SAMUEL BECKETT – D’une langue à l’autre : l’outre-verbe
25,00 €
Auteur : Yoann LOISEL
Année : 2020
Collection : LittératureDescription :
« Nous savions qu’en dehors d’avoir remporté le prix Nobel de littérature et d’avoir écrit quelques-unes des plus grandes pièces de théâtre du XXème siècle, ce type aimait boire du whisky, fumer de drôles de petits cigares, bavarder, rire et raconter des histoires. »
Ainsi l’un de ses amis évoque Samuel Beckett au soir de sa vie (cité par James Knowlson, p. 815). Il aurait pu dire aussi que l’auteur de En attendant Godot fut champion de boxe et de cricket, dangereusement casse-cou dans sa jeunesse en Irlande puis en France, médaillé en 1945 de la Croix de Guerre et de la Résistance.
Appuyé assidûment sur sa biographie, c’est bien la présence physique de l’écrivain que cet ouvrage relève en premier, notant une impétuosité et une détermination tout à fait singulières, une excitation « d’outre-verbe » qu’il veut garder en s’en gardant.
Justement, Beckett semble découvrir tôt que le polyglottisme soutient une conservation de son ébullition intime autant qu’une possibilité créative sur elle. Avant de considérer la maturation de l’œuvre liée à sa composition en français, c’est donc son appétit juvénile pour les langues étrangères qui est suivi ici, en montrant comment la langue non maternelle permet une distanciation des empreintes familières mais, également, le moyen d’un retour vers le creuset de sa propre langue, son corps et ses accords originaires.
Par là, et d’autant plus si elle ne relève le frottement de ses langues, il se dévoile les contre-sens possibles d’une psychanalyse appliquée à l’art de Samuel Beckett, sa complicité profonde avec celui de Buster Keaton et, finalement, une identité remarquable entre son auto-traduction et la transe hypnotique.
Yoann LOISEL est psychanalyste, il interroge, dans l’oeuvre littéraire, la dynamique qui peut associer créativité et destructivité.
ISBN : 978-2-491494-10-0
SYMPTÔME ET SUBJECTIVITÉ
25,00 €
Auteur : Sous la direction de Marion BOURBON et Jean-Pierre CLÉRO
Année : 2022
Collection : PsychologieDescription :
À bien des égards, la pratique médicale commence par et dans la mise en crise de ce sujet parfaitement autonome dont elle ne cesse pour autant de requérir en même temps, et peut-être plus que jamais, le consentement libre et éclairé. En lieu et place de ce sujet introuvable se présente plutôt une subjectivité souffrant d’un ou de symptômes, et qui par là-même s’en trouve affectée. Au cœur de ce paradoxe de cette subjectivité-patiente se trouve ainsi le symptôme, ce fait clinique qui est l’objet premier de l’attention médicale puisque toute étiologie part de lui, mais qui n’en demeure pas moins un vécu irréductiblement subjectif. Par lui, quelque chose de la subjectivité du patient se donne à entendre, a fortiori dans les cliniques psychiatrique et psychanalytique. Cet ouvrage collectif se propose d’interroger le statut paradoxal du symptôme en le réinscrivant d’emblée dans cette ambivalence par laquelle s’y noue pour le meilleur et pour le pire la nécessité subjective et la nécessité médicale. Il réunit ainsi un ensemble de contributions de psychologues, psychiatres, psychanalystes, philosophes et épistémologues (Marion Bourbon, Jean-Pierre Cléro, Alain Ehrenberg, Philippe Cabestan, Emmanuelle Tronc, Natalie Depraz, Thomas Fuchs, Etienne Bimbenet, Nicolas Guérin, Kim Sang Ong Van Cung, Frédéric Le Blay, Valéry Laurand). Tous questionnent le statut du symptôme du côté des sujets qui le vivent et des cliniciens qui se trouvent confrontés avec lui à un fait qui ne peut être réduit à une objectivation nosographique qu’au prix d’une dimension fondamentale du soin. Ils montrent combien le statut du symptôme, qui est au cœur de la réorganisation actuelle des politiques de santé mentale, engage rien moins que la place que la clinique accorde à la vie psychique et, avec elle, aux subjectivités.
