous d’une manière ou d’une autre, directement ou non puisque notre société se trouve de plus en plus multiculturelle. Or, loin de se réduire à une activité de traduction, tout bilinguisme se nourrit d’une dimension vécue, aspect souvent négligé et ayant échappé jusqu’à présent à la recherche.
Ainsi la prouesse linguistique consistant à maîtriser plusieurs langues est encore liée à l’intelligence du domaine affectif. Le bilinguisme vécu est une extraordinaire source d’enseignement et qui fait appelne parle pas. Il faut vivre une langue et la faire vivre pour faire vibrer la culture et l’histoire que chacun porte en soi – à commencer par celle que véhicule la première langue apprise.
L’intérêt du bilinguisme se trouve du communication. La subjectivité de cette expérience et le côté verbal ont spécialement étudiés par les auteurs, tous spécialistes en psychopathologie (psychologue, psychothérapeute, psychanalyste, psychiatre). Ils s’intéressent à ce que la domaines : relationnel, familial, scolaire, linguistique et juridique.Le lecteur verra se dessiner un fil rouge à travers les contributions s’élaborant autour du désir et du fantasme inhérent au langage et à la partie rêvée d’une langue. Cet ouvrage est le premier d’une série rédigée par une équipe de recherche internationale qui s’est constituée depuis une dizaine d’années.
ISBN : 978-2-9524668-5-8
AMOUR, IDENTITÉ ET CHANGEMENT
27,50 €
Auteur : Mareike WOLF-FÉDIDA
Année : 2005
Collection : Psychologie
Description :
Nos histoires d’amour sont la partie la plus obscure de nous-mêmes. Tomber amoureux, c’est un peu comme tomber malade : c’est subir les affres de ses propres passions. Troublé par l’expérience de l’autre qu’on porte déjà en soi et qui peut devenir hostile, on se demande si ce qu’on éprouve relève encore de l’amour ou pas plutôt de la maladie psychique. L’amour possède sa propre logique. Dans cette perspective, l’amour ressemble au symptôme psychique : tous les deux donnent vie à une histoire ancienne. Puis, ils contiennent aussi tous les deux une part de résistance, tout comme un potentiel de changement. Enfin, tous les deux expriment la vérité du sujet et sa quête d’identité.
Pour autant que l’amour réveille en nous la part inconsciente, l’inconscient de nos choix amoureux reste un objet obscur pouvant motiver d’entreprendre une psychanalyse. Non seulement il existe une psychopathologie de la vie amoureuse, mais encore celle-ci est la contribution la plus importante dans la constitution de soi. Quand les patients parlent d’eux au psychanalyste, ils parlent de leurs amours. Au psychanalyste, reste le travail d’entendre l’intime qui cherche à se communiquer. Le patient évalue la satisfaction qu’il peut attendre de l’autre, en découvrant que celle-ci dépend étroitement de ses propres attentes. Bien que tout le monde possède ses propres expériences dans le domaine de l’amour, le doute ne manque pas de survenir quant à la fiabilité de ses propres observations. L’amour étant purement subjectif, l’amoureux se trouve devant les mêmes problèmes d’observation que les premiers psychiatres à la naissance de l’observation clinique.
S’il est vrai de dire qu’il y a de la folie dans la revendication amoureuse, il est aussi vrai qu’il existe des revendications amoureuses dans les différentes maladies psychiques. Toute relation comporte des révélations inattendues, peut-être mê?me provoquées par soi-même ! Toute personne qui aime peut, de manière soudaine, se voir confrontée à l’étendue des souffrances de l’âme sans comprendre ce qui lui arrive. Le trouble est alors d’ordre identitaire.
L’auteur établit ici le lien entre la clinique psychanalytique, le transfert dans l’amour et les histoires d’amour, les nôtres, telles qu’elles se racontent.
ISBN : 2-9524668-0-7
MANCHESTER – L’éveil d’une scène musicale
20,00 €
Auteur : Michel-Angelo FÉDIDA
Année : 2021
Collection : Arts et culturesDescription :
Si l’on devait résumer Manchester aujourd’hui, les mots-clés seraient sûrement : musique et football. Cependant, l’histoire musicale de Manchester n’a pas eu le développement typique qu’ont connu d’autres villes du pays. Son essor est intimement lié à la crise de la désindustrialisation des années soixante-dix et à la récession des années 1980.
