COLLECTION CULTURE ET LANGAGE



ESTHÉTIQUE ET CLINIQUE DU CORPS. DU BODY ART AUX TENTATIVES DE SUBJECTIVATION
Lefteris PETROPOULOS

Année : 2017
Prix : 25 € TTC

Le corps est l'objet d'une multitude de transformations dans le monde contemporain. Corps embellis, troués, tatoués, branchés à des appareils; corps consacrés et massacrés, exposés et explosés.
Le body art, depuis le groupe des actionnistes viennois des années 60 jusqu'à son évolution actuelle dans la performance, est le courant artistique de référence pour ce livre en tant qu'il marque un tournant dans la scène artistique en employant le corps comme médium ainsi que comme l'oeuvre même de l'art. En même temps, il exprime un défi à l'éthique, à l'esthétique, et à la politique du corps dans le monde occidental.
Les exemples des artistes comme Orlan, D. Cronenberg, F. Bacon, D. Nebreda, N. Tran Ba Vang ou D. Valls, nous montrent comment la déformation et la transformation du corps répond au besoin artistique d'exprimer le malaise face aux normes sociales et d'inventer des formes inédites qui peuvent contenir des idées et des vécus.
De manière analogue, le sujet contemporain est poussé par l'exigence psychique d'habiter son corps et de se donner une forme dans laquelle peut se sentir contenu et libre de construire son identité, d'assumer son expérience et d'exprimer ses mouvements psychiques. Le présent travail réfléchit sur les conséquences psychiques des nouvelles possibilités que la médecine et la technologie offrent au sujet d'expérimenter avec son corps et son identité.

Lefteris PETROPOULOS est docteur en psychologie et psychanalyse (Université Paris Diderot-Paris 7), rattaché au Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société (EA 3522). Il est également psychothérapeute.



ISBN : 979-10-90590-57-1



HONTE ET ÉDUCATION
Sous la direction de André LACROIX et Jean-Jacques SARFATI

Année : 2017
Prix : 19 € TTC

L'usage de la honte en éducation fait plus souvent polémique que débat. L'objectif des auteurs de cet ouvrage est de réfléchir sur ce sujet, sans souci guerrier particulier, mais afin de proposer une ou des réponse(s) raisonnable(s) sur la question. La polémique, selon eux, vient du fait que ce thème est souvent envisagé sous l'angle de la posture et rarement sous celui de l'analyse. Il est ainsi laissé dans l'obscurité et la confusion.
Les distinctions nécessaires ne sont dès lors pas assez opérées et ce notamment entre honte et humiliation, humiliation et rappel de l'humilité. Or cette obscurité favorise une humiliation qui s'oppose par nature à l'acte d'éduquer qui est souvent rappel à l'homme de ses limites et retour à plus d'humilité.

Comment faire lorsque l'on a soi-même comme tout homme limité en son essence à travailler sur ce sujet et qui peut prétendre donner des leçons à autrui dans ce domaine? L'acte d'éduquer implique donc une profonde humilité de la part de celui qui l'exécute mais il ne doit pas être abandonné, par crainte de faire honte, car notre premier devoir est de nous élever et d'accompagner celui qui souhaite grandir. Alors comment faire pour demeurer humble tout en aidant autrui à retrouver cette humilité mais sans pour autant l'humilier ? C'est une des problématiques que pose le rapport qui se noue secrètement entre honte et éducation et qui doit être approfondi et creusé. Pour tenter d'y parvenir, sont ainsi réunis, dans ce recueil, les réflexions de philosophes, pédagogues, éthiciens, juristes et psychanalystes qui revisitent la question de manière pluridisciplinaire. En effet, nous ne sortirons pas des difficultés qui sont les nôtres si nous ne croisons pas nos regards sur ce sujet et si notamment nous ne formons pas les enseignants et les futurs enseignants sur celui-ci.

Nul ne peut en effet, selon les auteurs de cet ouvrage, faire oeuvre pédagogique sans souci éthique mais nul ne peut être dans l'éthique s'il souffre trop profondément. Or la honte est, avant tout, une souffrance qui paralyse l'être et le détruit peu à peu s'il n'y prend garde. Il en est de même de l'immodestie et de l'impudence qui sont les traits caractéristiques de tous les tyrans.