Illustration : Max Weber, extrait The Cellist (1917)
EAN : 9782491494681
LE PRÉNOM – Pour une clinique du prénom à l’exemple du » yin » au Sud du Bénin
23,00 €
Auteur : Camille DOSSOU
Année : 2012
Collection : PsychologieDescription :
Un mot est mis sur une histoire et un prénom est donné pour une vie. Prénommer un enfant, ce n’est pas simplement lui donner un prénom, mais lui offrir un support qui lui servira d’objet d’étayage. Cet ouvrage sur le prénom s’inscrit dans une recherche clinique autour du projet parental et de l’identité subjective. Il explique l’implication psychique des parents dans l’attribution du prénom et éclaire le projet parental – celui qui attend l’enfant, le support de ses identifications et sa construction psychique. Le lecteur pourra voyager à travers une civilisation du Sud du Bénin qui retrace le parcours d’un prénom avant d’être donné tout en comparant ces usages avec celles d’autres cultures. Le prénom est le point de départ pour effectuer un voyage anthropologique où il est important de le comprendre non seulement selon son aspect clinique et subjectif pour celui qui le porte, mais aussi selon une réciprocité entre le parent attribuant le prénom et celui qui l’incorpore. Cette lecture est accessible à tout public et fera réfléchir sur soi et le projet familial.
À travers des cas cliniques et des situations de la vie quotidienne, l’auteur a montré l’importance du prénom pour la vie psychique, familiale et sociale de l’individu. Il fera également partager de manière vivante l’expérience de la psychologie acquise et pratiquée au Bénin. Le travail de réflexion sur le prénom est, selon l’auteur, un moyen favorisant le sevrage, mais aussi permettant à l’individu d’accéder au désir et ainsi, à l’autre.
Natif du Bénin et après une expérience en tant qu’assistant en psychologie clinique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, Camille DOSSOU a poursuivi ses études supérieures à l’Université Paris Diderot – Paris 7. Il y obtient le titre de Psychologue Clinicien, puis celui de Docteur de Recherche en Psychopathologie fondamentale et Psychanalyse. Il exerce en tant que Psychologue Clinicien en Île-de-France, avec un intérêt particulier pour les questions interculturelles.
ISBN : 979-10-90590-06-9
HONTE ET ÉDUCATION
23,00 €
Auteur : Sous la direction de André LACROIX et Jean-Jacques SARFATI
Avec la participation de Marine CHIFFLOT, Ion COPOERU, Thomas DEQUIN, André LACROIX, Jean LAUXEROIS, Jean-Charles PETTIER, Jean-Jacques SARFATI, Monique SCHNEIDER et Cristina TÎRHAS.
Année : 2017
Collection : PsychologieDescription :
L’usage de la honte en éducation fait plus souvent polémique que débat. L’objectif des auteurs de cet ouvrage est de réfléchir sur ce sujet, sans souci guerrier particulier, mais afin de proposer une ou des réponse(s) raisonnable(s) sur la question. La polémique, selon eux, vient du fait que ce thème est souvent envisagé sous l’angle de la posture et rarement sous celui de l’analyse. Il est ainsi laissé dans l’obscurité et la confusion.
Les distinctions nécessaires ne sont dès lors pas assez opérées et ce notamment entre honte et humiliation, humiliation et rappel de l’humilité. Or cette obscurité favorise une humiliation qui s’oppose par nature à l’acte d’éduquer qui est souvent rappel à l’homme de ses limites et retour à plus d’humilité.Comment faire lorsque l’on a soi-même comme tout homme limité en son essence à travailler sur ce sujet et qui peut prétendre donner des leçons à autrui dans ce domaine? L’acte d’éduquer implique donc une profonde humilité de la part de celui qui l’exécute mais il ne doit pas être abandonné, par crainte de faire honte, car notre premier devoir est de nous élever et d’accompagner celui qui souhaite grandir. Alors comment faire pour demeurer humble tout en aidant autrui à retrouver cette humilité mais sans pour autant l’humilier ? C’est une des problématiques que pose le rapport qui se noue secrètement entre honte et éducation et qui doit être approfondi et creusé. Pour tenter d’y parvenir, sont ainsi réunis, dans ce recueil, les réflexions de philosophes, pédagogues, éthiciens, juristes et psychanalystes qui revisitent la question de manière pluridisciplinaire. En effet, nous ne sortirons pas des difficultés qui sont les nôtres si nous ne croisons pas nos regards sur ce sujet et si notamment nous ne formons pas les enseignants et les futurs enseignants sur celui-ci.
Nul ne peut en effet, selon les auteurs de cet ouvrage, faire oeuvre pédagogique sans souci éthique mais nul ne peut être dans l’éthique s’il souffre trop profondément. Or la honte est, avant tout, une souffrance qui paralyse l’être et le détruit peu à peu s’il n’y prend garde. Il en est de même de l’immodestie et de l’impudence qui sont les traits caractéristiques de tous les tyrans.