Buzzcocks, Joy Division, The Fall, New Order, The Smiths, Happy Mondays, Stone Roses, The Charlatans ou Oasis, Factory Records et l’Haçienda, autant de noms évocateurs inhérents à la culture mancunienne dans l’histoire musicale britannique contemporaine. Ces derniers ont tous contribué à inscrire Manchester sur le planisphère des villes culturelles de premier plan grâce à leur détermination.
Avant 1976, Manchester était l’archétype d’une ville ouvrière que la révolution industrielle avait bâtie pour asservir la classe ouvrière dans ses usines. Il a suffi de deux concerts des jeunes punks Sex Pistols, invités par deux étudiants de Manchester, pour que sa jeunesse cherchant une échappatoire aux fractures sociales et éprise d’une volonté révolutionnaire, attrape le train en marche afin de redorer la réputation de leur ville à l’international et confirmer sa créativité avant-gardiste dans l’industrie musicale nationale.
Dans la deuxième moitié des années quatre-vingts, Manchester devint un symbole des musiques électroniques en Europe, particulièrement grâce à l’acid house qui fit vibrer ses clubs de légende. Ce terreau unique développa l’empreinte Madchester. De la fin des années soixante-dix jusqu’au tournant du millénaire, la ville s’est totalement métamorphosée. Manchester est aujourd’hui une métropole à l’urbanisme moderne, centrée sur le monde des affaires, où l’économie est florissante et la culture foisonnante.
Cette histoire est étroitement liée au contexte politique et économique particulier de l’Angleterre du dernier quart du XXème siècle, marqué par les gouvernements Thatcher et Blair. C’est grâce à sa scène musicale que Manchester est aujourd’hui devenue une ville incontournable dans l’histoire des musiques populaires occidentales.
Michel-Angelo FEDIDA est historien de formation (diplômé d’un Master 2 de recherche en histoire culturelle des sociétés occidentales contemporaines à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et journaliste indépendant dans la presse musicale.
A. TATOSSIAN : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 4 – 1980-1983
28,00 €
Auteur : Arthur TATOSSIAN
Année : 2020
Collection : PhénoménologieDescription :
Le lecteur découvrira les thèmes aussi variés que la finesse diagnostique (par exemple sur le délire et la paranoïa ou sur la maladie fonctionnelle ou encore sur la méthodologie des essais cliniques), les travaux de fond (par exemple sur l’Endon chez Tellenbach au sujet de l’origine dite endogène ou du pouvoir d’un médicament psychotrope) et les aspects cliniques de la psychopathologie entrant dans l’exercice du psychiatre (par exemple l’annonce du cancer, le médecin malade, la fonction du lit en milieu hospitalier chez le malade psychique, etc.), tous chers à Arthur Tatossian, car ceux-ci permettent d’aborder le vécu de l’être humain, les notions de phénomène, de vulnérabilité, d’intersubjectivité, d’autonomie et de liberté et aussi les difficultés de communication dans de nombreuses circonstances.
Après un rappel de l’incidence des évènements vitaux sur le déclenchement des troubles psychiques, en relation avec le vécu du sujet, ce vécu est étudié dans des situations diverses. Le cas du sujet atteint de cancer en phase pré-terminale, face à la souffrance et à la mort permettent de comprendre les difficultés de communication entre le sujet et autrui – entourage, famille, soignants, médecins compris -, le stress du patient dont le corps n’est plus que corps-objet mais aussi celui de ceux qui l’entourent souffrant de leur difficulté à exprimer leur empathie et, pour les soignants, de leur impuissance face à la maladie qu’ils vivent comme un échec. Ceci se retrouve, à des nuances près, chez les malades mentaux, psychotiques en particulier, les membres de leur famille et le psychiatre, lequel par l’approche phénoménologique pourra accéder au vécu de son patient et ainsi choisir la thérapeutique lui assurant une autonomie aussi importante que possible en tenant compte de ses possibilités restantes même si elles sont minimes, le but étant de lui assurer une vie la plus proche de la vie normale hors de l’hôpital.
La phénoménologie de la dépression et celle du corps sont abordées à la fois sur les plans historique, théorique et pratique et il en est de même pour la physiopathologie de la paranoïa et la personnalité paranoïde ainsi que pour les délires, lesquels sont rarement chroniques actuellement grâce aux psychotropes permettant un recours limité aux hospitalisations, toujours les pus courtes possibles, même si elles doivent être répétées, le but étant de ne pas infantiliser le malade en le privant de toute autonomie et de lui permettre de retrouver une place effective dans sa famille.