Avec la parcipation de: Marine CHIFFLOT, Ion COPOERU, Thomas DEQUIN, André LACROIX, Jean LAUXEROIS, Jean-Charles PETTIER, Jean-Jacques SARFATI, Monique SCHNEIDER et Cristina TÎRHAS.



ISBN : 979-10-90590-58-8



ÉROS SANS THANATOS ?
Le déni de la pulsion de mort des pères du freudo-marxisme

Sébastien ALLALI

Année : 2017
Prix : 25 € TTC

Bien des choses opposent Freud à deux de ses disciples : Otto Gross et Wilhelm Reich, les pères du freudo-marxisme. Ces derniers critiquent sévèrement le patriarcat, promouvant l'égalité des sexes et l'amour libre. Anarchistes radicaux, ils rejettent la religion et toute forme d'autorité. De même, tandis que, selon Freud, l'éducation doit inhiber, interdire et réprimer pour aider l'enfant à se civiliser, Gross et Reich, fidèles à Rousseau, font l'apologie d'une éducation sans contrainte. Freud se voit donc dans l'obligation de prendre ses distances avec des disciples de plus en plus indésirables. Les points de rupture concernent l'étiologie des névroses, la possibilité d'une « psychothérapie populaire », les modalités de la cure, les rapports entre psychanalyse et politique, la famille, l'éducation, la religion, le travail ou encore la création artistique. L'anthropologie freudo-marxiste et la pratique clinique de ses théoriciens reposent sur une critique du capitalisme et l'adoption d'un modèle inspiré d'hypothétiques sociétés matriarcales disparues. Réformer la société permettrait, selon eux, d'en finir avec la névrose.

La pensée de Gross et celle de Reich ont eu un rôle de taille, non seulement dans l'histoire de la psychanalyse mais encore dans l'élaboration même de la pensée freudienne. Ils furent les premiers à insister sur la part essentielle de la misère économique et de la misère sexuelle dans l'origine des névroses. Toutefois, la radicalité de ce mouvement a entraîné son propre déclin. Les théoriciens freudo-marxistes furent confrontés à leurs propres contradictions : la sexualité débridée et le primat de l'Éros ne pouvaient, à eux seuls, rendre heureux les individus. En effet, peut-on refouler Thanatos sans nier le réel ?

Sébastien Allali est neuropsychologue et docteur en psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse. Il enseigne la philosophie.



ISBN : 979-10-90590-60-1



INSULTES, CRIS et CHUCHOTEMENTS
François ARDEVEN

Année : 2017
Prix : 20 € TTC

L'insulte devance la pensée, le cri la dépasse, le chuchotement la répare peut-être. Que fait-on en insultant l'autre sinon le ranger dans une catégorie, le renfrogner dans son origine, dans un genre toujours déjà nommé ?

La psychanalyse au contraire se donne pour tâche de déployer, avec la culture et à côté de la politique, la pulsion qui existe vers l'inconnu, de préserver l'Ouvert contre le mythe des abysses qu'est toujours la recherche morbide d'une origine fixe (« ta race ! »). La psychanalyse invente un nouveau métier, et donc un nouveau discours où le raté du désir est placé comme objet. Il incombe à celui qui l'exerce d'être pris pour quelqu'un d'autre, l'Autre, un autre, pour ensuite être abandonné, déchu. Évidemment, d'être pris pour un autre engendre bien des malentendus. C'est insultant comme la vie peut l'être. Celle-ci se récapitule au divan, il y a des cris qui sortent des silences, et se murmurent parfois des chuchotements, comme chez Bergman, non pas adressés au contemporain trop semblable ou complaisant, à l'« ami dans les générations », comme dit le poète russe Ossip Mandelstam, mais à un vraiment autre, qu'il s'agira de rencontrer dans l'écume du monde, passé, présent et à venir.

La séance analytique, qui est dans son ordre une performance, reçoit cette vocation de réparer le court-circuit qu'est l'insulte, de rétablir l'ordre des signifiants que la psychose, avec sa façon de poser la réponse avant la question, a inversé.