ISBN : 979-10-90590-58-8
TEST DES DIRECTIONS DE SENS DANS L’ANALYSE DU DISCOURS – L’intelligence artificielle confrontée à la psychologie phénoménologique : une chronobiologie du langage ?
20,00 €
Auteur : Mareike WOLF-FÉDIDA
Année : 2025
Collection : PsychologieDescription :
Suivi de Ludwig BINSWANGER » Remarques à propos de Psychodiagnostic de Hermann Rorschach « .
Le Test des Directions De Sens est une analyse de discours avec une nouvelle méthodologie inspirée de la phénoménologie. Pour se servir du test, il suffit de la trace écrite d’un discours. Celle-ci peut provenir aussi bien de l’enregistrement ou de la transcription d’un discours, de l’écriture (littéraire, biographique, journal intime, forum de discussion) ou d’une parole rapportée. Le fait que cela fonctionne dans de multiples domaines (études de cas en psychologie ou en criminologie, discours politique ou historique, témoignages, autobiographies, chansons, prises de parole, traductions, interviews ou journalisme de presse écrite) confère l’universalité à cette méthode.
Ce livre fournit une clé d’analyse à travers des signes standardisés. Le lecteur progresse à travers des exercices dans plusieurs domaines, de la chanson française, des cas cliniques en psychologie, de la glossolalie, l’écriture automatique des surréalistes, des exemples littéraires (Montaigne, Kafka, Gide, Gogol), des discours politiques (Luxemburg, De Gaulle, Kennedy, Hitler) et le discours de l’avatar de Hitler généré par l’intelligence artificielle. Un chapitre est consacré à l’examen du langage reproduit artificiellement par une intelligence artificielle (IA) avec le Test des Directions de Sens.
Cette nouvelle méthodologie s’articule avec l’inscription chronobiologique du langage et l’universalité de ce fonctionnement qui permet aussi d’adapter ce test dans d’autres langues. L’ancrage dans le corps expliqué par ce test permet, en même temps, de démontrer l’impossibilité de l’intelligence artificielle générative de produire un résultat congruent dans ce sens. Ainsi il est possible de distinguer si un discours provient d’un humain ou a été généré par une intelligence artificielle.
Cette méthodologie du test trouve son fondement dans les travaux de Binswanger, Minkowski, Minkowska et Rorschach (test psychodiagnostic). En annexe, une traduction française du texte de L. Binswanger.
Mareike WOLF-FÉDIDA est professeure des universités en Psychologie et Psychopathologie à l’Université Paris Cité. Psychanalyste/Psychothérapeute, elle est auteure de nombreuses publications dans le domaine de la psychothérapie, du bilinguisme, et du vieillissement. Elle est également membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen.
ISBN : 978-2-487513-98-3
Illustration de la couverture : The Lonely Sequence – City Walk, photographie de Willfried Fédida – https://www.willfriedfedida.com/
LE TRAVAIL CLINIQUE EN CENTRE MATERNEL – Les entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant
24,00 €
Auteur : Max KOHN
Année : 2011
Collection : LangageDescription :
Ce livre porte sur le travail clinique en centre maternel à partir des entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris, qui reçoit des mères seules avec leur bébé pendant un an et demi. La rédaction de cet ouvrage couvre cette durée. Le lecteur pourra s’apercevoir qu’il revient aux enfants une position analytique sans pour autant être des analystes. La psychanalyse peut être appliquée en institution sans qu’elle soit de la psychanalyse comme en cabinet, ni de l’analyse institutionnelle, tout en donnant le pouvoir à la parole par divers dispositifs. On s’intéressera à la question : qui parle vraiment dans un discours ? Même si l’éducatrice ou la puéricultrice parlent de la mère ou de l’enfant, dans les réunions cliniques, il n’est pas sûr qu’il s’agisse de ces derniers. Souvent, lorsque l’on parle de la mère, c’est l’enfant qui parle et inversement, ou quelqu’un d’autre, le père, par exemple, ou un ancêtre. Il faut être très attentif à la polyphonie pour pouvoir identifier la voix qui parle comme dans l’expérience analytique, d’ailleurs, sans se précipiter dans une identification. Les entretiens d’accueil sont toujours dans l’entre-deux d’un passé et d’un avenir de la future résidente et de son enfant, dans un contrat qui porte sur la naissance d’un sujet enfin possible, qu’il s’agisse de la mère, de l’enfant, du père ou d’autres. Le projet inconscient de la mère y déploie les points morts de l’histoire familiale dans un transfert des affects désaffectés, dans un espace qui peut devenir analytique, quelle que soit l’appartenance culturelle. L’entretien d’accueil est confronté à la vivacité du moment qui devra s’inscrire dans le temps grâce à un espace, et sans que cela soit prévisible ou qu’on puisse l’anticiper.