Arthur TATOSSIAN (1929-1995), neuropsychiatre, médecin des Hôpitaux de Marseille et professeur de psychiatrie et de psychologie a travaillé et enseigné d’abord à l’Hôpital Sainte-Marguerite de Marseille puis au CHU La Timone à Marseille. Il a également enseigné la psychopathologie à la Faculté des Lettres à Aix-en-Provence et a consacré une partie de son temps aux associations caritatives. Son œuvre couvre des domaines variés : neurologie, psychiatrie, psychologie, psychopharmacologie, phénoménologie mais elle est surtout connue pour la contribution de l’auteur au développement de la psychiatrie phénoménologique. Arthur Tatossian a été aussi président du Syndicat des psychiatres français (1984-1990), auteur d’environ 300 publications dont beaucoup d’entre elles sont traduites dans plusieurs langues: japonais, italien, portugais, espagnol et a reçu un Prix décerné par l’Académie Nationale de Médecine.
ISBN : 978-2-491494-14-8
Le récit dans la psychanalyse
25,00 €
Auteur : Max KOHN
Année : 2014
Collection : PsychanalyseDescription :
Ce livre répond à la question suivante : quelle est la place du récit clinique chez les psychanalystes ? Le champ de la psychanalyse se situe entre le rhétorique, un art de la persuasion et le narratif, une mise en représentation d’événements réels ou fictifs par le langage. La psychanalyse est à un carrefour entre des événements cliniques et conceptuels dont des récits témoignent. Dans le processus de la cure se joue une ouverture originale sur l’événementiel et l’historique qui engage l’éthique du psychanalyste.
À partir d’un noyau d’auteurs, Freud, Klein, Winnicott, Max Kohn dégage la place du narratif dans le récit clinique des psychanalystes. Le récit dans la psychanalyse peut-il échapper à la rhétorique ? Qu’est-ce que raconter au plus juste quand on est psychanalyste ?Le récit clinique peut faire événement, c’est-à-dire inscrire une déliaison inédite, un effet de sens inattendu. La place du récit clinique pour nous analystes a les apparences d’un symptôme, il s’y joue le rapport à notre désir. Le désir de parler de sa pratique se heurte à l’exigence de rester discret. Le compromis entre le désir et son refoulement fait symptôme dans la pratique du récit clinique et ce d’autant plus qu’il s’adresse à un lecteur. Entre le subjectif et l’objectif, il y a un trajet du narratif qui témoigne de l’espace du transfert et du contre-transfert, c’est-à-dire de la cure. C’est la spécificité de la psychanalyse de poser ce problème, et qui fait qu’il ne s’agit pas de littérature. Si la psychanalyse est prise dans un effet de littérature, elle témoigne avant tout du transfert.
ISSN : 2109-7305
ISBN : 979-10-90590-20-5NEUROPSYCHANALYSE – Controverses et dialogues
20,00 €
Auteur : Jean-Benjamin STORA
Année : 2011
Collection : PsychanalyseDescription :
L’esprit se trouve-t-il hors de portée de la science comme le prétendent certains psychanalystes attachés à une approche exclusivement psychique de l’unité psychosomatique humaine ? Ou bien l’esprit n’est-il que le reflet d’une vaste assemblée de neurones ? La neurobiologie et les neurosciences peuvent-elles seules expliquer le fonctionnement si complexe du psychisme humain et rejeter « l’approche dépassée » de la psychanalyse ? Les méthodes de la psychanalyse et des neurosciences sont radicalement différentes et les difficultés épistémologiques considérables rendant fort complexes le dialogue scientifique, s’il peut y en avoir un. Pour faciliter le dialogue et reprendre le questionnement de S. Freud en 1895 de représenter les phénomènes psychiques sous forme de phénomènes neurologiques, le Pr. M. Solms réunit voici 15 ans à New-York des spécialistes de neurosciences et quelques psychanalystes pour fonder le mouvement contemporain de neuropsychanalyse.
Compte tenu de l’impossibilité de répondre à ces questions, du fait des connaissances imparfaites de neurosciences de son époque, S. Freud laisse en suspens la ligne de recherche des neurosciences et développe la psychanalyse de l’inconscient et de son support : l’appareil psychique. Le dialogue doit passer par la reconnaissance réciproque des hypothèses scientifiques et non par leur rejet. Cet ouvrage a pour projet de faire le point des relations entre ces deux champs scientifiques: celui de la subjectivité humaine et celui de la matérialité et de l’incarnation de l’esprit. L’auteur propose de dépasser les clivages et les oppositions idéologiques pour poser les bases d’un futur métamodèle faisant la synthèse de la métapsychologie, de la médecine et des neurosciences.
ISBN : 979-10-90590-01-4
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