Vingt chapitres comme vingt tableaux viennent examiner, autour de Freud, avec Rabelais, la pensée de Judith Butler et d'autres, l'insu de l'insulte.

François ARDEVEN est psychanalyste à Paris (membre de l'association Dimpsy), titulaire d'un doctorat de recherche en psychopathologie et psychanalyse de l'Université Paris Diderot, professeur de lettres classiques et lecteur du midrach laïque au centre Medem Arbeter Ring à Paris. Site: stam-medem.blogspot.fr



ISBN : 979-10-90590-59-5



BILINGUISME ET MAÎTRISE DE LA LANGUE FRANÇAISE
Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA

Année : 2016
Prix : 20 € TTC

La maîtrise de la langue française est une préoccupation datant de plusieurs décennies, mais elle ne semble plus viser le même public et le même contexte. Aujourd'hui, la maîtrise de la langue française se présente comme un problème dans un environnement de bilinguisme et de plurilinguisme. La cohabitation de langues et de cultures semble interférer avec la langue du pays, le français. Différentes recherches sont présentées ici pour faire le point sur l'origine de la langue française, la tradition de la dictée en français, le caractère diplomatîque du français, l'apprentissage de la langue en milieu scolaire auprès des enfants ou de ceux qui sont en « vulnérabilité linguistique », la survivance d'une langue abandonnée, la rivalité entre langues, la transmission ou non d'une langue, la spontanéité de se saisir d'une langue, le caractère oral et écrit d'une langue, et le potentîel de communication et d'intégratîon par rapport à sa propre identité dans la pratique des langues.
Tous ces aspects laissés de côté quant à la maîtrise de la langue française jouent pourtant un rôle important dans l'envie de s'exprimer en français et de l'écrire. Ceux-ci sont examinés d'un point de vue psychologique en se plaçant du côté de ceux qui sont réellement concernés et en cherchant à éclairer certains préjugés et malentendus au sujet de la langue française et du concept de maîtrise d'une langue.

Les auteurs de cet ouvrage sont plurilingues, en partîe, et spécialisés dans le domaine de la psychologie et de la psychopathologie. Cliniciens eux-mêmes et docteurs ou en cours de le devenir, tous appartiennent à l'équipe de recherche dirigée par le Pr Mareike WOLF-FEDIDA sur la phénoménologie du langage et le bilinguisme et plurilinguisme vécus travaillant avec la méthodologie de la psychopathologie fondamentale, la phénoménologie et la psychanalyse au Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société (CRPMS, E.A 3522), Université Paris Diderot - Paris 7, Sorbonne Paris Cité.



979-10-90590-52-6



L'événement psychanalytique dans les entretiens en yiddish
Max KOHN, préface de Robert SAMACHER

Année : 2015
Prix : 22 € TTC

Comment déceler un événement psychanalytique dans des entretiens en yiddish aujourd'hui ? Telle est la question à laquelle l'auteur invite son lecteur à réfléchir. Car le yiddish est la langue vernaculaire des Juifs ashkénazes composé d'hébreu, d'araméen, de langues romanes slaves et de moyen haut allemand. Un effet de yiddish traverse l'histoire de la psychanalyse ouvrant à la possibilité d'un événement de parole, d'un écart à une langue. Un événement psychanalytique est une déliaison des représentations nous permettant de décoller de nous-mêmes, des mots figés en nous et de nos symptômes. C'est un retour du sujet de la parole sur lui-même quand il peut interroger la construction de son histoire à travers l'interprétation de ses symptômes. Ce livre porte aussi sur la survie du yiddish aujourd'hui malgré la destruction. des extraits traduits en français de plus 300 interviews en yiddish faites par Max Kohn pour des média internationaux depuis 2006, proposent une clinique du yiddish actuel où le partage entre ce qui est vivant et mort et entre les générations se redistribue autrement. L'important, ce n'est pas de parler une langue, mais de l'écouter en faisant une place au sujet de l'inconscient. Le yiddish est souvent en loque chez le sujet. Réfléchir sur une clinique du yiddish sans la réduire à une psychopathologie et à une appartenance culturelle, c'est analyser ce transfert à une loque. Quatre parties vennent l'illustrer : 1. Le sujet aime et tue quand il parle, 2. Rencontres, 3. Avoir des oreilles et 4. La confusion des langues. L'intitulé de Le sujet aime et tue quand il parle a été choisi pour mieux se rendre compte qu'on ne sait pas quand on parle si ce que l'on dit est constructif ou destructif. Les parties Rencontres et Avoir des oreilles mettent en relation l'écoute de soi, celle des autres, des affects en soi et affects chez les autres. La confusion des langues évoque la situation de confusion dans laquelle nous sommes quand nous parlons.