Max KOHN, psychanalyste membre d’Espace analytique, maître de conférences, habilité à diriger des recherches à l’université Paris Diderot–Paris 7, Centre de Recherches «Psychanalyse, Médecine et Société» (C.R.P.M.S) EA 3522, psychanalyste à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris (Fondation Albert Hartmann, Société Philanthropique).
ISSN : 2109-7305
ISBN : 978-2-9524573-6-0FIGURES DE L’EXCLUSION
22,00 €
Auteur : Sous la direction de Houria ABDELOUAHED
Année : 2019
Collection : PsychologieDescription :
Le psychologue clinicien rencontre un réel défi face aux patients touchés par l’exclusion et la précarité. Celles-ci touchent à plusieurs sphères : économique, politique, sociale, juridique et psychopathologique. Le travail dit »de terrain » montre que les exclus ne constituent pas une catégorie homogène. Si l’homogénéité est une fiction ou une généralisation réductrice des singularités, il n’en demeure pas moins que le discours normatif les inclut dans le fait même de les exclure.
La fracture du lien social rappelle douloureusement la définition même de l’exclusion : « Interdire l’accès en fermant pour ainsi dire; retrancher, renvoyer quelqu’un d’un corps, d’une assemblée, mettre hors, ôter l’accès, le droit de, empêcher» (Le Littré). Justement M. Foucault a parlé de cette volonté d’empêcher l’accès à …, de mettre hors de …- va de pair avec « les dispositifs de normalisation ». Ceux-ci ont pour effet de marginaliser des parties de la société et de les précariser. À tel point que ces trois notions (exclusion, précarité, marginalisation) restent intimement liées.
On parle de plus en plus de la fracture du lien, de la béance des dissociations et des fragmentations de la dynamique sociale, de l’adversité socio-économique qui accroit le malaise non seulement de l’individu mais des secteurs sociaux et sanitaires qui se trouvent menacés dans l’exercice de leurs missions de soins et la nécessité pour le système social de donner les moyens aux sujets afin que la rupture ne soit pas irréversible. Dans le champ de la clinique, on réfléchit sur le préjudice, le trauma et l’effet de l’exclusion sur la subjectivité du sujet, son narcissisme et son économie libidinale (sentiment de honte, solitude, perte de repères…). Toutes ces préoccupations deviennent l’inassimilable, le « hors-lieu » dans une société (ou des sociétés) régie par un discours politiquement normatif de plus en plus dominant à l’ère de la mondialisation.
Ainsi, le clinicien exerce sur une ligne de crête, lorsque le malaise social rencontre les processus intégratifs du sujet, ou lorsque la précarité sociale achoppe sur des problématiques psychopathologiques telles que : traumatisme, expériences agonistiques, dépression, etc. On peut se demander comment le clinicien peut-il travailler correctement lorsque le manque à avoir achoppe sur le manque à être, lorsque le réel confronte à la blessure narcissique, lorsque le sujet arrive en consultation ou à sa séance avec la béance d’une demande ?
Houria ABDELOUAHED est psychanalyste, Maître de Conférences et Directeur de Recherche à l’Université Paris Diderot – Paris 7, membre du CRPMS (Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société) et auteure de nombreuses publications au sujet de la place de la femme dans la société traditionnelle et contemporaine.
ISBN : 979-10-90590-73-1
VIOL et IDENTITÉ – Un génocide individuel
26,00 €
Auteur : Philippe BESSOLES
Année : 2009
Collection : Criminologie
Description :
Ce livre présente beaucoup de cas cliniques différents de viol ou de situation assimilées au viol (cambriolage, bizutage, harcêlement moral, racket). L’auteur , psychothérapeute et expert auprès des tribunaux, explique les conséquences psychiques et commente les nombreux témoignages. Le vécu du corps est modifié et des troubles somatiques attirent l’attention. Le livre présente une approche clinique et médicale.
ISBN : 978-2-9524668-7-5
INSULTES, CRIS et CHUCHOTEMENTS
24,00 €
Auteur : François ARDEVEN
Année : 2017
Collection : PsychanalyseDescription :
L’insulte devance la pensée, le cri la dépasse, le chuchotement la répare peut-être. Que fait-on en insultant l’autre sinon le ranger dans une catégorie, le renfrogner dans son origine, dans un genre toujours déjà nommé ?
La psychanalyse au contraire se donne pour tâche de déployer, avec la culture et à côté de la politique, la pulsion qui existe vers l’inconnu, de préserver l’Ouvert contre le mythe des abysses qu’est toujours la recherche morbide d’une origine fixe (« ta race ! »). La psychanalyse invente un nouveau métier, et donc un nouveau discours où le raté du désir est placé comme objet. Il incombe à celui qui l’exerce d’être pris pour quelqu’un d’autre, l’Autre, un autre, pour ensuite être abandonné, déchu. Évidemment, d’être pris pour un autre engendre bien des malentendus. C’est insultant comme la vie peut l’être. Celle-ci se récapitule au divan, il y a des cris qui sortent des silences, et se murmurent parfois des chuchotements, comme chez Bergman, non pas adressés au contemporain trop semblable ou complaisant, à l’« ami dans les générations », comme dit le poète russe Ossip Mandelstam, mais à un vraiment autre, qu’il s’agira de rencontrer dans l’écume du monde, passé, présent et à venir.
La séance analytique, qui est dans son ordre une performance, reçoit cette vocation de réparer le court-circuit qu’est l’insulte, de rétablir l’ordre des signifiants que la psychose, avec sa façon de poser la réponse avant la question, a inversé.
Vingt chapitres comme vingt tableaux viennent examiner, autour de Freud, avec Rabelais, la pensée de Judith Butler et d’autres, l’insu de l’insulte.
François ARDEVEN est psychanalyste à Paris (membre de l’association Dimpsy), titulaire d’un doctorat de recherche en psychopathologie et psychanalyse de l’Université Paris Diderot, professeur de lettres classiques et lecteur du midrach laïque au centre Medem Arbeter Ring à Paris. Site: stam-medem.blogspot.fr
ISBN : 979-10-90590-59-5
FIFTY SHRINKS – PORTRAITS DE NEW YORK
49,00 €
Auteur : Sebastian Zimmerman
Année : 2021
Collection : PsychanalyseDescription :
La pièce du cabinet d’un psychothérapeute est un endroit protégé où des secrets sont révélés en confiance et où des sentiments profondément cachés peuvent être dévoilés. Cependant, c’est une pièce ouverte, beaucoup de personne y entrent et en sortent au cours d’une semaine. Étant exclusivement dédiée au terrain de travail du thérapeute, celle-ci sert à accueillir régulièrement de nouveaux patients cherchant des conseils et un traitement. Selon quels critères un psychothérapeute aménage-t-il sa pièce de consultation ? Dans quelle mesure son appartenance théorique peut-elle façonner l’aménagement et la décoration ?
Sebastian Zimmermann relie des interviews empathiques de psychothérapeutes de New York avec des photographies expressives de leur personnalité et de leur cabinet de travail, permettant ainsi de jeter un regard fascinant sur leur vie psychique. L’impressionnante diversité des atmosphères des pièces, des styles d’ameublement et des ambiances reflète un large spectre de conceptions thérapeutiques et d’orientations qui sont exercées par les médecins et thérapeutes qui y travaillent.
Les portraits ainsi crées par l’auteur et photographe, contribuent, par leur individualité, à reconnaître que la personnalité spécifique du thérapeute en exercice constitue un facteur qui est central dans le processus de la guérison. C’est précisément cette personnalité qui transperce clairement à travers les photos et les textes de ce livre.
Sebastian Zimmermann exerce comme psychiatre dans son cabinet privé à Manhattan Upper West Side et, à côté, il exerce comme photographe. Ses travaux ont été publiés entre autres dans New York Times, Daily Mail, Spiegel Online, Wiener Zeitung, L’Œil de la photographie, 20 Minutos, Esquire Russia et Marie Claire Taiwan et également exposés dans diverses galeries. Zimmermann a appris la photographie à l’International Center of Photography (ICP), New York, ainsi que des études privées chez Arlene Collins.