ISBN : 979-10-90590-55-7



OUVRIR LA PAROLE
Pierre FÉDIDA, textes choisis par Riccardo GALIANI

Année : 2014
Prix : 25 € TTC

L'oeuvre de Pierre Fédida interroge les conditions du langage dans la psychanalyse et dans la psychothérapie : comment aider le patient à parler de lui et à trouver sa voie ? Les textes choisis arpentent les différentes étapes de ses réflexions et de son expérience au sujet de la cure psychanalytique. L'illustre psychanalyste présente un éventail de variantes de discours pathologiques et s'interroge sur les méthodes, l'écoute et l'interprétation.

Cela concerne en particulier les mécanismes de la régression induite par la parole prise dans la dynamique du transfert et du contre-transfert. Cette implication dans la relation thérapeutique et le caractère dynamique évoluant d'une séance à l'autre peuvent constituer une difficulté pour se distancier ou pour représenter les processus psychiques. La situation de la supervision permet à Fédida de mieux expliquer les processus de représentation du psychanalyste, et d'éviter les écueils pouvant entraver l'interprétation en maintenant le cadre de la situation analytique.

Riccardo Galiani commente son choix des textes de Fédida en les situant par rapport à l'ensemble de l'oeuvre, faisant bénéficier le lecteur d'un éclairage judicieux sur la complexité d'une psychanalyse. Pour l'analyste, la meilleure technique consiste à se concevoir dans une formation continuelle à l'écoute : découvrant son patient à partir d'une rupture de la communication ordinaire, la séance « ouvre la parole ». Les exemples de séances donnent à Fédida l'occasion de montrer comment le patient peut prendre conscience de la façon dont il est possédé par la parole ; l'effet que celle-ci a sur lui ; ou, au contraire, comment il peut se trouver en proie à une incapacité à parler.

Quelques inédits enrichissent cette réflexion, ainsi qu'une bibliographie complète de l'oeuvre de Fédida permettant au lecteur de mesurer son importance et de prolonger ses lectures au gré de ses souhaits.



EAN : 9791090590199
ISSN : 2109-7305



Le récit dans la psychanalyse
Max KOHN

Année : 2014
Prix : 20 € TTC

Ce livre répond à la question suivante : quelle est la place du récit clinique chez les psychanalystes ? Le champ de la psychanalyse se situe entre le rhétorique, un art de la persuasion et le narratif, une mise en représentation d'événements réels ou fictifs par le langage. La psychanalyse est à un carrefour entre des événements cliniques et conceptuels dont des récits témoignent. Dans le processus de la cure se joue une ouverture originale sur l'événementiel et l'historique qui engage l'éthique du psychanalyste.
À partir d'un noyau d'auteurs, Freud, Klein, Winnicott, Max Kohn dégage la place du narratif dans le récit clinique des psychanalystes. Le récit dans la psychanalyse peut-il échapper à la rhétorique ? Qu'est-ce que raconter au plus juste quand on est psychanalyste ?
Le récit clinique peut faire événement, c'est-à-dire inscrire une déliaison inédite, un effet de sens inattendu. La place du récit clinique pour nous analystes a les apparences d'un symptôme, il s'y joue le rapport à notre désir. Le désir de parler de sa pratique se heurte à l'exigence de rester discret. Le compromis entre le désir et son refoulement fait symptôme dans la pratique du récit clinique et ce d'autant plus qu'il s'adresse à un lecteur. Entre le subjectif et l'objectif, il y a un trajet du narratif qui témoigne de l'espace du transfert et du contre-transfert, c'est-à-dire de la cure. C'est la spécificité de la psychanalyse de poser ce problème, et qui fait qu'il ne s'agit pas de littérature. Si la psychanalyse est prise dans un effet de littérature, elle témoigne avant tout du transfert.