ISBN : 978-2-491494-56-8
P. FÉDIDA : OEUVRES COMPLÈTES – TOME 5 – 1983-1985
40,00 €
Auteur : Pierre FÉDIDA
Année : 2021
Collection : PsychanalyseDescription :
Les textes de 1983 à 1985, présentés ici, sont dédiés à l’approfondissement de la théorie psychanalytique dans le cadre de la formation, d’une réflexion métapsychologique ou de la supervision du psychanalyste. Ceux-ci répondent à l’actualité d’autres écrits publiés récemment et se situant dans la recherche en psychopathologie ou dans le champ social, par exemple, la paranoïa sous le prisme des théories de la communication ou le travail du rêve caractérisant la psychanalyse mais aussi une clinique du sommeil. Puis, le propre du travail psychanalytique par rapport au rêve est illustré à travers une étude de cas.
Pierre Fédida a toujours répondu présent pour collaborer avec ses collègues d’autres disciplines et il a su se rendre disponible pour démontrer l’apport de la psychanalyse à l’actualité et au fait social. Ainsi, le lecteur trouvera-t-il ici quelques exemples, très variés tels qu’une préface à un ouvrage sur les « correspondances », l’interview sur la situation du psychologue alors que le diplôme n’était pas valorisé et n’était pas professionnalisant et aussi sur la question identitaire (« l’identité française ») du point de vue psychanalytique. Les ouvertures de discussion permettent de mieux caractériser la clinique psychanalytique, notamment en ce qui concerne la condition du langage chez le psychanalyste et la construction de la mémoire par rapport à cette fonction du langage et de l’écoute.
Les collaborations variées avec ses collègues se traduisent dans la présentation que P. Fédida fait du colloque « Phénoménologie, Psychiatrie, Psychanalyse » dont il a été à l’origine. Les photos d’archives de cet événement scientifique important sont ici reproduites et servent à rendre hommage à ceux qui ont contribué à l’histoire des idées et de la pensée : H. Maldiney, J. Schotte, J. Laplanche, R. Kuhn, W. Blankenburg, A. Tatossian, Y. Pélicier, R. Ebtinger, Bin Kimura, D. Widlöcher et beaucoup d’autres collègues.
Pierre FÉDIDA (1934-2002), psychanalyste (Association Psychanalytique de France, APF et International Psychoanalytic Association, IPA) de renommée internationale et professeur des universités (Denis Diderot – Paris 7), a été à l’origine de nombreuses créations universitaires et scientifiques (Laboratoire de Psychopathologie fondamentale, Centre d’Étude du Vivant, co-fondation de Institut de la Pensée Contemporaine, co-création de la Revue Internationale de Psychopathologie et membre fondateur d’associations de recherche). Directeur de l’UFR « Sciences Humaines Cliniques » (Paris 7) et fondateur de la « Psychopathologie fondamentale ». Il est l’auteur de nombreuses publications dont beaucoup ont été traduites en plusieurs langues.
ISBN : 978-2-491494-45-2
Naître dans du coton
23,00 €
Auteur : Anne BLANCHARD-PELFRESNE
Année : 2014
Collection : LittératureDescription :
Anne – qui raconte son histoire et celle des siens – fille de cotonnier et franco-américaine, a dû faire sa place parmi deux mondes. Élevée dans du coton au propre comme au figuré, et même dans de la soie, reconnaissant avoir été gâtée, elle témoigne à quel point elle s’est trouvée partagée entre le Texas lumineux et ensoleillé de son enfance et Le Havre gris et pluvieux, éprouvé par la guerre. C’est pourtant là où ses parents ont fini par s’installer et où elle-même a fondé sa propre famille, loin des vastes plaines et des ranchs du Texas.
Son arrière-arrière-grand-mère, Sophie Blanchard, a été la première femme aéronaute professionnelle, et son père, Georges Blanchard, une personnalité marquante dans l’univers du coton. Parti faire fortune dans l’Amérique des champs de coton, il y a rencontré sa future femme, fille de cotonnier et professeur de français à l’université. Quittant Temple au Texas, ils sont revenus en France pour bâtir un empire cotonnier. Son père bien-aimé est resté, comme elle, coupé en deux par les paysages des deux continents, oscillant entre le désir de rester et celui de repartir. En fait, il ne choisira pas, son entreprise lui permettant de garder le contact avec l’Amérique.
Les souvenirs s’égrennent d’une façon simple et directe, comme ils se sont gravés dans sa mémoire, stimulés parfois par des photos que l’auteure avait prises et qui ponctuent le récit en forme de roman autobiographique.
EAN : 9791090590229
ISSN : 21016-3340
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