ISSN : 2109-7305
ISBN : 979-10-90590-20-5



BILINGUISME ET MONOPARENTALITÉ
handicap et discriminations inaperçues

Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA

Année : 2013
Prix : 19 € TTC

Une famille sur cinq est monoparentale et le bilinguisme toucherait une famille sur quatre. On estime que les chiffres augmentent, et la monoparentalité et le bilinguisme sont beaucoup plus répandus qu'on pense. Puisque le bilinguisme est aussi répandu, il est étonnant qu'il intrigue toujours et suscite toutes sortes de préjugés. Deux tendances croissantes se conjuguent dans notre recherche: celle de la famille monoparentale et celle du bilinguisme. Les auteurs de cet ouvrage se sont montrés attentifs à l'évolution de ces tendances dans notre société et donnent un aperçu sur les témoignages récoltés auprès du parent isolé, de l'enfant ou des enfants de familles monoparentales bilingues sur la cohabitation de langues et de cultures dans leur famille. S'intéresser à ce vécu est un travail important dans la psychothérapie, mais aussi dans toute situation de soin médical, dans l'assistance sociale, éducative et administrative.

La présence du bi- ou plurilinguisme dans une famille monoparentale signale souvent qu'il manque quelqu'un qui donne sens à cette présence de la pluralité des langues et des cultures: l'autre (souvent le parent) n'est plus là pour représenter la langue qui fait partie de la vie familiale et qui est désormais la sienne. Dans cette nouvelle forme de famille, le parent isolé deviendra porteur isolé de langues et de cultures. Cette situation porteuse de créativité comporte aussi des vulnérabilités et doit surmonter le risque du handicap.




ISBN : 979-10-90590-04-5



Le préanalytique :
Freud et le yiddish (1877-1897)

Max KOHN

Année : 2013
Prix : 22 € TTC

Le préanalytique est actuel dans l'histoire de la psychanalyse, dans le cabinet de l'analyste, en institution de soins et dans une Société d'analystes où il s'agit de produire de l'analytique à partir du non analytique. Ce livre présente les écrits préanalytiques de Freud (1877- 1897) qu'il n'a pas incorporés dans ses oeuvres complètes en partant de l'analyse de mots d'esprits yiddish (Witze). Le yiddish est la langue vernaculaire des Juifs ashkénazes, composée d'hébreu et d'araméen, de langues romanes, slaves et de moyen haut allemand, écrite en caractères hébraïques. C'est une langue sans territoire qui pause la question du rapport du corps au langage et à l'inconscient dans une situation de multilinguisme. C'est un processus historique et langagier qui permet de saisir le transfert à une langue.



ISBN : 979-10-90590-17-5



BILINGUISME, INTERCULTUREL ET ETHNOLOGIE
Concevoir l'autre et l'autrui

Sous la direction de Mareike WOLF-FÉDIDA

Année : 2013
Prix : 19 € TTC

Avec la participation de : Mareike WOLF-FEDIDA, Nadhirou MOUSTOIFA, Soyarta MADI BACAR, Colette LHOMME-RIGAUD, Francçois-Robert ZACOT, Houari MAÏDI, Camille DOSSOU, Franck DEGANI , Paschale McCARTHY, Ségolène PAYAN, Natacha RAYNAL.

Les chercheurs parlent des résultats obtenus sur la question du bilinguisme, de la cohabitation culturelle, la migration et la découverte d'une autre culture. Le caractère oral tenant naturellement la première place dans la communication et celui-ci est important pour concevoir notre rapport à l'autre et l'autrui. Car contrairement à l'apprentissage scolaire des langues qui passe par l'écrit, le bilinguisme est avant tout une affaire de performance orale. L'enfant se structure tout d'abord par rapport à la parole, la structuration par l'écrit correspond, semble-t-il, à un mouvement différent. Notre point de vue psychologique favorise, bien entendu, cet aspect oral. Car la pratique orale est très étroitement liée au fonctionnement d'une psychothérapie ou d'une psychanalyse. Le choix d'une langue et l'adaptation de son langage à la circonstance font prendre en compte qu'on s'adresse à l'autre, et qu'autrui nous impose des règles.

Dans l'interculturel et dans l'ethnologie, on se trouve dans des situations où il est possible de parler une même langue tout en sachant qu'on n'en fait pas le même usage. Ces expériences enrichissent notre connaissance des repères dans des situations humaines avant tout que chacun adapte à sa manière. Personne ne vit de la même manière le fait d'être immergé tout seul dans une civilisation étrangère. De façon plus générale, la conjonction entre bilinguisme, interculturel et ethnologie propose de réfléchir sur l'accord d'un échange : comment peut-on être d'accord sur ce qu'on partage ? Quel est notre degré de dépendance de l'autre dans nos expressions qui nous semblent pourtant personnelles ? Cet ouvrage apporte des éléments de réponse à de nombreuses questions.

Mareike WOLF-FEDIDA est professeur en Psychologie à l'Université Paris Diderot - Paris 7 et psychanalyste/psychothérapeute. Appartenant au CRPMS (Centre de Recherche en Psychanalyse, Médecine et Société) E. A. 3522, elle est également membre de l'Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen.



ISBN : 979-10-90590-03-8



UN SILENCE ÉLOQUENT
Le mutisme sélectif chez les enfants bilingues : cinq cas cliniques

Paschale McCARTHY

Année : 2013
Prix : 20 € TTC

« Silencieux, passif, figé » : ce n'est pas en ces termes que l'on parle d'habitude d'un jeune enfant; bien au contraire, l'on s'attend au bruit, aux bavardages et aux cris ! Pourtant ce n'est pas le cas pour certains d'entre eux. Ils sont silencieux, mutiques en dehors de la maison et donc qualifiés de «muets». Il s'agit en fait du mutisme sélectif, terme employé pour désigner un petit nombre d'enfants qui, bien que maniant l'usage de la parole avec leurs parents, se referment lorsqu'ils quittent le cercle familial. Le silence d'un enfant bilingue voire plurilingue suscite notre curiosité. Comment comprendre ce double silence ? L'enfant pourrait parler plusieurs langues et il choisit de n'en parler aucune. Cet ouvrage explore les vécus du mutisme et du mutisme sélectif en les confrontant aux théories existant actuellement à ce sujet. Les cas cliniques présentés ici abordent la difficulté des enfants à se construire entre deux langues et entre deux cultures. La présentation de cinq cas cliniques à travers l'entretien, le TAT, le dessin et le jeu explore les histoires des enfants à la fois bilingues et mutiques. Partant d'un trouble spécifique et assez rare, ce livre propose une réflexion sur la construction de l'identité personnelle et sociale, sur le rôle de la langue maternelle dans les premières constructions psychiques, sur le bilinguisme et le « sens » du lien avec le symptôme chez un jeune enfant.

Paschale McCarthy est née en Irlande. Elle a étudié la linguistique et la psychologie à Dublin, à Londres et à Paris. Docteur en Psychanalyse et Psychopathologie (Université Paris Diderot - Paris 7), elle est Maître de Conférences à l'American University of Paris et poursuit ses recherches sur le mutisme sélectif et le bilinguisme. Elle exerce en tant que psychologue clinicienne à Paris.



ISBN : 979-10-90590-07-6



LE PRÉNOM
Pour une clinique du prénom à l'exemple du " yin " au Sud du Bénin

Camille DOSSOU

Année : 2012
Prix : 20 € TTC

Un mot est mis sur une histoire et un prénom est donné pour une vie. Prénommer un enfant, ce n'est pas simplement lui donner un prénom, mais lui offrir un support qui lui servira d'objet d'étayage. Cet ouvrage sur le prénom s'inscrit dans une recherche clinique autour du projet parental et de l'identité subjective. Il explique l'implication psychique des parents dans l'attribution du prénom et éclaire le projet parental - celui qui attend l'enfant, le support de ses identifications et sa construction psychique. Le lecteur pourra voyager à travers une civilisation du Sud du Bénin qui retrace le parcours d'un prénom avant d'être donné tout en comparant ces usages avec celles d'autres cultures. Le prénom est le point de départ pour effectuer un voyage anthropologique où il est important de le comprendre non seulement selon son aspect clinique et subjectif pour celui qui le porte, mais aussi selon une réciprocité entre le parent attribuant le prénom et celui qui l'incorpore. Cette lecture est accessible à tout public et fera réfléchir sur soi et le projet familial.

À travers des cas cliniques et des situations de la vie quotidienne, l'auteur a montré l'importance du prénom pour la vie psychique, familiale et sociale de l'individu. Il fera également partager de manière vivante l'expérience de la psychologie acquise et pratiquée au Bénin. Le travail de réflexion sur le prénom est, selon l'auteur, un moyen favorisant le sevrage, mais aussi permettant à l'individu d'accéder au désir et ainsi, à l'autre.

Natif du Bénin et après une expérience en tant qu'assistant en psychologie clinique dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, Camille DOSSOU a poursuivi ses études supérieures à l'Université Paris Diderot - Paris 7. Il y obtient le titre de Psychologue Clinicien, puis celui de Docteur de Recherche en Psychopathologie fondamentale et Psychanalyse. Il exerce en tant que Psychologue Clinicien en Île-de-France, avec un intérêt particulier pour les questions interculturelles.



ISBN : 979-10-90590-06-9



LE TRAVAIL CLINIQUE EN CENTRE MATERNEL
Les entretiens d'accueil à la Maison de la Mère et de l'Enfant

Max KOHN

Année : 2011
Prix : 20 € TTC

Ce livre porte sur le travail clinique en centre maternel à partir des entretiens d'accueil à la Maison de la Mère et de l'Enfant à Paris, qui reçoit des mères seules avec leur bébé pendant un an et demi. La rédaction de cet ouvrage couvre cette durée. Le lecteur pourra s'apercevoir qu'il revient aux enfants une position analytique sans pour autant être des analystes. La psychanalyse peut être appliquée en institution sans qu'elle soit de la psychanalyse comme en cabinet, ni de l'analyse institutionnelle, tout en donnant le pouvoir à la parole par divers dispositifs. On s'intéressera à la question : qui parle vraiment dans un discours ? Même si l'éducatrice ou la puéricultrice parlent de la mère ou de l'enfant, dans les réunions cliniques, il n'est pas sûr qu'il s'agisse de ces derniers. Souvent, lorsque l'on parle de la mère, c'est l'enfant qui parle et inversement, ou quelqu'un d'autre, le père, par exemple, ou un ancêtre. Il faut être très attentif à la polyphonie pour pouvoir identifier la voix qui parle comme dans l'expérience analytique, d'ailleurs, sans se précipiter dans une identification. Les entretiens d'accueil sont toujours dans l'entre-deux d'un passé et d'un avenir de la future résidente et de son enfant, dans un contrat qui porte sur la naissance d'un sujet enfin possible, qu'il s'agisse de la mère, de l'enfant, du père ou d'autres. Le projet inconscient de la mère y déploie les points morts de l'histoire familiale dans un transfert des affects désaffectés, dans un espace qui peut devenir analytique, quelle que soit l'appartenance culturelle. L'entretien d'accueil est confronté à la vivacité du moment qui devra s'inscrire dans le temps grâce à un espace, et sans que cela soit prévisible ou qu'on puisse l'anticiper.

Max KOHN, psychanalyste membre d'Espace analytique, maître de conférences, habilité à diriger des recherches à l'université Paris Diderot–Paris 7, Centre de Recherches «Psychanalyse, Médecine et Société» (C.R.P.M.S) EA 3522, psychanalyste à la Maison de la Mère et de l'Enfant à Paris (Fondation Albert Hartmann, Société Philanthropique).

www.maxkohn.com





ISSN : 2109-7305
ISBN : 978-2-9524573-6-0



TERRE-MÈRE ET DÉPENDANCES
Colette LHOMME-RIGAUD

Année : 2011
Prix : 20 € TTC


Préface de Marcel Rufo

La perte de la terre-mère et de l'origine sont les concepts clefs de ce livre permettant de comprendre les mécanismes à l'oeuvre dans le recours aux substances toxiques, en particulier à l'adolescence. L'ouvrage tend à montrer, à travers des cas cliniques, la connexion entre les conduites de dépendance et les événements de vie des ascendants, désignés sous le terme de traumatismes transgénérationnels. L'idée d'une transmission d'actes transgressifs, provenant des ascendants et entraînant une pathologie chez les descendants, est présente dans les mythes grecs à travers la notion de fatalité.
Les processus d'incorporation sont sur le devant de la scène clinique lorsque les ascendants effectuent des actes transgressifs ou subissent des événements traumatiques qui ont débordé leur possibilité de mentalisation. La répercussion de ces vécus appartenant à la préhistoire du sujet prend alors des modalités mélancoliques. Les processus addictifs s'inscrivent dans ce destin décrit dans les mythes, du fait qu'ils comportent tous un fantasme d'incorporation annihilant le processus d'introjection.
L'auteur, spécialiste de l'approche interculturelle, analyse cette relation anormalement rapprochée entre le sujet de la 3e génération et son ascendant grand-parental. Car celle-ci entraînera ensuite une modification de la relation filiale de ce sujet avec l'axe parental par la confusion des générations. Selon l'enfant, les premiers êtres créés sur terre sont forcément ses aïeux: le lieu qu'ils occupent est donc l'origine en soi de tout et de l'enfant lui-même. L'"ex-il" réactive ces représentations et angoisses archaïques en décentrant le sujet et l'aliénant. L'exil vécu par les ascendants, en faisant perdre la terre-mère, par une effraction véhiculée à travers plusieurs générations, ne perd pas de sa dangerosité à travers le temps. Le risque est de faire se dissoudre l'origine primordiale.
Colette LHOMME-RIGAUD est professeur à l'Université Paris 5 - René Descartes. Psychanalyste et psychothérapeute, elle a fondé une formation interculturelle à l'Université de Montpellier et l'a poursuivie à l'Université René Descartes; elle est l'auteur de nombreuses publications autour de la phobie infantile, les fonctionnements limites et les processus addictifs à l'adolescence.



ISSN : 2109-7305
ISBN : 978-2-9524573-5-2



BILINGUISME ET PSYCHOPATHOLOGIE
Mareike Wolf-Fedida

Année : 2010
Prix : 20 € TTC

Avec la participation de Mareike WOLF-FÉDIDA, Gilles PASQUIER, Paschale MCCARTHY, Jean-Dominique VUILLERMET, Mattia ANTONINI, Pedro BENDETOWICZ, Catherine DE LUCA-BERNIER, Marco ARANEDA, Lefterios PETROPOULOS, Doïna D. TESU-ROLLIER, Tomoko SATO, Florent MICHAUX, Julien MOIZAN.


Chacun pense le bilinguisme à l'aune de sa propre expérience. En effet, ce phénomène nous concerne tous d'une manière ou d'une autre, directement ou non puisque notre société se trouve de plus en plus multiculturelle. Or, loin de se réduire à une activité de traduction, tout bilinguisme se nourrit d'une dimension vécue, aspect souvent négligé et ayant échappé jusqu'à présent à la recherche.

Ainsi la prouesse linguistique consistant à maîtriser plusieurs langues est encore liée à l'intelligence du domaine affectif. Le bilinguisme vécu est une extraordinaire source d'enseignement et qui fait appelne parle pas. Il faut vivre une langue et la faire vivre pour faire vibrer la culture et l'histoire que chacun porte en soi - à commencer par celle que véhicule la première langue apprise.
L'intérêt du bilinguisme se trouve du communication. La subjectivité de cette expérience et le côté verbal ont spécialement étudiés par les auteurs, tous spécialistes en psychopathologie (psychologue, psychothérapeute, psychanalyste, psychiatre). Ils s'intéressent à ce que la domaines : relationnel, familial, scolaire, linguistique et juridique.

Le lecteur verra se dessiner un fil rouge à travers les contributions s'élaborant autour du désir et du fantasme inhérent au langage et à la partie rêvée d'une langue. Cet ouvrage est le premier d'une série rédigée par une équipe de recherche internationale qui s'est constituée depuis une dizaine d'années.



ISBN : 978-2-9524668-5-8